Mainmise du "gaullisme" de Florian Philippot sur le F.N ? Par Bernard Antony - Préface Gérard Brazon

Publié le 8 Janvier 2014

Gérard Brazon interview3   Voici un article de Bernard Antony un ancien du front National qui n'avale pas le gaullisme de Florian Philippot comme si nous en étions encore à nous battre sur les idées du gaullisme.

Etant gaulliste moi-même, je n'en fais pas une affaire d'état d'autant plus que je sais bien que De Gaulle ne fut pas LE grand homme, celui que j'admirais autrefois dans ma jeunesse. Les grands hommes sont souvent une image que d'autres ont construites. Il en est de même de tous les "grands hommes et femmes" d'ailleurs que ce pays a vu naître.

 

Mais il y a l'idée des "grands hommes".

Pour moi, De Gaulle, reste le libérateur, le phare, la voix qui permit aux Français de croire à une autre issue que la collaboration avec les nazis. Alors oui, il y a eu "Mers El Kebir", l'échec de Dakar. Il y a eu aussi les coups en vache des Américains qui continuaient à privilégier Pétain. Les Anglais qui avaient gardé le contact avec Vichy pour le cas où. Il a fallu qu'il se batte et fasse des compromis et jusqu'au bout, jusqu'à la libération de Paris.

 

Bien sûr qu'il y a eu la main mise des anciens collabos communistes après-guerre, bien sûr qu'il y a eu l'Algérie et sa façon épouvantable de l'avoir gérée...

 

Mais aujourd'hui, doit-on jeter l'opprobre sur Florian Philippot pour son gaullisme ?  Doit-on détruire encore plus un pilier de notre Histoire, alors même que la gauche détruit tous les piliers à partir de Charles Martel et jusqu'à Napoléon 1er en passant par Louis XIV. Au nom de quoi devrions-nous participer à cette destruction systématique de nos référents ?

 

Les images sont bien plus utiles pour les peuples pour avancer que l'absence d'images au nom d'une vérité qui, de toutes les façons ne peut être qu'une part de LA vérité absolue. A l'heure ou la gauche cherche à détruire l'idée même de la Nation. A l'heure même où les destructeurs de nos repères historiques rendent hommage à un général qu'ils ont trahi depuis 40 ans. Nous avons autre chose à penser et à faire.

Le général Charles de Gaulle parle encore aux français quoi qu'en pense Bernard Antony. Et cette image doit nous permettre à nous, les révoltés, contre cette gauche totalitaire, pour nous aider à nous battre contre les assassins de la liberté. Il n'est plus temps de se chamailler, de se reprocher; de se battre entre nous, entres patriotes. Il est temps de se regrouper, de se lever pour la résistance contre la socia-lie. Et si l'image de Charles De Gaulle peut-être utile, pourquoi la détruire et surtout, par quoi la remplacer: celle de Jeanne d'Arc ?

Florian Philippot a raison de lui rendre hommage car il sera un vecteur de notre résistance à l'oppression socialiste et à celle des européiste en général.

 

 Gérard Brazon

*****

« Nous sommes aujourd’hui un parti clairement gaulliste » a déclaré, en décembre 2013, au Figaro le vice-président du Front National Florian Philippot qui a magistralement réussi une entreprise dans laquelle Bruno Mégret avait échoué.

Moyennant quoi, il proclame, sans être contredit publiquement par les autres pseudo-dirigeants de ce parti, un ancrage historico-idéologique non seulement passéiste mais profondément regrettable. Monsieur Philippot fait fi de la vérité historique notamment par une position objectivement occultationniste et donc négationniste de l’immense crime gaulliste d’un très volontaire « laissez faire » face au crime génocidaire perpétré en Algérie en 1962 contre la communauté des français musulmans fidèles à la France et notamment contre les harkis ; face aussi aux crimes contre l’humanité, massacres, tortures et enlèvements dont des milliers de nos compatriotes pieds-noirs furent victimes pour la seule raison d’appartenance au peuple français.

Les dirigeants de l’Institut du Pays Libre, dans la continuité de leurs maîtres et amis, grands hommes de la seconde guerre mondiale et de la Résistance tels que Jean-Baptiste Biaggi, Jean-Jacques Plat, Albert Chambon et tant d’autres, reconnaissent que le général De Gaulle de la France Libre a eu un rôle éminent et à bien des égards admirables quoique terni par des actes très regrettables. Mais ils ne sauraient suivre Florian Philippot lorsqu’il évoque « le projet du général De Gaulle pour la France », celui donc du retour au pouvoir en 1958, avec les mots « d’indépendance nationale », de « grandeur » et de « pacte social affirmé ».

Encore une fois comment peut-on parler de « grandeur » alors que le général De Gaulle a sciemment, au mépris de toute morale et sans aucune contrainte, abandonné l’Algérie dans les pires conditions d’une cynique non assistance à communautés françaises en danger de génocide ?

Comment peut-on parler « d’indépendance nationale » alors que toute autre solution d’avenir, à la fois humaine et politiquement réaliste, et dans l’intérêt commun des peuples de France et d’Algérie, eut pu permettre de conserver à la France une large part de son indépendance énergétique et de maintenir aussi les bases militaires stratégiques qui nous font tant défaut aujourd’hui ?

Comment peut-on parler de « pacte social affirmé » alors qu’avec Edgar Faure notre enseignement fut livré à la gabegie et à la dictature marxiste, qu’avec Egdar Pisani fut planifiée la destruction eurocratique de notre agriculture, qu’avec André Malraux et ses « maisons de la culture » fut abandonnée la culture à la gauche, et que, tout au long des années au pouvoir du général De Gaulle, se renforça la main-mise du syndicalisme révolutionnaire sur les entreprises nationales et les administrations ?

La solution politique française en 2014 ne passe pas plus par une étiquette gaulliste que par une étiquette pétainiste ou par les vieilles idées jacobines de Mr Philippot !

Les responsables de l’Institut du Pays Libre éprouvent beaucoup de compassion pour les dirigeants et responsables du Front National, surtout pour ceux se proclamant si proches des drames des Pieds-Noirs, qui, avec à peine  peut être quelque embarras de déglutition, doivent avaler la couleuvre gaullolâtrique de Florian Philippot.

 

 

                                                                                                          Bernard Antony

Vient de paraître :

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Walker 11/01/2014 09:30


En effet Marie-plume je ne m' embarasse jamais de détails et essaie d' aller au plus court dans un Français que tout le monde peut comprendre.
Pour preuve vous avez saisi ma façon de voir.

A une époque où la jeunesse est formatée et où elle ne sait pas prendre le temps d' écouter les détails il faut mieux faire simple. Et ne me répondez pas SVP "ici on est plus âgé" , ce serait catastrophique de savoir qu' on est juste quelques vieux ronchons à voir le déclin de notre pays.

Mais pour en revenir à C. De Gaulle oui nous sommes d' accord il a été un grand homme.

Quant à avoir un vrai ministre de la culture ne rêvons pas, et estimons-nous heureux de ne pas avoir un BHL en lieu et place !


Le démon aime les collectivités, plus encore les assemblées, la grandeur aussi. (Antimémoires d' A. Malraux)

Bonne année Marie-plume

island girl 09/01/2014 15:50


Le général  avait fait de la france un grand pays ,il était respecté dans le monde entier...il savait parler en public et avait aussi de l'humour mais il n'était pas lourd et grossier comme
le bouffon actuel!

marie-plume 09/01/2014 10:45


Ah "Walker" comme vous résumez arbitrairement la situation! J'avoue que c'est bien vu, mais je n'écrirai  jamais "un mauvais De gaulle" c'est... primaire d'écrire cela, c'est même enfantin,
si vous me permettez cette litote!  De Gaulle sera unique, il restera dans l'Histoire de France comme un personnage emblématique, ce qu'il est, d'ailleurs, et tous les défauts qu'on peut lui
attribuer, -il ne s'en cachait pas-ne diminueraient pas sa stature d'homme du 18 juin 1940, car qui serait à même de refaire cet acte mémorable? QUI? La France ne lui témoignera jamais assez de
reconnaissance pour ce qu'il entreprit, et dont il ne s'inspira que pour l'honneur! de sa patrie. Alors aujourd'hui, oui, il n'aurait jamais commis les erreurs monumentales commises par ce
président qui n'est pas à la hauteur de la tâche qu'il a pourtant ambitionnée, et dont il se délecte uniquement pour asseoir sa soif de détruire tous les piliers qui ont façonné la France
millénaire judeo chrétienne! Notre ex, ex-président avait déjà renié pareille identité!  Oui, si un nouveau De Gaulle revenait ... J'aime beaucoup le courage et la lucidité de M.Philippot,
et je rêve aussi d'un Ministre de la culture comme feu André Malraux! en lieu et place de la navrante prestation aujourd'hui!... Je chéris l'espoir que 2014 nous offrira des instants de grâce!
Bonne Année Walker!

Walker 08/01/2014 19:14


Et alors ? De gaulle reste De Gaulle et tout ce que vous en dites Gérard. 

Personne n' est infaillible mais je suis sûr que s' il était encore là il aurait continué à se battre pour que la France reste la France. 

Même un mauvais De Gaulle vaudrait mieux qu' un bon Hollande !