Malaise chez les fonctionnaires : journée d'action prévue jeudi

Publié le 29 Janvier 2013

Jeudi, François Hollande affrontera sa première grande journée de grèves et de manifestations dans la fonction publique. 

Jeudi, François Hollande affrontera sa première grande journée de grèves et de manifestations dans la fonction publique. | 

Une journée d’action nationale du public a lieu jeudi. Une première depuis l’élection du chef de l’Etat.

Entre les 5 millions de  et , le ton se crispe… Jeudi, le chef de l’Etat affrontera sa première grande journée de grèves et de manifestations dans la fonction publique. Si le résultat de cette journée d’action lancée par la , FSU et Solidaires demeure incertain, l’impatience des agents monte. 
En mai, deux tiers des salariés du public (ce qui inclut aussi les employés des entreprises publiques) ont voté pour le locataire de l’Elysée. Hollande promettait alors des « perspectives salariales » et la fin de la RGPP, cette fameuse révision générale des politiques publiques, synonyme sous Sarkozy du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Passé les quelque 1 000 postes créés en urgence dans l’Education à la rentrée, le retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes, la suppression du licenciement pour cause de refus de mobilité quand le poste d’un agent est supprimé, rien de neuf depuis. Du côté des rémunérations, c’est toujours le grand gel. Du côté des effectifs, cela tangue aussi. Derrière le parti pris de créer les 65 000 postes durant le quinquennat, il y a l’envers du décor : les coupes drastiques programmées (Défense, Finances, Ecologie…), quitteà déroger largement à la règle du un sur deux tant fustigée! Impossible, sinon, de tenir l’objectif d’une stabilisation du nombre de fonctionnaires. Décryptage des trois points de friction opposant syndicats et gouvernement. 

La baisse des effectifs 

François Hollande a promis des postes supplémentaires dans trois secteurs prioritaires : l’enseignement, la sécurité et la justice. Comment financer ces embauches en période de vaches maigres budgétaires? Toute création de poste est gagée par… la suppression d’un emploi dans d’autres administrations.

Lesquelles? Dans les ministères non prioritaires tels la Défense ou les Finances. Au total, 12298 postes vont disparaître cette année. Entre les créations et les suppressions de postes, il y aura donc 2317 fonctionnaires d’Etat de moins. La cure d’amaigrissement continue, même si elle est moins importante que sous la droite. « On ne remplace pas dans certains ministères deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite. C’est plus que sous Sarkozy! » s’agace Jean-Marc Canon, des fonctionnaires CGT.

Les rémunérations 

Pour coller à l’évolution du smic (+ 0,3% en janvier), le gouvernement vient de remonter le minimum de traitement, que touchent les agents les moins bien payés, de… 4,60 € brut par mois. Un geste qui ne passe pas chez les syndicats. Car le point d’indice, lui, reste inchangé. Servant de base de calcul à la rémunération des agents, cet indicateur est inchangé depuis 2011. 
Une hausse de 1% se traduirait par un coût de 700 M€ pour l’Etat… Impossible si le gouvernement veut maîtriser la masse salariale et réduire les déficits.

Les congés maladie 

Lorsqu’un fonctionnaire tombe malade, son premier jour de congé maladie n’est plus indemnisé. Voté sous Sarkozy et entré en application le 1er janvier 2012, ce jour de carence reste en travers de la gorge de nombre d’agents. « Les députés de gauche n’avaient pas de mots assez durs pour décrier la mesure. Aujourd’hui, on n’entend plus la gauche au pouvoir sur cette question », ironise Jean-Marc Canon, de la CGT. Et d’ajouter : « Le jour de carence cristallise toute la déception des fonctionnaires par rapport à ce gouvernement de gauche. » 
Selon Brigitte Jumel, de la CFDT, « Marylise Lebranchu tergiverse beaucoup sur ce sujet car cela coûterait 200 M€ et cela aurait des conséquences politiques importantes ». Contacté à plusieurs reprises afin de connaître les évolutions à attendre sur ce dossier, le ministère de la Fonction publique indique ne pas pouvoir répondre car « ces sujets font l’objet de réunions régulières dans le cadre de l’agenda social avec les organisations syndicales ».


Le Parisien

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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aziliz 29/01/2013 21:30


Le premier qui devrait être dégraissé, c'est le mamouth.


Ils sont 8781 à pourrir la tête des enfants. Il faut les réduire de moitié et les affecter au nettoyage des Eaux et Forêts avec réduction de rémunération de 20 à 50% en fonction de leur taux de
contamination gôchiste.