Mali : des enfants jihadistes ceinturés d'explosifs

Publié le 7 Avril 2013

Mali : pire que les enfants soldats, les enfants terroristes, en France aussi ?

enfants maliens terroristes

De la chair à canon, facile pas chère, quelques francs CFA, une ceinture d’explosif à la taille  et le tour est joué, quelles répercussions  sur la menace terroriste en France ? 

 

Ici en Israël, nous avons toujours une longueur d’avance, ce qui peut s’avérer avantageux en matière d’innovation par exemple, mais malheureusement nous avons aussi l’expérience de vivre au quotidien, le terrorisme, et devons faire face aux ignobles trouvailles de nos ennemis (financés par les Occidentaux) qui ne lésinent pas à utiliser leurs enfants pour en faire des armes redoutables et de la chair à paté.

Le terroriste sait bien qu’un enfant est facilement manipulable, bardé d’une ceinture d’explosif peut passer plus facilement inaperçu, se glisser plus aisément vers un groupe de civils pour se faire exploser à la gloire d’Allah, on ne lui promet pas des vierges mais des jouets, ou quelques billets.

On se souvient pendant la guerre Iran/Irak, de l’immonde Khomeiny (hébergée pendant un temps par la France très clairvoyante encore une fois) qui avait acheté à taïwan un lot de près de 100.000 clé en plastique, – Les clés du paradis – ensuite attachées au cou d’enfant, qui allait se faire sauter sur les champs de mines pour permettre aux tanks de passer, ce sont des milliers et des milliers d’enfants qui ont été ainsi utilisés. (Les ânes, chiens ou autres ne faisant pas l’affaire trop effrayés par les détonations, fuyaient, pas bête, la bête !)

Méthode rentable et résolument efficace !

 

Romain Mielcarek

Dans le nord du Mali, les habitants décrivent de tristes combattants parmi les djihadistes : des gamins, âgés parfois de 11 ou 12 ans. Avec la montée en puissance des combats, ces enfants ne sont plus cantonnés à des tâches de supplétifs, mais directement armés de fusils d’assaut et de ceintures d’explosifs.

 

Les enfants restent, quelle que soit la situation, des victimes lors de ce type de conflit. Ici, des écoliers rencontrés par des militaires français lors d’une action civilo-militaire. ©EMA / ECPAD

Au fur et à mesure de leur progression, les troupes françaises et africaines qui sécurisent toute la moitié nord du Mali sont systématiquement confrontés à la problématique des enfants combattants. Des soldats tricolores en ont ainsi arrêté plusieurs, au cours de combats contre les djihadistes dans les Ifoghas. Une fois capturés, ces enfants sont surveillés, en attendant de trouver une solution à leur proposer pour rejoindre leurs familles sans risquer un retour aux armes.

La question des enfants soldats, au nord Mali, n’est pas nouvelle puisque dès le mois de janvier, l’ONG Human Rights Watch (HWR) tirait la sonnette d’alarme. Les humanitaires, après de nombreux entretiens, avaient identifié la présence de mineurs dans les rangs djihadistes sur toute la région. Tous les groupes, du MUJAO à AQMI en passant par Ansar Dine auraient eu recours à cette main d’oeuvre docile, serviable et peu onéreuse.

Les témoins décrivent parfois des pick-up entiers remplis d’enfants. Des adolescents, souvent, mais aussi parfois des plus jeunes âgées d’à peine douze ans. Armés de kalachnikov, ils sont alors utilisés comme supplétifs pour surveiller les barrages routiers, effectuer des contrôles ou s’assurer que la population n’enfreigne pas les lois de la charia, comme pour la consommation d’alcool, par exemple.

Les témoins interrogés par HWR racontent. L’un a vu « environ 20 enfants soldats armés âgés de moins de 16 ans gérer les points de contrôle situés à l’entrée et la sortie des villes de Bourem et Ansongo, également dans la région de Gao ». Un autre : « À Boré, ce sont les enfants qui sont entrés dans notre autobus pour nous demander nos papiers et contrôler nos bagages ». Et même : « à Douentza, il devait y avoir 10 garçons de moins de 18 ans, le plus jeune devait avoir seulement 11 ans ».

Plus inquiétant, depuis le début des combats dans les zones arides de l’extrême nord du pays, les enfants ne sont plus cantonnés à des rôles de supplétifs. Ils participent directement aux combats. Plusieurs d’entre eux sont mêmes destinés à devenir des kamikazes. Armés de ceintures d’explosif, les djihadistes attendent d’eux qu’ils aillent se faire sauter sur les check-point de l’armée malienne ou sur différents points stratégiques dans les principales villes du nord. Le premier attentat suicide, mené à Gao le 8 février dernier, a été commis par un enfant qui n’aura réussit qu’à blesser un militaire malien. Il avait été revendiqué par le MUJAO.

Ces jeunes sont en général motivés par le besoin d’argent. Ils rejoignent les rangs des djihadistes, séduits par la stature des hommes et leurs discours, en espérant ainsi pouvoir apporter un peu de sécurité et quelques subsides à leurs familles. Comme les djihadistes, ils ne sont pas tous maliens d’origine et ont parfois été importés par les mouvements des combattants venus de l’étranger. Comme dans les autres conflits où des enfants sont armés, ils est souvent difficile pour eux d’échapper à l’autorité de ceux, beaucoup plus âgés, qui les commandent. Comme dans les autres conflits où des enfants sont armés, leur réintégration est une question complexe, tant la plupart sortent marqués par les évènements qu’ils ont traversé.

 

Déstabilisation du Sahel et « révolutions arabes » | Quels effets sur la menace terroriste en France ?

Il est une réalité dont l’intervention en cours au Mali a ravivé la prégnance : celle de la menace terroriste en France. Cette menace se nourrit du temps long et peut connaître des phénomènes d’accélération sur le temps court. Dit autrement, s’il existe depuis de nombreuses années un phénomène d’islamisation et de radicalisation de l’islam en France, il est évident que la situation sécuritaire au Sahel, l’intervention militaire au Mali et plus largement les « révolutions arabes » sont susceptibles d’accentuer cette menace en France. Alors que le schéma organisationnel des groupes terroristes est en constante évolution, de nombreuses actualités viennent accélérer cette mutation.

Par Florentin DEWASNES, Chargé de mission à l’Institut Thomas More

 

Alors que l’actualité en Afrique du Nord et au Sahel se fait chaque jour plus soutenue et plus lourde, les dossiers judiciaires pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » se multiplient en France : le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, le confirme indirectement, quand il indique que « plusieurs dizaines de Merah potentiels » seraient présents sur le sol français. Le lien entre des événements internationaux et le phénomène terroriste intérieur est désormais clairement établi.

Déstabilisation du Sahel, effondrement du Mali : il est tout d’abord nécessaire de distinguer entre les crises. La première, régionale, est orchestrée par des groupes moitié criminels, moitié terroristes. L’organisation Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) vivent de trafics en tout genre, de kidnappings entre la Mauritanie, le Niger, l’Algérie et le Mali. De part leur occupation du territoire, ils participent à la création d’une zone de non-droit. La deuxième crise en lien avec la question de la place de la communauté des Touaregs dans le Sahel a éclaté au Mali lors de la prise de l’Azawad par Ansar Dine et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) revendiquant cette région au nom de la communauté Touareg. La récupération du contrôle du Nord-Mali par les djihadistes et leur avancée vers Bamako, a poussé la France à intervenir militairement. Cependant, un rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali ne fait pas disparaître des problèmes de fonds qui sont régionaux comme l’a rappelé l’attaque de l’installation gazière d’In Amenas en Algérie, planifiée par Mokhtar Belmokhtar au nom d’Al-Qaïda.

Au Maghreb, la chute des régimes autoritaires a permis aux islamistes de bénéficier de libertés de communications et d’actions qui leurs étaient jusqu’alors interdites. Mieux, les élections ont porté au pouvoir des partis islamistes qui peuvent désormais participer et diriger les débats politiques nationaux. Cette nouvelle place de l’islam dans la vie politique de ces pays va très probablement modifier les relations avec les communautés musulmanes françaises venant d’Afrique du Nord. En effet, les idées des islamistes radicaux devraient circuler plus aisément jusqu’en France, tandis que la relative déstabilisation des services de renseignements locaux dans les pays ayant subi des révolutions fait perdre aux régimes un certain nombre de capteurs et donc d’informations sur les mouvements et actions aussi bien des organisations radicales que sur l’évolution des mouvements salafistes dans la zone. En tout cas, l’ensemble de ces éléments semble déjà impacter, entre autre, les processus de radicalisation s’effectuant en France.

D’après l’Américain Marc Sageman, ce processus résulte de facteurs collectifs plutôt qu’individuels. Amis et entourage jouent un rôle majeur. Sageman décrit un processus en quatre étapes : d’abord l’indignation devant un sentiment de discrimination vécue dans les pays occidentaux ; ensuite la colère devant les guerres conduites « contre les musulmans » depuis une douzaine d’années ; la troisième étape est constituée par la rencontre avec une cellule d’islamistes radicaux ou de djihadistes ; la quatrième et dernière permet, dans certains cas, l’intégration au monde djihadiste. Reprenant cette grille d’analyse, la présente note s’efforce d’analyser les mécanismes propres à la France et aux personnes et aux groupes qui y vivent.

Le « fameux » Non ça n’a n’arrivera pas chez nous est un concept largement dépassé lorsqu’il s’agit de terrorisme, et les occidentaux devront se préparer à cette menace, ce n’est pas du pessimisme, c’est de la lucidité.

 



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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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ESCLAFIT 07/04/2013 23:51


Comme le dit si bien un imam Egyptien :" Musulmans faites des enfants et ne vous préoccupez pas de savoir si vous pourrez leur donner à manger."