Manuel de survie pour un état en danger

Publié le 20 Mars 2013

60 milliards d'euros d'économies par an, c'est possible selon Agnès Verdier-Molinié, directrice de l'ifrap.

Syndrome de Stockholm :« Nous sommes victimes d'un syndrome de Stockholm aigu. Plus la France s'enfonce, plus nous nous acharnons à renflouer ce modèle social qui nous a pris en otage. » Dès les premières lignes de son essai, décapant, consacré à la nécessité de tailler d'urgence à la hache dans les dépenses publiques, Agnès Verdier-Molinié, directrice du think tank iFRAP, illustre drôlement le paradoxe français. Voilà des décennies que, collectivement, nous proclamons la maîtrise de la dépense publique. Et voilà des décennies que nous la laissons grignoter une part toujours plus importante de la richesse nationale. Exploitant, notamment, de nombreuses propositions faites, à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, par un rapport de l'Inspection générale des finances, Agnès Verdier-Molinié dresse la liste des économies qui rendraient possibles non pas 60 milliards d'euros d'économies par quinquennat, mais… par an. L'ambition peut paraître démesurée ? Elle ramènerait seulement le taux de la dépense publique de 57 % du PIB à 52 %… Si cet essai peut parfois agacer par ses excès - car rien, dans l'administration, pas même les expériences de dématérialisation, ne trouve grâce aux yeux de l'auteur -, ceux-ci le sont toujours moins que les abus de dépenses listées avec méthode et précision. Extraits :

« L'Allemagne […] a supprimé depuis plusieurs années l'équivalent du supplément familial de traitement [des fonctionnaires]. Et pourquoi pas chez nous ? […] Nos inspecteurs des finances recensent joyeusement 900 millions d'euros à gagner en supprimant ce complément de salaire, attribué automatiquement dès le premier enfant. […] Petit rappel : ce supplément familial est versé en doublement des allocations familiales à tous les agents titulaires de la fonction publique, en fonction du nombre d'enfants à charge. Cerise sur le gâteau : son montant est proportionnel au traitement. »

«  Les Régions embauchent à tour de bras, créent de nouveaux services, recrutent des cadres pour diriger ces services, qui créent de nouvelles missions, pour lesquelles il faut de nouveaux agents et de nouveaux bureaux et un nouveau budget. C'est une spirale infernale. […] Jean-Paul Huchon, président PS de l'Ile-de-France, dispose de plus de collaborateurs directs que le ministre de l'Economie et des Finances : quinze. Apparemment, c'est encore trop peu pour le président de la région francilienne. »

Jean-Francis Pécresse

Écrit par Jean-Francis PECRESSE 
Editorialiste 
jpecresse@lesechos.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

Commenter cet article

DURADUPIF 23/03/2013 16:17


"font partie" erratum...

DURADUPIF 23/03/2013 16:15


Quand la pompe chadocks aura vider la cale on empruntera sur le marché des pétro-dollars et chaque français entretiendra un fonctionnaire pour passer ainsi de l'Etat faillite à la faillte des
Français. Les vrais Français sont extrêmement pessimistes paraît-il ? L'Economie certes mais il n'y a pas que ça, l'immigration et l'islamisation fait partie du package.

Pivoine 20/03/2013 16:32


Beaucoup trop d'administrations en France, et d'associations inutiles et coûteuses ! On plombe notre économie par tout un tas de charges, et de l'autre côté on mulitiplie le nombre de
fonctionnaires qui ne servent à rien ! Cherchez l'erreur !