Manuel Valls confronté aux réalités de la délinquance et des contrôles d'identité.

Publié le 1 Juin 2012

Gérard-1Le Ministre de l'Intérieur se retrouve confronté à des réalités. Comment les policiers vont-ils faire leur travail s'ils ne doivent plus ou ne peuvent plus contrôler des suspects librement?

Il fût une époque où j'ai connu des contrôleurs qui tournaient la tête pour éviter d'avoir à contrôler les "jeunes" qui circulaient dans les bus sans titres de transport! "Pas de vagues" était la norme! Des policiers disaient à des contrôleurs "qu'est-ce que vous faîtes dans ce quartier" lorsque ceux-ci se retrouvaient contraint de les appeler? En réponse, sous Lionel Jospin, l'Entreprise avait donc "diversifié" les origines de ses contrôleurs et acteurs de terrain mais ceux-ci devinrent peu de temps aprés les "traîtres de service" pour beaucoup de ces "jeunes" des cités, des Bounty (noir en surface blanc dedans) sans compter les tensions en interne dans les équipes! L'Entreprise était ravie, elle avait diversifié même si au fond, les choses sur le terrain avaient empirées. Postures et Impostures toujours! Les diversifiés allaient connaître eux aussi, les plaisirs des caillassages, les insultes et les crachats, les virées aux commissariats ou le "fraudeurs" sortaient plus vite que les contrôleurs sans compter la suspicion sur leurs motivations et les convocations aux tribunaux! sans compter les PV qui passaient aux oubliettes! Faut pas ajouter la misère à la misère n'est-ce pas! Est-ce que cela a changé depuis? J'en doute...

Hier Jeudi 31 mai à 19h45,  c'est toute une bande de" gamins mineurs" à la corpulence d'adultes qui chahutaient et hurlaient "gentiment" en frappant les vitres des vitrines aux "Quatre Temps de la Défense". Il n'y avait pas un seul blond aux yeux bleu parmi eux qui aurait pu justifier, aux yeux des socialistes et de la bien pensance, un contrôle d'identité. Alors donc, fatalement, c'était devant un contrôle au faciès que les policiers allaient se retrouver? S'ils avaient été là bien sur! Mais ils n'y étaient pas! Pas fous les bougres ou pas le temps, occupés ailleurs.

Les cris, les provocations aux alentours, les "nique ta mère" et autres "sur la vie de ma mère", "sur le Coran", "sale pute" pleuvaient. Les citoyens lambdas de passage ne disaient rien mais n'en pensaient pas moins. Est-ce qu'ils songeaient au 10 et 17 juin? Allez savoir.

Gare du Nord à Paris: Comment faire son travail si la couleur et l'origine vous interdit d'effectuer un contrôle? Alors qu'il y a bien longtemps que le blanc européen n'a plus cours dans ce quartier. Qu'il est devenu une rareté, voire une curiosité au mieux, un suspect au pire pour les habitués de cette gare et de ces environs! Quels comportements devront avoir les policiers dans cet environnement? Ne contrôler que les blancs, les européens, les mamies égarées? Il est sûr qu'il n'y aura pas d'associations pour les soutenir ceux-là. Ou alors ne mettre que des policiers issus de la "minorité visible"?Ségrégation à l'envers... discrimination positive! 

Mais on ne peut pas le dire! Eric Zemmour l'a fait et il s'est retrouvé avec un procès. La perversion de la cité commence par la fraude des mots disait Platon. On est dans cette perversion depuis tant d'années!

Gérard Brazon

Source

Le ministre de l'Intérieur étudie l'idée d'un récépissé remis à la personne contrôlée.

En finir avec le «contrôle au faciès»? À peine installé Place Beauvau, Manuel Valls a émis l'idée d'«améliorer la relation entre la police et la population». Vendredi dernier, à l'occasion d'une première rencontre avec les syndicats de policiers, le ministre de l'Intérieur a déclaré qu'il fallait «s'inspirer peut-être de l'expérience anglo-saxonne sur les contrôles d'identité». Autrement dit, d'un système où le policier doit donner à toute personne contrôlée un reçu sur lequel figurerait son numéro de matricule, en cas de contestation (lire ci-dessous).

Des associations réclament un tel changement depuis des années, à commencer par le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap). Il y a deux ans, à l'initiative du Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (Cesdip), dirigé par Fabien Jobard, et de la fondation caritative Open Society, du milliardaire américain George Soros, un «testing» avait été organisé gare du Nord, à Paris. Il s'agissait d'espionner la police pour vérifier combien elle dirigeait ses contrôles prioritairement sur les personnes de couleur ou d'origine étrangère, ces fameux «contrôles au faciès» que les défenseurs des droits de l'homme réprouvent.

Manuel Valls veut cependant avancer prudemment. «Il n'a encore rien décidé», s'empresse-t-on de dire dans son entourage. «Il n'a fait qu'évoquer le sujet en termes généraux. Il a plutôt engagé une réflexion», nuance un haut fonctionnaire de police présent à la réunion des syndicats. Toujours est-il que son cabinet a lancé depuis mardi des consultations, réclamant des éclaircissements sur le système anglais à l'attaché de sécurité intérieure français basé à Londres, ressortant toutes les notes et circulaires de l'èreSarkozy-Guéant visant à mieux encadrer les contrôles d'identité. «Pas question de monter une usine à gaz», prévient un connaisseur du dossier auprès du ministre. Le tutoiement, toujours pratiqué par certains agents lors des contrôles, est également une pratique que Manuel Valls souhaiterait voir disparaître.

En tant que maire d'Évry (Essonne), le premier flic de France a depuis longtemps eu vent de situations choquantes. Il cite le cas de ces jeunes, ou moins jeunes, contrôlés deux, trois ou quatre fois dans la même journée, parfois par les mêmes agents. Ce qui nourrirait chez certains un sentiment de harcèlement.

«Un message de défiance»

Les syndicats de policiers, de leur côté, défendent leur base. «Remettre un récépissé à un voyou le matin? Mais autant lui donner un blanc-seing pour pourrir la vie d'un quartier toute la journée!», proteste Patrice Ribeiro, le patron de Synergie-officiers. À l'entendre, cela reviendra à affaiblir l'autorité de la police, en délivrant «un message de défiance à l'égard de fonctionnaires déjà très exposés». Même son de cloche à l'Unsa-police, syndicat plutôt classé à gauche, où l'on s'interroge sur la «suspicion» qu'un tel système jetterait sur la «police républicaine». Le patron d'une brigade anticriminalité de banlieue explique: «Le contrôle d'identité offre la possibilité de procéder à des palpations sur les individus. C'est là que nous tombons souvent sur des armes ou de la drogue cachée dans les poches. Si on nous enlève ce support, nous n'aurons plus la même sécurité dans nos interventions. Les petits caïds estimeront avoir des droits sur nous. Autant renoncer à aller au contact!»

Conseiller régional UMP de Seine-Saint-Denis, Bruno Beschizza met en garde: «Cette histoire de reçu, c'est la fausse bonne idée. Pour des motifs louables certes, on risque de paralyser la police.» Cet ancien syndicaliste policier s'interroge: «Mais de quelle police nous parle-t-on? Aujourd'hui, elle est à l'image de la société, mixte, multiculturelle, avec des agents blacks, blancs, beurs. Rien à voir avec la vieille rengaine du contrôle au faciès!», dit-il. Reste qu'en France, de nos jours, quand un policier vous contrôle, rien ne permet de l'identifier. Le numéro de matricule a disparu de l'uniforme…

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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L'En Saignant 03/06/2012 18:09


Autrement dit: INTERDICTION de contrôler tout type maghrébin ou noir car c'est du racisme .... ! Restent les SousChiens blancs UNIQUEMENT... ! À quelle bande de cons avons nous affaire .?

island girl 03/06/2012 00:41


Le controle au "faciès" est normal puisque 80/°des détenus sont des ..."jeunes"...des "quartiers"...(c'est ainsi que les désignent les médias !!!)

lasserre 01/06/2012 18:23


Mais.......... ou est le fond ?