Mariage homo, Islam : la Résistance républicaine passe par la défense de notre civilisation. Par Gérard Couvert

Publié le 13 Juillet 2013

Le referendum violé de 2005 est une blessure indélébile faite au peuple de France, la loi sur le mariage homosexuel est une césure illégitime, qui ressurgira, y compris chez ceux qui par esprit grégaire ont suivi leur camp alors que leur âme n’était pas conquise. Cette loi est malhonnête, déjà par le travesti de ses motivations ; elle pue la manipulation et la médiocrité des intentions.

Par Gérard Couvert pour RL

Un passage en force au Sénat – vote truqué dans une assemblée parlementaire d’un état occidental ! –  l’absence de débat sincère, la désinformation grossière, la propagande éhontée, le monolithisme d’un corpus piteux, les coups et les combines, les tractations d’influences, tout ce climat détestable de chasse aux sorcières et d’anathèmes, voilà ce qu’est devenue la manière politique de gauche. Je pense aux cacochymes malsains, altérés de chair fraîche à pervertir,  soufflant leurs ultimes haleines fétides, et aussi aux plates envolées miteuses d’une harpie détestable et haineuse. Pour finir, à court d’arguments, comme tous les minables petits chefs disposant d’un pouvoir, par l’usage disproportionné des moyens policiers et judiciaires de l’État.

Dans l’autre bord que trouve-t-on, la force intérieure, l’inventivité des moyens de riposte, la pétillance des slogans, des dizaines d’éclairages, juridiques, religieux, philosophiques, une pensée projetée loin dans le futur de la société humaine,  un vrai bouillonnement, d’immenses manifestations de citoyens ne revendiquant rien pour eux et tout pour la collectivité, la croyance dans une raison naturelle, une foi déterminée dans l’avenir et le progrès véritable ; l’humanisme en quelque sorte.

Cela devrait faire réfléchir les républicains souverainistes.

Ce qui nous heurte si profondément dans la pénétration de l’islam en France  c’est que nous percevons intiment que l’action de ce dogme s’oppose aux arbitrages de notre histoire collective, aux mélanges ou aux superpositions que nous avons consentis entre nous, toute une alchimie complexe, crée et assumée peu à peu, originale ; un ensemble particulier partagé par un peuple politique, pacifique et libre, une vibration à nulle autre pareille qui se nomme la culture française. Ce qui nous atterre c’est le voile d’invisibilité jeté sur l’Histoire, pourquoi l’islam renierait-il ici au XXIème siècle la force qui le fonde et le cimente, alors qu’il ne l’a fait nulle part depuis 14 siècles ?

Souvenons-nous de la récupération du serment du jeu de Paume, pourquoi est-elle une provocation si justement ciblée, la conscience mémorielle est seule visée, c’est ce jour là que naissent les 4 et 26 Août 1789, c’est ce jour là que la Nation devient un creuset, bien de tous ; où sont les Clermont-Tonnerre LGBT, où sont les abbé Grégoire du CFCM ?  Mais aussi, où sont les Philippe-égalité du Medef !

L’enflure qui finance ces actions de destructions symboliques, est le même malfaisant des attaques contre les monnaies nationales souveraines, avec son ami l’émir sablonneux qui arme ceux qui nous haïssent, ils n’ont qu’un désir : la mort de la France, emblématique, et porteuse d’une résistance culturelle aux mondialisations libérale ou  islamique.

Autre exemple « hallal » ne signifie pas « autorisé » , « accepté », « validé » comme tentent de le faire croire les islamo-compatibles, mais « licite », d’où un  champ sémantique bien différent et nullement innocent. Cela veut dire, dans l’esprit des musulmans, y compris ceux qui voudraient vivre une spiritualité tranquille et sans heurt avec la Francité, que les autres produits sont « illicites », contraire à la Loi ; or en France la seule Loi qui à cours est celle de la République, qui n’a pas déterminé que des nourritures pouvaient être illégales par insoumission à un édit religieux. Donc, sur notre sol, quelque chose pourrait être licite sans Loi ou illicite pour certains seulement ?

Dans cette guerre psychologique comment ne pas voir que la méthode et la malignité sont les mêmes que celles utilisées par les thuriféraires de l’homosexualité mariée, lissée, normalisée, étatisée.

L’invention en 1789  de la citoyenneté indivisible, d’un corps social unique, indistinct en race, croyance, sexe ou fortune, était une immense novation, dont la portée considérable jeta les armées des tyrans étrangers contre nous ; elle implique que le citoyen gomme, dans son action publique, tout ce qui est spécifique à son origine biologique ou intellectuelle. Il gardera son accent mais en aucun cas ne tentera de l’imposer aux autres ; plus encore ses croyances entrent dans le cadre général de la dialectique collective, sans protection ni prérogatives d’aucune sorte. «  Il faut tout accorder aux juifs comme individus et rien comme nation » on en revient toujours là.

L’islam n’est pas sacré, l’homosexualité non plus, je peux m’opposer légitimement aux deux options personnelles, je peux exposer, en évitant d’atteindre à l’intime de mon contradicteur, les raisons, objectives et même subjectives, de ma croyance irréligieuse ou normative.

De la même façon, je peux défendre les idées les plus fumeuses, ou les plus ridicules, comme par exemple nier que la terre soit ronde, ou affirmer que les enfants ont le sexe désirés par leur(s) propriétaire(s).

Le Peuple de France, divers et uni, était dans l’opposition à la dénaturation du mariage alors que le pouvoir obéissait à une coterie, déguisant dans une mascarade grotesque les mythes fondateurs de la république ; tout comme les tenants de citoyens musulmans indistincts des autres illusionnent par un abus indécent du relativisme.

La famille est républicaine et non religieuse ; les romains avaient plusieurs mariages légaux à leur disposition, qui permettaient les cas divers d’alliances, politique ou économique, conjoncturelle ou amoureuse ; dès cette époque le mariage est un contrat à trois, un homme, une femme et l’état, son but est structurel, il faut établir des filiations et des relations patrimoniales. Des lors la finalité du mariage est de conserver la trace juridique, historique d’une union, il faut calquer le constat légal sur la réalité anthropologique, l’amour n’a rien à voir dans ce processus.

Plus tard l’Église devant pallier l’effondrement administratif et combattre l’influence des Germains polygames intervient pour poursuivre l’ordre juridique et généalogique romain. Ce n’est qu’après le Concile de Trente que la cérémonie religieuse devient obligatoire, entraînant la mise en exergue du sacrement catholique.

Inspirée par Rome la révolution va rapidement se saisir de l’État civil,  Napoléon achèvera de donner au mariage un caractère civil primordial. C’en est fini du matris munus ? pas tout à fait … sans avoir lu ni Levis-Strauss ni Emmanuel Todd voilà que nos austères républicains, suivis plus tard par une bourgeoisie triomphante, s’avisent que la démographie à des lois bien peu perméables aux discours de l’Assemblée Nationale et que la famille, géniteurs/enfants, non contente d’être le système le plus naturel qui soit et aussi celui qui est le plus apte à construire, répartir, équilibrer, transmettre le travail et ses fruits. Cette cellule de base de l’occident et également une raison importante de son succès sans que la religion n’y soit pour quelque chose. Tout le contraire de l’asservissement tenant lieu en islam de mariage, qui est le point de départ de toute la chaîne de contraintes, de peurs, de frustrations, d’interdits arbitraires, qui traverse la société musulmane, jusqu’au sommet et l’entrave.

La République à dépassé et surpassé l’utopie des phalanstères, y compris revisités par les hippies, c’est cela que ne lui pardonne pas l’intelligentsia mondialiste qui voit bien tout le danger de maintenir en place la famille, cette survivance d’un ordre ancien, protecteur, pourvoyeur de bien-être profond et qui révèle les insuffisances des idéologies libertaires. Sa peur est que dans le grand mouvement national-populaire qui se lève en Europe, les « gens » s’en servent  de point de reconstruction de l’abomination effrayante pour eux :  la république des vertus.

La résistance républicaine passe par la défense de tout ce qui nous fait, nous structure et nous nourrit, échapper à l’étouffement islamiste pour se noyer dans le consumérisme hédoniste n’a guère de sens.

Nous avons assumé le mot « islamophobe » assumons d’être, en matière sociétale, des réactionnaires… de progrès.

Gérard Couvert

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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