Marine Le Pen sur une radio Israèlienne (suite)

Publié le 3 Avril 2011

          Je savais que Marine Le Pen allait être interroger par une radio israélienne. Mais rien dans mes journaux habituels, aucun compte rendu rien sur les radios. Les 20 heures? Il n'y a rien à apprendre de ces JTs à part regardez les images. Alors c'est en allant sur un site juif francophone plutôt de gauche que je viens m'informer. Je vous laisse donc découvrir:

Gérard Brazon

 

Marine Le Pen à une radio israélienne : "Le FN n’est pas antisémite"

La dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen a affirmé mercredi que le Front national n’était "pas antisémite", dans une interview à une radio privée israélienne.

"Le Front national n’est pas un parti antisémite, raciste ou xénophobe. Je veux que cela soit clair", a assuré la présidente du FN lors de cet entretien en français qui doit être diffusé mercredi soir et dont l’AFP a obtenu des extraits.

Réagissant aux accusations d’antisémitisme de certains membres de son parti, Mme Le Pen a estimé que "ce type de comportements est inadmissible et ceux qui font la promotion d’une idéologie nauséabonde seront exclus du Front National".

Interrogée sur le lien entre antisémitisme et antisionisme, elle a estimé : "Je ne crois pas que les deux soient liés".

"Je ne suis pas naïve, cela peut arriver dans certain cas. Mais je crois plutôt que cela s’inscrit dans une forme d’anti-américanisme", argue-t-elle.

Interrogée sur la campagne de boycott organisée contre Israël par des associations pro-palestiniennes en Europe, elle a souligné que "nous ne nous sommes jamais solidarisés avec ces appels au boycott."

"Cela ne me viendrait pas à l’esprit de ne pas acheter un produit dans la mesure où il vient d’Israël", a-t-elle assuré.

Cet entretien doit être diffusé mercredi soir dans le cadre d’une émission hebdomadaire en français de la radio privée Emtza Haderekh ("A mi-chemin"), qui émet sur tout le territoire israélien. Il sera traduit en hébreu et diffusé sur les mêmes ondes dans un programme en hébreu.

            Mme Le Pen a été interviewée par deux journalistes franco-israéliens, Stéphane Calvo et Mathias Inbar, qui ont choisi de l’inviter "pour connaître les intentions de la présidente du Front national sur des sujets qui inquiètent et interpellent les Israéliens et les Franco-Israéliens, comme l’antisémitisme en France ou sa vision du conflit proche-oriental".

           Il y a quelques semaines, la radio communautaire juive parisienne Radio J avait annoncé que Marine Le Pen serait son invitée avant de se rétracter à la suite d’une campagne au sein de la communauté juive contre cette initiative.

           En janvier dernier, elle avait donné une interview exhaustive au quotidien de gauche Haaretz dans laquelle elle jugeait notamment "qu’Israël n’a pas à nous donner de leçons sur le racisme". "Nous avons le droit de critiquer la politique de l’Etat d’Israël, comme celle de tout Etat souverain, sans être taxé d’antisémitisme. Après tout, le Front national a toujours été pro-sioniste et a toujours défendu le droit à l’existence d’Israël", avait-elle expliqué, quelques jours avant de prendre la tête du Front National.

         Elle ne fait pas mystère de sa volonté de venir en Israël mais elle y est encore officiellement persona non grata à cause de la notoriété de son père, le chef historique du FN connu pour ses provocations antisémites à répétition.

         Non seulement "je n’y ai pas été invitée mais lorsque j’ai envisagé d’y aller dans le cadre de la commission Israël dont j’étais membre en tant que députée européen, Israël a semble-t-il refusé ma présence. J’en ai conclu que vous aviez trop d’amis", ironise-t-elle dans l’interview à la station Emtza Haderekh.

          Marine Le Pen a participé mardi sur une radio communautaire musulmane, Radio Orient, à un débat sur l’islam et la laïcité.

        Le FN a confirmé sa percée lors des récentes élections cantonales, servant à élire les assemblées des départements, et selon les derniers sondages sa dirigeante se qualifierait pour le second tour de la présidentielle 2012 au détriment de Nicolas Sarkozy.

JERUSALEM, 30 mars 2011 (AFP) -

Et puis,

          Après l’occasion manquée de se faire interviewer par Radio J, Marine Le Pen pourrait rejoindre les dirigeants d’extrême droite qui se rendent en Israël soutenir l’Etat hébreu. Avec la perspective de faire sauter le verrou de l’antisémitisme, et de capter un hypothétique « vote juif » communautaire en vue des élections.

           Un dénominateur commun se dégage (…) sauf dans le cas français : le soutien à Israël », écrivait Dominique Vidal, dans un article où il cherchait à classer les extrêmes droites européennes au sein de « familles ». Ainsi rappelait-il qu’en décembre 2010, une trentaine de dirigeants d’extrême droite européens se réclamant de la European Freedom Alliance (EFA) s’étaient rendus en Israël. Parmi eux, le néerlandais Geert Wilders, le belge Philip Dewinter, du parti flamand Vlaams Belang, ou encore Heinz-Christian Strache, le successeur autrichien de Jorg Haïder. Pour Dominique Vidal, la droite radicale française faisait alors figure d’exception : aucun représentant de Front national ne participait au voyage.

Cette exception semblait en voie d’être corrigée aujourd’hui même, alors que Marine Le Pen est attendue en Israël. En France, la radio communautaire juive « Radio J » avait dû annuler, sous la pression, l’interview de la patronne frontiste prévue le 13 mars dernier. Mais celle-ci semble pourtant tenir sa revanche, si l’on en croit le Figaro en date du 29 mars, annonçant qu’elle serait l’invitée de la radio israélienne 90FM ce soir même. Dans un premier temps, le parti a fermement démenti préparer quelque voyage que ce soit à destination de l’Etat hébreu.

Si elle peut surprendre, cette visite potentielle entre dans la droite ligne de la stratégie de respectabilisation entreprise par Le Pen fille. Son lieutenant Louis Aliot ne considère-t-il pas l’antisémitisme comme le principal « verrou de la diabolisation » ? C’est sans doute en partie pour faire sauter ce verrou que Marine Le Pen affirmait récemment que « les camps ont été le summum de la barbarie ». Mais peut-être cela était-il aussi le premier jalon d’une volonté sincère de tourner le dos au passé antisémite et négationniste du Front national. S’il ne fait pas de doute que le FN est traversé de « différentes tendances », comme certains aiment à le rappeler, photos de nazillons décérébrés à l’appui, Marine Le Pen n’est pas son père, et la judéophobie ne s’hérite pas. Alors que la fille se montre décidée à tourner le dos aux obsessions de son géniteur de la seconde guerre mondiale, mais aussi pour la guerre d’Algérie, il apparaît que sous son impulsion, le FN a entrepris de troquer ses oripeaux post-fascistes et racialistes, pour un différentialisme à caractère essentiellement culturel et religieux, teinté d’occidentalisme. A ce titre, sans doute l’héritière Le Pen partage-t-elle cette ambition que Jean-Yves Camus prêtait à la délégation de l’EFA en décembre dernier : « Ils partagent une croyance : à tout prendre, Israël mérite d’être soutenu parce qu’il est un rempart de l’Occident ». Désir de faire oublier le passé antisémite du Front national mais également de se poser en égérie de la défense des démocraties occidentales dans l’optique d’un supposé « Choc des civilisations », tel est sans doute le double enjeu de la possible visite mariniste en Israël.

Il n’en reste pas moins que si l’on accorde quelque crédit à la très huntingtonienne théorie du choc civilisationnel, on suppose implicitement qu’il faut rechercher des « alliés objectifs », pour combattre un seul et même ennemi. Or, dans le cas du Front national comme dans celui l’ensemble des extrême droites européennes new look, il ne fait aucun doute que cet ennemi est l’Islam. Probablement Marine Le Pen, qui se pique de défendre les acquis de la modernité contre l’obscurantisme musulman, ne renierait-elle pas ce passage de la « Déclaration de Jérusalem » rédigée par l’Américan Freedom Alliance (le pendant américain de l’EFA) dénonçant une « nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme ».

Peut être enfin la patronne frontiste, bien loin de chercher à séduire un public israélien fort lointain, cherche-t-elle à s’attirer avant tout les bonnes grâces d’un électorat français d’origine juive, en accréditant paradoxalement les thèses manichéennes de l’humaniste sirupeux Daniel Lindenberg, selon lequel « the jews turn right ». Si tel était le cas, il serait en effet tentant pour la frontiste de chercher à mobiliser une « communauté juive », volontiers essentialisée, et supposée droitisée, contre une autre « communauté », la musulmane, sur fond d’instrumentalisation en filigrane du conflit israélo-palestinien.

Supposer qu’il existe dans notre pays des communautés rivales et irréconciliables, parier sur l’opportunité de les dresser les unes contre les autres… et si Marine Le Pen, derrière son discours en apparence républicain, n’était finalement que « la première communautariste de France » ?

Coralie Delaume de Marianne2


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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island girl 03/04/2011 15:28



Un jeune de 19 ans  agressé par une bande de "jeunes"est dans le coma (traduction;un vrai français a été agressé par une bande de pseudos français mais vrais VERMINES dégénérés ,bouffis de
haine d'origine ARABE !


Les juifs en france en france ont tendance à former des communautés dont ils excluent les non juifs,mais ne sont pas rejetés par les français ...



henri 03/04/2011 12:23



excision des petits filles ;en France et ailleurs.


Prières dans les rues.


Regards provocateurs quand on les croise.


Halal dans les cantines.


Ils nous envahissent.


Brûlent nos voitures.


La liste n'est pas close...



pfff 03/04/2011 11:47


belle conclusion. Le pour et le contre, pour ne pas oublier que mme le pen est avant tout une politicienne. Et puis henri, calmez-vous. Ils vous ont fait quoi les musulmans?


henri 03/04/2011 11:16



simple : Israel / MLP >>>ennemi commun>>> les MOMOS !