Politique: Marine le Pen à Paris Match et mon point de vue!

Publié le 5 Février 2011

           Madame Marine le Pen avance sur sa volonté de dédiaboliser son parti politique ! Dans un entretien à Paris Match qui n’est pas, si je ne m’abuse, un hebdomadaire d’extrême droite, populiste, voire fascisant lui ouvre ses colonnes et lui permet d’expliquer ce qu’elle ferait si elle était Présidente de la République.

           Certains diront à quoi bon puisqu’elle ne sera jamais Présidente. D’autres répondrons que le problème n’est pas là ! La réponse est meilleure que le constat premier.

 

             Marine-le-Pen-2.jpgIl est évident que Marine le Pen ne sera jamais Présidente de la République en solo avec son Parti Politique. Pour être élus il faut 50% plus une voix. Même si les sondages lui donnent un bon score au premier tour (à condition qu’elle recueille les 500 signatures d’élus sur l’ensemble du territoire), elle ne fera pas le reste au deuxième tour sans passer par les fourches caudines d’un autre parti politique. Autrement dit, son accession à la Présidence relève du phantasme journalistique, de la masturbation politique, de la peur de midinettes. Elle le sait bien ! Le contraire serait étonnant.

           Il faudrait des circonstances exceptionnelles de type 1958 pour qu’elle ait une chance de franchir tous les obstacles. Mais ce n’est pas René Coty qui est Président de la République, ce n’est pas la 4ème république, elle n’est pas le général de Gaulle.

  

         Pour autant, cela ne doit pas la dispenser de faire savoir son avis sur l’état de la société et d'annoncer si ce n’est un début de programme. Quant à la faisabilité ?

         Si l’on se réfère à l’histoire, cette faisabilité n’est qu’une question de volonté politique, une volonté d’aller jusqu’au bout, la volonté de dépassement des acquis, des scolioses sociétales, des arthroses politiciennes et autres maladies dues à une certaine sclérose de la société politique. La grande différence également est que la France est intégrée à l'Europe et que les principaux sujets qu'elle aborde devront être imposés à cette Europe.

         Charles-de-Gaulle.jpgNapoleon.jpgLe général Charles de Gaulle tout comme le général Napoléon Bonaparte n’ont pas craint de bousculer les vieilleries qui encombraient les escaliers d’apparats et les us et coutumes de gouvernements vermoulus à leur époque. Bref, dire que c’est impossible est faux! Dire que c’est impossible n’est pas français!  Mais dire qu’elle réussira toute seule est aussi une baliverne !

          En attendant que le FN, nouvelle formule sous la houlette de Marine le Pen, prouve qu’il change et tourne la page avec les sinistres déclarations de son ancien Président est plutôt une bonne chose pour la droite en général. Après tout, le PS trouve normal de gouverner et de parler avec ses extrémistes assez violent le plus souvent sans les diaboliser, pourquoi la droite ne parlerait pas avec le FN surtout s’il en a fini avec ses extrémités. De cette façon, la droite en aura terminé avec le chantage de la gauche et n’aura plus de raisons d’obéir aux diktats des socialistes pour constituer un Front républicain mortifère pour elle-même. Bref, en finir avec damnation de François Mitterrand qui n'était pas un enfant de coeur.

Voici donc la teneur de son interview à Paris Match. Cela en fera rêver quelque uns à qui je rappelle de relire ce que je viens d’écrire plus haut.  

 

Paris Match : Chef de l'État, quelles mesures prendriez vous immédiatement ?

 

Marine Le Pen : Je fermerais les frontières. Je ferais un moratoire sur l'immigration. Puisque nous avons 5 millions de chômeurs, il n'y a aucune raison d'importer des chômeurs supplémentaires. Je mettrais en place une politique dissuasive d'immigration, c'est-à-dire que je lancerais un signal très clair aux étrangers. Nous n'avons plus les moyens de prendre en charge pour eux l'éducation, les soins, les allocations familiales. Je changerais le code de la nationalité pour supprimer le droit du sol. La nationalité française s'hérite ou se mérite. J'appliquerais aussi les lois en matière de déchéance de la nationalité. Ceux à qui nous avons eu la générosité d'accorder la nationalité française doivent pouvoir la perdre s'ils ne respectent aucune des règles de notre pays. Je rétablirais ce que Nicolas Sarkozy a appelé fallacieusement «la double peine». Un étranger qui a commis un crime ou un délit pourrait être renvoyé dans son pays.

 

PM : François Fillon a récemment inauguré une mosquée à Argenteuil. Que feriez-vous?

  

 MLP : Il faut une laïcité ferme, saine et juste. Les mosquées ne doivent pas être financées avec des fonds publics. J'interdirais aussi les financements étrangers. Les lieux de culte doivent être financés par les fidèles. Je chasserai de l'école toute revendication communautariste ou religieuse, et je bannirais ces revendications en inscrivant, dans la Constitution, que la République ne reconnaît aucune communauté.

 

PM : Vous prôneriez un retour au protectionnisme…

 

MLP : J'appelle cela le patriotisme économique. Je suis pour une taxe aux  frontières, qui financerait en partie les retraites et permettrait de lutter contre la concurrence déloyale que représente l'importation de produits issus de pays qui n'ont pas les mêmes charges ni les mêmes règles que nous. Mais surtout, je ferais des économies. Il faut lutter contre la fraude sociale. Et puis, il y a le coût

 

PM : Que feriez-vous pour relancer la croissance ?


MLP : Il faut retrouver la maîtrise de notre monnaie. L'euro est condamné. Il faut mettre en place une « déprivatisation » de l'argent public et rétablir la Banque de France dans sa capacité de financer l'État. Une des choses qui nous ruine, c'est le recours aux emprunts auprès des marchés financiers internationaux.

 

 

PM : Parmi les sympathisants frontistes, les ouvriers et employés vous plébiscitent. Que feriez-vous pour eux ?

 

MLP : Ils bénéficieront du rétablissement des frontières, puisque 64 % des emplois industriels ont disparu en dix ans à cause de la concurrence internationale.

 

PM : Face à ceux que vous appelez les « banksters », quelles mesures mettriez-vous en place ?

 

MLP : Il faut taxer la spéculation, revenir à la finance à la française. L'entreprise doit pouvoir s'appuyer sur un capital qui ne soit pas spéculatif. Lorsque vous achèterez des actions, si vous les revendez le lendemain, vous paierez tellement d'impôts que ça n'aura plus d'intérêt. Plus vous conserverez longtemps vos actions, moins vous paierez d' impôts.

 

PM : Que proposeriez-vous contre les violences dans les banlieues ?

 

MLP : Il faut revoir de fond en comble la politique contre l'insécurité. Premièrement, on manque de places de prison, ce qui fait que notre système carcéral est une véritable honte. En attendant la construction de nouvelles prisons, je transformerais les hôpitaux et les casernes, que l'État est en train de vendre, en centres carcéraux, éventuellement ouverts. Deuxièmement, je donnerais des instructions pour que les peines prononcées soient à la hauteur des méfaits commis. Il y a un effondrement de l'échelle des peines qui fait que la sanction n'est plus crainte. J'imposerais la perpétuité réelle et définitive, et organiserais un référendum sur la peine de mort. Enfin, je protégerais la police et je lui donnerais des moyens pour remettre de l'ordre dans notre pays. Il faut aller dans les banlieues mettre les caïds hors de nuire. Je ferais voter la présomption de légitime défense pour les forces de police. Parce qu'un État dans lequel les policiers ne peuvent plus se défendre est un État qui n'a plus qu'à tirer l'échelle. Un État qui a peur est un État qui est mort.

 

Merci à André de m'avoir fait parvenir cet interwiew.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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sberger 05/02/2011 18:44



"les vieilleries qui encombrées les escaliers d’apparats" : moi je l'aurai écrit :
"les vieilleries qui encombraient les escaliers d’apparats"; mais je peux me
tromper.


mais là où je suis sûre de ne pas me tromper, c'est en votant pour Marine en 2012.


ROY a raison : plus fachots que Besancenot et Mélanchon, il n'y a pas



ronaldegaule 05/02/2011 15:31



Bonjour Gérard,


Rien de cette interwiew ne peut choquer car les réponses sont de bon sens, même si certaines décisions paraissent, à ce jour, délicates à concrétiser.


Tout à fait d'accord sur le devenir de la candidate MLP, mais elle doit devenir la puce qui obligera le gouvernement à se "gratter" la tête avant toute décision qui ne satisferait que la
"bienpensance", au détriment de la majorité silencieuse qui ne peut s'exprimer.


Et si le FN, au lieu d'être qualifié d'extrême, prenait une terminologie du type:" la droite de la droite", comme l'a fait si bien Mélanchon" à gauche de la gauche " ???


 


 



muller marie-claire 05/02/2011 14:47



Gérard merci pour cet interview !Pour moi cette femme est intelligente,honnête et sincére,Ceux qui la diabolise, se sont ceux qui ont peur pour"leur fond de commerce"ceux qui sont corrompus!Les
médias, à par quelques uns très peu nombreux,hésitent à sortir des sentiers battus par la facilité et l'imbécilité qui est dans l'air du temps et le politiquement correcte de "la gauchitude"et de
la droite molle


Les gens,ceux qui ne sont pas formaté,voient bien ce qui ne va plus et discernent ce qui va dans le bon sens!!Merci de nous montrer le droit chemin au milieu de la fange de la désinformation et
de la calomnie!!



roy 05/02/2011 13:13



le FN est un parti patriotique me semble t il. Je ne suis pas militant mais les idées qui sont développées par Marine Le Pen me conviennent et je crois que la droite devrait s'en inspirer. Pas
Copé bien sûr lui qui est sûr de tout mais qui refuse tout.D'ailleurs pourquoi la droite ne pourrait pas s'allier avec le F.N alors que les fachos de gauche le font. Plus extrêmistes que les
Besancenot et autres Mélanchon anti français j'en connais pas. Alors le chois de mon vote sera facile



Jean Valette dit "Johanny" 05/02/2011 08:46



Bonjour Gérard,


 


Vous dites: "il faudrait des circonstances exceptionnelles, nous ne sommes plus en 58" ... En 1958 j'étais jeune, certes, mais je m'en souviens tout de même un peu. Les évènements d'Algérie
avaient été envenimés par un "jeanfoutre" ministre de l'intérieur d'un gouvernement socialiste qui avait eu l'idée stupide d'envoyer l'armée du contingent pour remplir une mission de
maintien de l'ordre avec les conséquences que l'on connait mais que l'on a bien exagéré. Bien des français à part entière d'Algérie ont été chassés de leurs terres, de leurs maisons , de leur
lieu de vie par des fanatiques assassins qui leur donnaient le choix entre "la valise ou le cercueil"...


 


La France continuait à bêtir et pas seulement pour réparer les dommages de guerre, dans le bâtioment les immigrés qui "reconstruisaient " étaient surtout des italiens, espagnols et quelques
portugais, pas d'arabes ni de noirs qui aujourd'hui revendiquent je ne sais quoi. Quelques Kabyles et marocains parfaitement intégrés qui ne posaient aucun problème à personne, j'ai encore des
amis parmi eux de cette époque !...


 


Aujourd'hui n'est-ce pas dans cerrtaines zones de non droit de notre chère France que des étrangers viennent nous chasser avec le même refrain: "la valise ou le cercueil" ?... Peut être pas en
ces termes mais le résultat est le même, nous sommes, nous français, devenus indésirables sur le sol de nos pères !!!... N'est-ce pas pour le moins aussi grave ?...



La GAULOISE 05/02/2011 08:20



C'est, j'en suis sure, le désir le plus cher de tous les français qui aiment leur pays.Donc, rien de diabolique bien au contraire.A bientot.