Marine Le Pen fait sa rentrée politique sur fond de crise syrienne.

Publié le 5 Septembre 2013

De France-Info, la voix de son maître.

Je reste toujours étonné par le discours de certains journalistes qui pratiquent l'amalgame (Mariage pour tous - Syrie par exemple) et évitent d'approfondir les sujets. Ils évitent tout simplement les sujets qui gênent leurs mentors.

Dans cet article, le journaliste parle de "populiste" face à Marseille, de l'opposition du FN à la guerre en Irak comme dans une sorte de reproche et de "stigmatisation" pour employer un mot à la mode dans les sphères de la bien pensance. La ficelle est tellement grosse que je me demande comment ces journalistes peuvent encore s'endormir sans faire des cauchemars. Mais où est donc passé la déontologie de la presse dans ce pays ?

Marine Le Pen fait sa rentrée politique sur fond de crise syrienne. Du pain bénit pour le Front national.

Marine Le Pen © Reuters - Philippe Wojazer

 

"Il n'est pas capable de faire régner la sécurité à Marseille, et il veut envoyer des missiles à Damas" ! Voilà d'une phrase comment Marine le Pen et sa garde rapprochée résument la situation, largement évoquée hier lors du bureau politique de rentrée du FN, qui s'est réuni au siège du parti à Nanterre. Le propos est éminemment populiste (?), diront certains : la guerre civile en Syrie est une réalité, sans rapport avec nos problèmes d'insécurité, mais l'argument va faire mouche dans les couches populaires, étranglées par les méfaits de la crise.(Mais pas par la délinquance, les morts, les récidives, les viols, les vols, les libérations de détenus, les réformes de la justice incendiaires ?

Ce que dit Marine le Pen sur la Syrie

"Nous n'avons pas varié depuis le premier jour, nous sommes contre une intervention", explique la patronne (?) du Front National, "François Hollande est parti dans une gigue politique, un coup il attaque les islamistes au Mali, un coup il les soutient en Syrie, il devient inquiétant".

Marine le Pen n'a pas été reçue par Jean-Marc Ayrault hier 

Elle ne dirige pas de groupe parlementaire, elle qui a pourtant pesé l'an dernier près de 18% à la présidentielle.(pas d'autres commentaires du journaliste. Normal !)

La présidente du Front national accuse du coup les leaders du PS et de l'UMP de faire une rentrée politique délirante : "Ce sont des carnassiers qui se dévorent entre eux, dit-elle. Valls-Taubira-Ayrault, Copé-Fillon-Sarkozy, ils donnent une image déplorable de la vie politique transformées en  petit théâtre des ambitions".

A défaut d'être consultée à Matignon, Marine le Pen affirme que le FN est en ordre de marche pour les municipales, qu'il est uni et qu'il a un chef incontesté. Ironie de l'histoire, une autre voix forte qui s'est exprimée la semaine dernière contre des frappes en Syrie n'a également pas été entendue hier, celle de Jean-Luc Mélenchon. (Ironie de l'histoire? De qui se moque ce journaliste ? C'est de la censure, c'est une volonté du premier ministre (en minuscule) et du Président par défaut Hollande mais en aucun cas de l'ironie mais plutôt du cynisme politique. ndlr Gérard Brazon)

 

Les deux se rejoignent dans le refus de punir (?) Bachar El-Assad 

Oui, mais à fronts renversés. Marine le Pen s'inscrit dans la tradition d'une extrême droite pro-arabe, jadis adversaire d'Israël.(?) Son père Jean-Marie le Pen, fort de ses amitiés irakiennes, s'était opposé à la guerre contre Saddam.(Jacques Chirac aussi mais là silence...).  

Une filiation idéologique que réfute sa fille, qui ne se dit plus "d'extrême droite" (elle ne l'a jamais dit) et estime que le conflit syrien oppose, selon ses mots, "les arabes entre eux".  Et que les printemps arabes font la part belle à un islam radical. (Ce qui n'est pas faux ! Mais là pas de commentaires non plus)

Quant à Jean-Luc Mélenchon, son opposition rappelle ce temps pas si lointain où le Parti communiste de Georges Marchais était lié à l'URSS – la Russie aujourd'hui soutient le régime syrien - et s'inscrit dans une tradition pacifiste de l'extrême gauche. Là encore, un héritage réfuté par le Front de Gauche, pour qui un engagement contre Bachar ne ferait simplement qu'ajouter au chaos.

 

Au final, cette séquence va-t-elle profiter à Marine le Pen ?

 

Oui. Les partis politiques aujourd'hui se saisissent d'un débat qui leur permet d'exister (n'est-ce pas leur rôle premier ?mais sur lequel ils n'ont pas de réel pouvoir

Il en va de la riposte en Syrie comme du mariage pour tous (?): le sujet est puissant, "clivant", il occupe jour après jour le paysage politique sur tout son spectre, au point d'exaspérer les Français.

Pendant ce temps, "nous préparons scientifiquement la suite", reconnaît Louis Aliot, le numéro 2 du FN, sur les retraites, les impôts, l'insécurité, tout ce qui apporte de l'eau à un moulin frontiste qui tourne désormais à plein régime.(n'est-ce pas là aussi son rôle premier ?)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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island girl 08/09/2013 01:14


Bonus time pour la vague bleue marine...Les autres s'enfoncent inexorablement et ça me réjouit!