Marion députée de Carpentras : la revanche des Le Pen, 22 ans après la manipulation PS du cimetière

Publié le 21 Juin 2012

Djamila Gérard - Riposte-Laïque

Malgré les 13,6% obtenus au premier tour des législatives, il n’y a que deux députés du « Rassemblement bleu marine » à l’Assemblée nationale, alors que la proportionnelle leur en aurait donné 78.

Outre ce scandale démocratique, il faut noter que d’autres candidats de ce Rassemblement ont été battus d’extrême justesse par des personnes parfois douteuses, ce qui montre encore plus l’injustice du mode de scrutin :

- A Hénin-Beaumont, Marine Le Pen battue par le très transparent Philippe Kemel avec un score de 50,11%. Une centaine de voix seulement, et quand on connaît les méthodes des socialistes locaux (cf. Dalongeville, Kucheida, « Rose mafia », etc.), cela mérite vérification. Marine Le Pen a demandé un recomptage… refusé par la Préfecture. Elle s’adressera donc au Conseil constitutionnel.

(Une voilée intégrale vote au bureau de Carlin, sans que ce la n’émeuve le président du bureau de vote ni ses assesseurs…)

- A Marseille, Stéphane Ravier battu par Sylvie Andrieux à 50,99%. Rappelons tout de même que Sylvie Andrieux à qui le Parti socialiste a retiré son investiture au dernier moment, est convoquée au tribunal correctionnel pour un détournement de quelques 700.000 euros de fonds publics de la région PACA pour « acheter » des voix en finançant des associations fictives (dont certaines islamistes).

- A Arles, Valérie Laupies battue par Michel Vauzelle par un score de 51,29%. Michel Vauzelle qui s’était proclamé « fier d’être le président d’une grande région musulmane » et qui était témoin assisté dans l’affaire Andrieux, alors qu’il avalisait toutes les demandes de subventions bidon présentées par Sylvie Andrieux. Et on connaît les méthodes du Parti socialiste à Marseille qui n’ont rien à envier à celles du Pas-de-Calais. Du reste Valérie Laupies va engager une procédure en invalidation du scrutin puisque curieusement quelques bureaux de vote ont donné un score à Michel Vauzelle du type « Corée du Nord » alors que les autres donnaient une majorité « normale » à Valérie Laupies. http://www.marianne2.fr/Arles-le-FN-cherche-a-contester-l-election-de-Vauzelle_a219873.html

On aurait donc pu avoir, malgré le mode de scrutin, au moins cinq députés « Rassemblement bleu marine », donc trois femmes !

Mais le « RBM » ne sera représenté à l’Assemblée nationale que par Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen. Excellente parité entre les sexes et les générations, excellent renouvellement de la classe politique (il s’agit de deux primo-élus), ce qu’à mon avis aucun autre parti ne peut revendiquer à ce point !

Gilbert Collard est symbolique de ces hommes qui viennent de la gauche, et qui, sans renier aucune de ses valeurs, rejoint Marine Le Pen sur des idées fortes, souverainistes, humaines, généreuses et légitimes qu’il exprime clairement et sans détours :

http://www.dailymotion.com/video/xr70xh_interview-de-gilbert-collard-par-nicolas-caudeville_news

Quant à Marion Maréchal-Le Pen, c’est un triple symbole.

Tout d’abord, elle représente la femme dans toutes ses composantes, féminisme et féminité, bien loin des clichés qui feraient du Front national un ramassis de « beaufs » machos. Les visages ne trompent pas : derrière sa grâce et son sourire naturel, Marion ne saurait cacher qu’un fond généreux et agréable, qu’elle affiche d’ailleurs dans toutes ses interventions.

Ensuite, Marion-Maréchal Le Pen représente la jeunesse : à 22 ans, c’est la plus jeune députée jamais élue ! Elle a de qui tenir, puisque son grand-père Jean-Marie fut lui aussi le benjamin de l’Assemblée nationale, à 27 ans en 1956. Là encore, quelle image éloignée du mythe d’un Front national de vieux racistes et de vieilles rombières ! Mais Marion n’est pas seule : le Front national de la jeunesse ne cesse de recevoir des adhésions nombreuses, et Marine le Pen fait ses meilleurs scores chez les jeunes.

Quel contraste avec son adversaire UMP Jean-Michel Ferrand qu’elle a battu de plus de 6%,qui était un vieux routard de la politique, cumulard et qui se présentait pour son 7ème mandat de député ! Malgré l’expérience politicienne de son adversaire, Marion a su lui tenir tête avec intelligence et sourire dans un débat télévisé :

http://www.dailymotion.com/video/xrhlpr_marion-marechal-le-pen-et-jean-michel-ferrand-debat-du-12-juin_tv

C’est sans doute pour cela que quelques jours plus tard, Jean-Michel Ferrand refusa à Marion un débat en face-à-face sur RMC. Et alors, avec une mauvaise foi extraordinaire, Jean-Jacques Bourdin a arrangé la vérité à sa manière, et s’est permis de salir Marion à l’antenne sans lui donner le droit de réponse. (Réponse qu’elle fera sur les sites du FN et qui ne sera pas repris par RMC.) Non seulement Bourdin s’en est pris injustement à la jeunesse de Marion, mais il a carrément appelé implicitement à la faire battre. Quelle pleutrerie ! A croire que les qualités de Marion irritent particulièrement le microcosme de la vieille nomenklatura politico-médiatique.

http://ripostelaique.com/rmc-jean-jacques-bourdin-appelle-implicitement-a-faire-battre-marion-marechal-le-pen.html

Les qualités de féminité et de jeunesse de Marion Maréchal-Le Pen ne l’empêchent pas d’avoir les idées claires et de savoir les affirmer avec force et conviction :

http://www.youtube.com/watch?v=qLwedpP8ZpU

http://www.youtube.com/watch?v=ajZxvmeLazI

Mais le plus grand symbole d’une Le Pen élue à Carpentras, c’est certainement la revanche sur sans doute la plus grande et la plus abjecte manipulation socialiste et mitterrandienne, voire la plus grande de toute la cinquième République. Je veux bien sûr parler de l’ignoble affaire de la profanation du cimetière juif de Carpentras en 1990. Résumons très rapidement.

Des tombes sont profanées et un corps est sorti d’un cercueil pour un simulacre d’empalement.

Immédiatement, tout le gouvernement se met en branle, et tous les « antiracistes », Mrap et Licra en tête pour désigner « le » coupable : le Front national, Le Pen ! Immense manifestation avec le président de la République François Mitterrand en tête. On y a montré des figures de Jean-Marie Le Pen au bout de piques avant d’être brûlées en public. L’enquête piétine, et disculpe six ans plus tard totalement le Front national dont aucun de ses membres n’a participé à la profanation (alors que deux de ses dirigeants locaux faisaient eux-mêmes partie de la communauté juive visée par la profanation !)

Tout cela allait jusqu’à mépriser la volonté de la famille du mort exhumé (dont l’avocat était Gilbert Collard, ironie de l’Histoire…) et celle du Crif, jusqu’à détruire méthodiquement la scène de crime, jusqu’à appeler au meurtre contre Jean-Marie Le Pen, etc. C’était tout simplement monstrueux.

Christophe Hondelatte, dans l’une de ses émissions « Faites entrer l’accusé » sur France 2, a démonté toute cette affaire et largement expliqué comment l’enquête a été volontairement orientée et même sabotée pour faire accuser le FN.

Pour en savoir plus sur ce scandale d’Etat :

- Une Fiche Wikipedia :http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_la_profanation_du_cimeti%C3%A8re_juif_de_Carpentras

- Deux vidéos (au choix) avec de nombreux témoignages, y compris d’enquêteurs et de policiers qui révèlent les pressions politiques dont ils ont été victimes :

http://www.dailymotion.com/video/xdltuo_carpentras-c-est-toi_news

http://www.youtube.com/watch?v=treFtL8qih4

Aucune réparation n’aura été donnée ni au Front national ni à Jean-Marie Le Pen malgré les diffamations, les injures, les incitations à la haine et la violence. Pas la moindre excuse, rien.

Alors, Merci à Marion Maréchal-Le Pen d’avoir lavé à Carpentras l’affront et le procès en sorcellerie faits à son grand-père et à tous les militants honnêtes du Front national. Ça s’appelle de la dignité, de l’honneur et du respect familial.

Et merci à tous les Carpentrassiens et Carpentrassiennes qui ont voté pour Marion, car eux se souviennent très bien que la campagne de haine organisée par le pouvoir socialiste de l’époque n’était qu’une dégueulasserie innommable,  dont ils ont également souffert.

Djamila GERARD

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

Marie-claire Muller 21/06/2012 21:00


 


L'UMP et le PS s'entraccusent après la victoire de Marion Maréchal-Le Pen


Le Monde.fr | 18.06.2012 à 17h21 • Mis à jour le 18.06.2012 à 17h21


Par Eric Nunès (Carpentras, Vaucluse, envoyé spécial)




Abonnez-vous
15 € / mois   Réagir
  Classer Imprimer Envoyer

Partager facebook twitter google + linkedin








"Si je perds les élections, je pars à l'étranger", affirmait, dans l'entre-deux-tours, Catherine Arkilovitch, candidate socialiste dans la 3e circonscription du Vaucluse. Après la victoire de la candidate du Front national, Marion Maréchal-Le Pen, dimanche 17 juin, la candidate n'a pas quitté le pays, mais elle a rapidement fermé son local de campagne et
mis quelques kilomètres entre elle et la ville de Carpentras, après avoir,
dit-elle, "reçu des menaces" et "demandé la protection de la police".


Lire aussi : A Carpentras, "l'outrage infligé à Jean-Marie est
nettoyé"


Arrivée en troisième position à l'issue du premier tour, avec un score suffisant pour se maintenir (plus de 12,5 % des inscrits), Mme Arkilovitch a fait ce choix, malgré les sommations à se retirer des
dirigeants du Parti socialiste et plusieurs cadres locaux.


Triangulaire ou pas, l'UMP Jean-Michel Ferrand, député sortant, élu pour la première fois en 1986, se déclarait, il y a quelques
jours, certain de sa victoire. Les Vauclusiens ne pouvaient manquer de lui
accorder un septième mandat
consécutif à l'Assemblée nationale, croyait-il.


Au soir du second tour, face à la défaite, le membre de la Droite populaire, dénonce une "coalition entre le FN et le PS", avant de reconnaître du bout des lèvres avoir "certainement" sous-estimé la petite-fille Le Pen. Dimanche, M. Ferrand a
recueilli 35,82 % des voix, contre 42,09 % à la candidate du FN et 22,08 % à la socialiste.


"DES MASTODONTES"


L'entrée de la benjamine du clan Le Pen à l'Assemblée nationale est "triste et terrible pour le Vaucluse", reconnaît Mme Arkilovitch. Mais la responsabilité de la défaite de
l'UMP, face au Front national, la candidate socialiste la renvoie à la droite qui, selon elle, n'a pas su se renouveler. "Jean-Michel Ferrand est fini", affirmait-elle il y a quelques jours. Dimanche,
elle précisait : "Sa défaite, Jean-Michel Ferrand la doit à son bilan : vingt-six ans d'un système clientéliste. Maintenant, il veut me faire porter le chapeau", s'exaspère-t-elle.


"Ici, l'UMP et le Front national sont des mastodontes. Le score que nous avons obtenu est bon. Nous avons un socle et nous pourrons partir au combat lors des prochaines échéances avec quelques flèches", analyse la socialiste. Comme
Marion Maréchal-Le Pen, elle a en tête les prochaines échéances électorales, parmi lesquelles les municipales de 2014. "Il y aura d'autres combats. Nous ne pourrions pas les mener si nous nous étions couchés."


Des combats qu'elle ne pourra probablement pas mener au sein du Parti socialiste. Martine Aubry, première secrétaire du PS, lui aurait notifié son exclusion du PS en cas de maintien contre la candidate frontiste et le sortant de la Droite populaire, rapporte-t-elle.



Eric Nunès (Carpentras, Vaucluse, envoyé spécial)