Marion Maréchal - Le Pen adresse un rectificatif à un de ses contradicteurs.

Publié le 15 Septembre 2012

ll est clair, après cette mise au point, qu'une manipulation plutôt "dégueulasse" a été faite à l'encontre de Marion Maréchal-Le Pen.

J'ai moi-même entendu Alain Soral se vanter d'être l'ami de Marion puisque celle-ci diffusait, disait-il, ses vidéos. Je suis ravi qu'elle ait remis les pendules à l'heure face cette tentative de rediabolisation du Front National qui arrangerait j'imagine la droite et la gauche unies dans cette démarche.

A ce propos, il faudra dans les mois qui viennent faire trés attention aux rumeurs et autres affabulations concernant le FN. Nous avons souvent dit ici que la manipulation est courante et prend des chemins parfois plus que surprenants. alors prudence...

Gérard Brazon

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Rectificatif de Mme Marion Maréchal-Le Pen, député du Vaucluse

14 SEPTEMBRE 2012 by PATRIOTE 

Je souhaitais réagir à un article paru sur votre site le 6 septembre dernier, intitulé Un nouvel alter-mondialisme : L’anti-judaïsme, faisant état d’une proximité que j’aurais avec des milieux antisémites ou m’attribuant des propos douteux au sujet de la banque Goldman Sachs. Vous me permettrez de rectifier ces inexactitudes fâcheuses qui sont de nature à me faire passer pour ce que je ne suis pas et à relancer un certain amalgame entre idées nationales et antisémitisme.

Tout d’abord, il a été dit que j’aurais assuré sur mon site la promotion de vidéos d’Alain Soral. Le site sur lequel de telles vidéos ont été publiées, et qui était présenté comme mon site officiel, est un faux que nos services juridiques ont fait fermer assez rapidement.

Je n’ai donc jamais été à l’origine de ce site et je n’ai jamais diffusé à ce jour de vidéo d’Alain Soral sur un support média. S’agissant ensuite de mon intervention sur les responsabilités de la banque d’affaire Goldman Sachs dans la crise grecque, ou plus exactement dans l’entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001 : contrairement à ce que vous affirmez, je ne l’ai jamais qualifiée à la tribune de l’Assemblée de « banque juive », pas plus que je ne lui ai imputé l’entière responsabilité de la situation grecque. Je renvoie vos lecteurs à la vidéo de l’intervention, disponible sur le site de l’Assemblée Nationale. Si vous souhaitez prendre la défense de cet établissement, je vous en laisse en revanche la responsabilité, et je doute que cela soit bien compris de vos lecteurs. Vous seriez en cela un des seuls médias à le faire, tant la réputation sulfureuse de cet établissement a fait l’objet de nombreux reportages, livres ou colloques, de tous bords et dans de nombreux pays, sur lesquels je n’ai fait que m’appuyer pour mon intervention.

Le documentaire diffusé par Arte ce mois-ci, qui a du reste déjà établi un record d’audience lors de son premier passage, ne dit rien d’autre. Je considère donc que ces informations ont été publiées par mégarde et souhaite que vos lecteurs en soient informés afin d’éviter les raccourcis trompeurs. Ceci n’entame pas la convergence de vue que nous pouvons avoir sur les sujets liés à la défense de la France et de ses valeurs ainsi que sur les moyens de combattre les dérives du système politique. En vous remerciant par avance, je vous prie de croire à l’expression de mes sentiments distingués et patriotes.

Marion Maréchal-Le Pen, Député

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Nous avons trop le souci du débat entre les patriotes, pour ne pas nous féliciter de la réponse de Marion Maréchal Le Pen à l’article de Lazare Zylbergleitt, qui ne prenait pas la défense de Goldman-Sachs, mais s’étonnait que d’autres banques apparemment « moins sulfureuses ne soient pas citées, certes en quelques minutes d’intervention à la chambre des députés tout ne pouvait être dit, mais la question de la primauté du monde de la finance sur la politique est une question tragique.

De fait, depuis la disparition en 1971 de la parité-or, depuis l’abrogation du « Glass-Steagall Act » séparation de l’activité de prêt et de dépot et de l’activité d’investissement ou d’affaires les banques ont atteintes une puissance inquiètante d’autant que ce sont créés les produits dérivés qui par des formules mathématiques de plus en plus complexe et aux système informatique de plus en plus complexes et rapides la structure financière est devenue incompréhensible aux dirigeants mêmes des banques (affaire Leeson et faillite de Barings, affaire Kerviel pour la société générale et affaire Milken aux États-Unis), le système dit des « titrisations » rajoute une once de puissance supplémentaires aux « brokers » dont l’intérêt n’est évidemment pas de mettre les banques au service de l’économie et des entreprises mais de mettre l’économie au service des banques.

Le divorce entre l’économie réelle qui représentait 50 mille milliards de dollars en 1998, et la sphère financière évaluée a quelque 2000 milles milliards de dollars, est consommé.  L’économie réelle a été progressivement puis de plus en plus dangereusement affectée par les dérèglements de la sphère financière. L’avidité des financiers qui ont cédé aux démons de la spéculation, leur aveuglement face aux gonflements fictifs de leur actif ont eu des effets ravageurs sur l’économie réelle. L’industrie génère des marges de 3 à 5 %, la finance propose des rentabilités de l’ordre de 10 à 15 %, mais sur papier !

Les banques se sont désintéressées de la production pour s’adonner à la spéculation. Nouveaux apprentis sorciers par leurs égarements elles ont rendu l’appareil productif incapable de soutenir l’hypertrophie de la sphère financière. L’économie mondiale marche sur la tête, une tête financière hypertrophiée et malade, les transactions sur les produits financiers dérivés, qui, au début des années 1980 représentaient moins de 1 T$ (soit mille milliards de dollars) s’élèvent vingt-cinq ans plus tard à 1,406 T$ (soit 1 million quatre cent six mille milliards de dollars !), il y eu entre 2007 et 2009 une possible opportunité pour tenter de sauver l’économie. Mais pour ce faire, il aurait fallu réguler le secteur financier en imposant un cadre législatif strict et surtout engager un certain nombre de réformes de fond. Mais, après les injections massives de liquidités dans le système financier, les dirigeants ont finalement prétendu que l’on pouvait continuer comme avant. Tout cela fut le signe d’une grande naïveté, car aujourd’hui la situation est pire qu’elle ne l’était avant la crise de 2007. En termes de concentration de richesses, l’écart s’est encore creusé. Contrairement aux années 1930, où il y a eu une redistribution de richesses, toutes les mesures prises depuis 2007 ont toujours protégé ceux qui avaient de l’argent : les banques et les actionnaires.

Cette nouvelle avidité sans limite du monde de la finance est selon nous lié à la disparition de l’union soviétique et de ses satellites, le monde n’est pas multipolaire il est unipolairement ultra-libéral.

Sur cette question sans nul doute que Marion Maréchal-Le Pen et nous mêmes seront d’accord.Mais elle mérite mieux qu’un simple débat sur un site et pourrait être l’objet d’un colloque sur la financiarisation.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Claude Germain V 15/09/2012 19:06


Goldman-Sachs  !!! Goldman-Sachs
!!!!  oui ! oui !! fouilles-merdes mondialistes ,pratiquement les seuls responsables  des faillites frauduleuses de plusieurs pays dans le monde ...... le dieu fric ..le veau d'or ....
        bien oui quoi ??? c'est pas vrai ???   ....... ce n'est pas pour cela que je n'aime pas Israel  ................ il faudrai arreter de dec......er sur le
sujet ......