Marseille : même les gosses de riches commencent à braquer ?

Publié le 8 Octobre 2013

Peut-être s'agissait-il d'une première. Comment ces jeunes gens pouvaient-ils sérieusement imaginer réussir un vol à main armée en sévissant à quelques dizaines de mètres de chez eux ? Les quatre malfaiteurs en herbe sont tombés comme des débutants, cet après-midi vers 15h, alors qu'ils venaient de transférer leur butin, des cartons de cosmétiques et de parfums, vers le domicile de l'un d'eux, rue Etienne-Milan à Marseille (8e). 
  
Signe de leur inexpérience, les auteurs du vol à main armée étaient en train de vider le Berlingo, avec leurs cagoules, et de transférer le butin vers l'appartement de l'un d'eux, dans la résidence Etienne-Milan.
  
Tous sont des garçons d'une vingtaine d'années, l'un d'eux étant même âgé de 17 ans. Connus des services de police pour de menus larcins, ils présentent effectivement le profil de néophytes du braquage. Une bascule inquiétante, qui semble désormais concerner de plus en plus de mineurs, à l'image du vol à main armée sanglant qui s'était produit lundi dernier dans un bar tabac des Trois-Lucs.

Quatre jeunes braqueurs arrêtés en flagrant délit à Marseille.

Peut-être s'agissait-il d'une première. Comment ces jeunes gens pouvaient-ils sérieusement imaginer réussir un vol à main armée en sévissant à quelques dizaines de mètres de chez eux ? Les quatre malfaiteurs en herbe sont tombés comme des débutants, cet après-midi vers 15h, alors qu'ils venaient de transférer leur butin, des cartons de cosmétiques et de parfums, vers le domicile de l'un d'eux, rue Etienne-Milan à Marseille (8e).

Il a fallu néanmoins l'intervention du GIPN pour achever l'opération, que des effectifs de la sécurité publique avaient entamée avec succès. Ils avaient été alertés une petite heure plus tôt. Un homme, livreur, venait d'être victime d'un vol à main armée, avenue de Mazargues, à Saint-Giniez. Alors qu'il cherchait l'adresse d'un grossiste pour lui délivrer sa cargaison de cosmétiques et qu'il était sorti de son véhicule, quatre individus encagoulés l'avaient menacé avec un fusil à crosse et canon sciés. Pour mieux leur faire comprendre leurs intentions, les braqueurs lui avaient même porté des coups, dont un sur la tête avec l'arme. Sonné et choqué, le livreur s'était résolu à laisser les malfaiteurs prendre le large avec son utilitaire, un Citroën Berlingo.

Mais ils n'étaient pas partis très loin. A une centaine de mètres de là, un témoin appelait à son tour la police pour indiquer qu'une scène pour le moins inquiétante se jouait devant ses yeux. Signe de leur inexpérience, les auteurs du vol à main armée étaient en train de vider le Berlingo, avec leurs cagoules, et de transférer le butin vers l'appartement de l'un d'eux, dans la résidence Etienne-Milan.

Très vite, les policiers du Groupe de voie publique du secteur sud et ceux de la Bac convergeaient vers l'ensemble de logements et repéraient le véhicule braqué. Les suspects avaient déjà regagné les étages. Les fonctionnaires se postaient alors discrètement aux abords de l'entrée de l'immeuble. Quelques minutes plus tard, un garçon dont le signalement correspondait à celui décrit par le témoin quittait les lieux, avant d'être immédiatement interpellé.

Craignant que les trois autres complices ne deviennent dangereux, avec leur arme à domicile, les autorités décidaient de faire alors appel aux hommes du GIPN. La résidence était entièrement bouclée et après avoir ciblé l'appartement des braqueurs, les policiers d'élite entamaient une négociation. Après 20 minutes de discussion, les jeunes malfaiteurs se résolvaient à se rendre, sans violence. Le fusil était récupéré, ainsi qu'une partie du butin.

Tous sont des garçons d'une vingtaine d'années, l'un d'eux étant même âgé de 17 ans. Connus des services de police pour de menus larcins, ils présentent effectivement le profil de néophytes du braquage. Une bascule inquiétante, qui semble désormais concerner de plus en plus de mineurs, à l'image du vol à main armée sanglant qui s'était produit lundi dernier dans un bar tabac des Trois-Lucs. Un adolescent de 17 ans, toujours hospitalisé, avait reçu une balle de fusil de chasse, tirée par le commerçant qu'il venait agresser.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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