Mayotte: la maternité la plus importante de France

Publié le 3 Mars 2011

Mayotte, l'île aux 8000 bébés: la maternité la plus importante de France

Immigration
Bordées d’îles réputées «misérables» des Comores et des pays pauvres d’Afrique australe, la petite île de Mayotte se révèle être un « eldorado » très apprécié dans cette région de l’Océan indien.
L’île comorienne s’avère attirante en matière sociale, d’hygiène, de santé ou d’éducation, avec parfois des écarts de 1 à 10 avec les îles voisines. En tout, 45 000 à 60 000 personnes vivant à Mayotte sont clandestins, ce qui correspond au tiers des 200 000 habitants (déc. 2005).
Même si les statistiques d'état civil se révèlent défaillantes, comme sont inexistantes celles des Comores, les services de l’État français disent avoir enregistré une augmentation préoccupante de la clandestinité depuis 10 ans. Depuis cette date, la démographie insulaire a cru de 50 %, constatent-ils. Et dans 90% des cas, les illégaux sont d’origine comorienne.

Il y a bien une spécificité de l’immigration mahoraise. Les clandestins sont en quête de travail, de soins médicaux ou de services de maternité pour que leur enfant jouisse, peut-être un jour, du «droit du sol». Le tiers des 7 676 bébés nés en 2004, par exemple, l’étaient de mères clandestines. Et le nombre d’actes de reconnaissance de paternité permettant aux enfants d’acquérir immédiatement la nationalité française est passé de 882 en 2001 à 4 146 en 2005. La situation qui est apparue sur l’île devenue française en 1976 s’apparente à un «recours abusif au droit du sol». Ce principe veut qu’une personne née sur le territoire français puisse bénéficier de la nationalité française.

Mayotte, 101e département français : 170 000 musulmans de plus
La collectivité départementale de Mayotte deviendra officiellement le 31 mars 2011 le cent-unième département de France et son cinquième département d'outre-mer (DOM), avec une formule de départementalisation "progressive et adaptée" s'étalant sur plusieurs années.

La transformation statutaire ne se traduira pas par des bouleversements économiques et sociaux instantanés, prévient le gouvernement, qui avait envoyé à tous les foyers un "pacte pour la départementalisation" avant la consultation de 2009. Au vu des conditions économiques et sociales de Mayotte, où le revenu par habitant est nettement inférieur à celui de métropole, "il ne serait pas pertinent d'appliquer du jour au lendemain les prestations sociales dans leur montant applicable en métropole ou les autres DOM", explique Christian Cointat (UMP), rapporteur au Sénat des projets de loi sur la collectivité.

Il en va de même des cotisations sociales et du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Le salaire minimum interprofessionnel garanti net local est cependant à 85% du SMIC métropolitain). L'alignement des minima sociaux sur le régime de la métropole et des DOM se fera sur "20 à 25 ans".

Religion à Mayotte:
L'islam est pratiqué par 95 % de la population mahoraise. Dès l'âge de 6 ans, les enfants fréquentent en parallèle l'école coranique et l'école primaire de la République.

D'un point de vue économique:
L’économie de Mayotte est sous perfusion. Le tissu économique y est à 92% composé d’entreprises unipersonnelles et l’aquaculture y constitue la seule exportation. Avec 5 millions d’euros pour les exportations contre 274 millions pour les importations, le compte est vite fait. Quant au taux de chômage, en 2009, il y était de près de 30%. C’est donc un territoire en faillite et dont les dépenses vont être exponentielles qui va donc être départementalisé.

Pour la France, le coût de cette départementalisation s’annonce exorbitant. Selon l’IFRAP (Institut français pour la recherche sur les administrations) Mayotte aura coûté au contribuable français 635 millions d’euros en 2009 contre 523 millions en 2008. Or, il faut bien voir que cette somme est dérisoire par rapport aux besoins de l’île. En 2012, il est ainsi prévu que les transferts de l’Etat vers le nouveau département seront supérieurs à 1 milliard, soit l’actuel poids de la Guyane, ou encore le montant du déficit cumulé de tous les hôpitaux français.

Mais ce n’est pas tout, car, déjà, les revendications montent avec la demande d’alignement rapide des avantages sociaux sur ceux de la métropole et les émeutes contre le coût de la vie. Avec la politique d’assistanat qui va être mise en place, sous peine d’insurrection, comme le 2 décembre 2009, les dépenses publiques vont automatiquement exploser au moment où, en France, les économies sont à l’ordre du jour.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Johanny 04/03/2011 07:48



Merci Gérard !...   :-)


 


Je comprends mieux pourquoi mes contributions CSG - CRDS - CS etc... me coûtent plus cher que mes impôts IRPP et ISF réunis !... Je ne mourrais pas totalement idiot, c'est déjà ça
!!!....   :-(



island girl 04/03/2011 06:08



Un nid de frel..pardon,d'islamistes ,des français! ça !



Francis CLAUDE 04/03/2011 05:06



ben oui et n'oubliez pas la Réunion, Cayenne, Tahiti, et toutes nos "pocéssions" perdues dans le monde qui nous fournissent de bons Français purs et durs