Mediapart: en campagne électorale anti Marine Le Pen! Préface et commentaires de Gérard Brazon

Publié le 16 Mars 2012

Par curiosité je suis allé regarder sur Médiapart, le journal en ligne de la gauche si ce n'est d'extrême gauche. J'ai lu l'une des 20 fiches qui prétendent être des argumentaires contre le programme de Marine Le Pen.

Pour moi, des arguments sont des idées, des propositions ou des contre propositions. Edités avec respect et sérieux! Là il n'y a rien que les présucés habituels qui pourraient s'appliquer à l'ensemble du personnel politique. J'ai donc eu la confirmation que Médiapart:

1/ n'est pas un journal en ligne neutre (sourire)

2/ qu'il est profondèment anti FN (resourire)

3/ qu'il ne fait pas le même" travail" pour le PS ou le Front de Gauche!

4/ que je n'en suis pas étonné!

Je laisse à votre sagacité la vingtième fiche qui est sensée nous faire prendre le FN pour un épouvantail et nous prouver que Marine Le Pen n'est pas une solution politique pour la France. Rien de bien méchant car c'est du vent avec un peu bave.

Gérard Brazon

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 Médiapart

En finir avec l’Europe, détruire l’Union européenne. Au moins sur ce point, le programme du Front national est-il clair (c'est à lire ici). Dans sa dénonciation tous azimuts du projet européen, rien ne trouve grâce. Pas même la CECA (communauté économique du charbon et de l’acier, l’acte fondateur) soudainement accusée d’avoir «tué in fine la sidérurgie européenne» !

Marine Le Pen reprend habilement des critiques aujourd’hui largement partagées de l’Union européenne : déficit démocratique, limites d’un projet fédéral, politiques néo-libérales, absence de politiques de croissance. Mais cela n’est qu’un habillage destiné à atténuer un autre propos : dissolution de l’identité française ; nostalgie d’une souveraineté fantasmée et perdue ; méfiance ou haine de l’étranger ; péril musulman (la Turquie arrive !). (Jusqu'ici, rien de grave car au fond je suis parfaitement d'accord avec Marine Le Pen sur le diagnostique et donc, remercie Médiapart de le résumer aussi bien, même si c'est en négatif . Ndlr Gérard Brazon)

C’est donc la haine une Europe moderne, démocratique, ouverte aux autres qui est mise en avant par le Front national. (Je ne sens pas la "haine" de l'Europe et d'ailleurs comment "haïr" un territoire, une entité sans visage. Par contre affirmer qu'une Europe qui ne donne plus la parole aux citoyens et est bien plus financière que sociale est "moderne, démocratique et ouverte" me laisse pantois! Ndlr GB). On pourrait remarquer que c’est cette Europe qui fait vivre les Le Pen depuis de longues années, père et fille étant tous deux députés européens (lui depuis 1984, elle depuis 2004). Ils perçoivent chacun une indemnité de 7.956,87 euros par mois, indemnité à laquelle s’ajoutent 21.209 euros de frais de représentation et d’emploi de collaborateurs (le détail est à lire ici). Cela n’empêche nullement le père comme la fille de figurer parmi les dix députés les moins présents et actifs au Parlement européen pour assurer un mandat qui n’est pas loin, de fait, de ressembler à un emploi fictif. (Là c'est le coup bas habituel, facile qui à mon avis ne concerne pas uniquement les Députés Le Pennistes y compris dans les assemblées nationales. Ce n'est en tout cas pas un argument. Ndlr GB)

Le Front national entend donc renégocier l’ensemble des traités européens. « Un ministère des Souverainetés coordonnera la renégociation des Traités et la restauration de notre souveraineté nationale dans l’ensemble des domaines où elle a disparu », est-il précisé. Comme il va de soi que les autres pays n’accepteront en rien cette rénégociation, cela signifie qu’une France du FN prendrait seule la décision de sortir de l’Europe. Comment, en combien de temps, au prix de quels conflits ? Ce n’est pas dit. A quel coût, dans quel chaos juridique, réglementaire et économique ? Ce n’est pas dit non plus. (Là aussi les arguments n'existent pas. C'est un empilement de constats et d'impossibilités qui me font bien rire car au fond, Médiapart qui veut tout changer en France et donne des leçons nous avoue que rien ne peut se faire ! ndlr GB)

Le plus cocasse (?) est que Marine Le Pen fait mine d’être capable d’en convaincre les Allemands : « La France doit préparer, avec ses partenaires européens, le retour aux monnaies nationales, qui permettra d’effectuer des dévaluations compétitives. Le couple franco-allemand peut jouer un rôle moteur pour sortir du marasme. » Mais quelle est donc cette Allemagne qui accepterait cela ? Même la droite radicale bavaroise, qui pleure toujours le deutsche Mark, n’envisage pas un instant une telle politique. (Est-ce là l'argument massue de Médiapart? Affligeant. Ndlr GB)

Tout en se disant ouverte à des négociations et capable de convaincre quelques partenaires, Marine Le Pen croit encore dans un tel cadre être en mesure de conduire des projets « consentis » entre nations souveraines. Et de citer EADS en exemple. L’ineptie du propos (?) ne fait aucun doute : qui peut bien penser, dans un tel champ de ruines (?) qui verrait une France FN cramponnée à ses frontières, son franc et ses droits de douanes, que semblables collaborations pourraient se faire ? (Idem? J'ai mis en gras les pseudos "arguments" de Médiapart. L'argumentaire n'existe pas! Nous sommes dans la diatribe! Nous sommes dans la politique politicienne, la pire des communications! Nous sommes dans Médiapart. Ndlr GB)

C’est donc un projet irréel, fantasmatique qui est ainsi proposé : c’est également l’un des volets les plus imprécis, sans chiffre, sans mode opératoire et sans calendrier, de l’ensemble du programme. Un slogan, un cri, un simple exercice déclamatoire : cela ne peut tromper personne. (Il est clair que la conclusion de ce prétendu argumentaire n'est pas à la hauteur du battage. J'attends avec impatience les argumentaires favorables ou non concernant les autres candidats. A mon avis je vais attendre longtemps. Ndlr GB)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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