Mélenchon, nouveau petit père sans peuple, mettra-t-il ses opposants à l’asile, comme Krouchtchev ?

Publié le 27 Février 2012

Riposte Laïque - Jérôme Cortier - Article du nº 239

En refusant de se soumettre à un débat de bateleur avec Jean-luc Mélenchon, Marine Le Pen a fait preuve de courage. Il y a beaucoup à perdre dans ce genre d’attitude, et pourtant, elle a eu raison. Et ce à plusieurs titres. D’abord, pour avoir cherché à rétablir un déséquilibre savamment entretenu par la caste au pouvoir: un bipartisme UMP/PS auquel nous sommes soumis et qui ne repose sur rien de tangible. Ensuite, et le plus important sans doute, pour avoir dénoncé la supercherie du candidat Mélenchon et le terrorisme intellectuel de la gauche médiatique. Car les mots employés par le leader Maximo du Front de Gauche, qui n’ont suscité aucune indignation dans le monde politique et médiatique, sont des formules que n’auraient pas renié les plus grands dignitaires du totalitarisme soviétique.

Les Médias: une diabolisation et une indignation à géométrie variable.

Les petits valets du système que sont devenus les journalistes français s’indignent des moindres mots prononcés par Marine Le Pen. Souvent, cette stratégie vise à réduire la candidate du FN à une héritière fasciste voir nazie.(1) Un subjectivisme hargneux dont elle est la seule victime. Or, il serait temps de faire pencher la balance vers l’autre côté, celui des démocrates en carton du Front de gauche

Car, en désignant Marine Le Pen comme une semi-démente, en soumettant l’idée qu’elle serait victime d’un dérèglement mental, et en invitant ses sbires à procéder à une épuration politique, Mélenchon adopte le lexique utilisé par Nikita Khrouchtchev dans l’URSS des années 50. Trouvant sans doute le goulag insuffisant, Khrouchtchev décida lors de sa prise du pouvoir de mettre en œuvre un mode de répression supplémentaire : l’internement des dissidents dans des asiles psychiatriques. Une méthode « d’épuration politique » (pour reprendre les mots du petit père sans peuple) qui se prolongera jusqu’à la première moitié des années 1980. L’une des périodes les plus répressives de l’ère post-stalinienne, mais qui n’empêchera nullement les amis de Mélenchon de nier jusqu’à la chute du régime communiste l’évidence de toutes ces horreurs.

Pourtant, dès 1966, avec l’expulsion de Valeri Tarsis, l’Occident découvre l’existence de ces asiles psychiatriques dans lesquels sont internés et torturés un grand nombre d’opposants coupables de « trop de liberté » ou de foi religieuse. Ces hôpitaux psychiatriques spéciaux, comme celui d’Orel, sont gardés comme des camps et protégés par des barbelés. On cherche à obtenir la rétractation des prisonniers au moyen de drogues et d’électrochocs.

Parmi les victimes et les témoins, il y a l’écrivain Jaurès Medvedev ou le général Piotr Grigorenko, internés pour « schizophrénie larvée ». En 1977, la journaliste Élisabeth Antébi dans son livre « Droit d’asile en Union Soviétique » a pu recueillir de nombreux témoignages de victimes, de psychiatres et de tortionnaires.

Face à ces vérités longtemps occultées en France, les mots de Mélenchon raisonnent bizarrement. Surtout pour ceux qui restent attentifs à l’écho lointain que nous renvoie l’histoire. Mais est-ce trop demander à nos journalistes d’être à l’écoute de cette histoire là ???? Mon pessimisme naturel ne me pousse pas à l’espérer.

Aux prochaines élections, libérez-vous de vos chaines !

Jérôme Cortier
Prêchi-Prêcha

(1) Nos chiens de gardes oublient un peu vite que dans National Socialisme, il y a … Socialisme. Que Benito Mussolini, fondateur du fascisme, fut le leader de la gauche italienne. Et qu’en matière d’antisémitisme et de négationnisme, c’est le parti communiste français qui nous a livré le meilleur spécimen en la personne de Roger Garaudy, figure importante du parti communiste français aujourd’hui converti à l’islam et promoteur des pires thèses antisémites.

Enfin, nous n’épiloguerons pas sur les compromissions dont se sont rendus coupables les socialistes dans la collaboration avec le régime de Vichy, et du soutien que la gauche a apporté à Mao, Staline, Fidel Castro, Moubarak, Kadhafi, Pol Pot, Ceausecu….

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Claude Germain V 28/02/2012 17:22


Je voudrais voir la Merluchette pro musulmane et mondiastalinienne face au Pere Le Pen .L'audimat va exploser d'exploser dans la chaine qui aurait le contrat .