Même en Suisse, les élus se refusent à défendre ouvertement les symboles chrétiens

Publié le 3 Décembre 2011

Tout avait pourtant bien commencé par une initiative déposée et acceptée

1 - Initiative parlementaire suisse acceptée: Autoriser dans l’espace public les symboles de l’Occident chrétien

 Source: Initiative déposée par Glanzmann-Hunkeler Ida le 02.12.2010 déposé au Conseil national

 Texte déposé

Me fondant sur l’article 160 alinéa 1 de la Constitution et sur l’article 107 de la loi sur le Parlement, je dépose l’initiative parlementaire suivante: La Constitution est complétée par la disposition suivante:

Les symboles de l’Occident chrétien sont autorisés dans l’espace public.

Développement

Avec le débat qui a lieu aujourd’hui au sujet de la croix, on assiste à la remise en cause de l’un des nombreux symboles de l’Occident chrétien. Ces symboles, parmi lesquels, outre la croix sous différentes formes, on trouve aussi bien le calvaire, l’agneau, la crèche ou encore la représentation de la Cène, font partie de notre histoire et sont souvent visibles dans l’espace public où ils expriment la foi, quand ce n’est pas davantage. Ainsi, la croix, justement, est non seulement un témoignage de foi, mais aussi l’emblème protecteur du pays, et symbolise à la fois la paix, l’idée sociale du sermon sur la montagne, la vision occidentale des droits fondamentaux, enfin la culture suisse dans son entier.

Les symboles de la civilisation chrétienne doivent pouvoir s’afficher dans l’espace public, comme sur les sommets des montagnes, dans les parcs, les rues et autres chemins, ou encore dans les bâtiments publics, et donc être autorisés.

Il importe que notre droit, et plus particulièrement la Constitution, précise expressément ce point, de façon à empêcher que des particuliers ou des groupes d’intérêt ne puissent prendre prétexte de droits fondamentaux tels que la liberté de conscience et de croyance pour remettre en cause notre culture suisse.

Source: Initiative acceptée:

La Commission des institutions politiques du Conseil national souhaite accorder une place particulière aux symboles de la culture chrétienne. Elle a donné suite à une initiative parlementaire visant à ce que la Constitution réserve un statut spécial à ces symboles dans les lieux publics.

Par 12 voix contre 12 et avec la voix prépondérante de son président, la Commission des institutions politiques du Conseil national (CIP-N) propose de donner suite à l’initiative parlementaire 10.512 n (Autoriser dans l’espace public les symboles de l’Occident chrétien), déposée par la conseillère nationale Ida Glanzmann (CEg, LU). Elle estime qu’il est nécessaire d’élaborer une nouvelle base constitutionnelle afin de préserver la tradition chrétienne de la Suisse et les symboles qui y sont liés tels que la croix sous toutes ses formes ou la crèche. Il s’agit d’empêcher que des particuliers ou des groupes d’intérêt prennent prétexte de droits fondamentaux tels que la liberté de conscience et de croyance pour remettre en cause notre culture fondamentalement chrétienne. Une minorité de la commission considère pour sa part que la tolérance envers les symboles chrétiens n’est nullement menacée dans les lieux publics et refuse de ce fait que la Constitution de notre État séculier réserve un statut spécial à une communauté religieuse particulière. Avant d’être mise en œuvre, l’initiative doit encore être approuvée par la commission du Conseil des États.

 

Mais il y a quelques jours, cette initiative fut rejetée par le Conseil national. 

2 - Il n’y aura pas de croisade pour sauver les symboles chrétiens 
(19 novembre 2011)


 Source:  Une commission du Conseil national refuse de partir en croisade pour défendre les symboles chrétiens dans l’espace public. Privilégier le christianisme mettrait en danger la paix religieuse.

 La commission des institutions politiques du Conseil national renonce à partir en croisade pour défendre les symboles chrétiens dans l’espace public. Par 13 voix contre 9, elle refuse finalement de donner suite à une initiative parlementaire d’Ida Glanzmann (PDC/LU).

La commission avait dans premier temps soutenu ce texte par une majorité d’une seule voix, celle de son président Yvan Perrin (UDC/ NE). Face à l’opposition de son homologue du Conseil des Etats, elle fait marche arrière. Le plénum pourra encore se prononcer.

Ida Glanzmann veut inscrire dans la constitution que «les symboles de l’Occident chrétien sont autorisés dans l’espace public». Les partisans de cette idée veulent notamment empêcher que des particuliers ou des groupes d’intérêt invoquent la liberté de conscience et de croyance pour remettre en cause la présence d’un crucifix dans une salle de classe, par exemple.

Pour les opposants au texte, le fait d’accorder une place privilégiée au christianisme pourrait mettre en péril la paix religieuse alors qu’aucune menace sérieuse ne pèse sur les symboles chrétiens. Ils s’en remettent à la neutralité religieuse de l’Etat comme condition d’une coexistence pacifique des croyances.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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