Mensonge sur la Taxe carbonne? La politique ne mérite pas ça...

Publié le 1 Janvier 2010

           Je ne résiste pas à vous communiquer l'édito d'Yvan Rioufol concernant l'annulation de la taxe carbonne par le Conseil Constitutionnel. Cette taxe, sensée toucher l'ensemble des acteurs/producteurs économiques, ne touchait en fait qu'une minorité.  A la lecture de l'édito, je me rend à l’évidence, elle ne touche une fois de plus que les contributeurs: les contribuables/consommateurs.
           Pourtant, j’ai eu l’occasion de participer à des réunions politiques sur ce sujet. Lors de celles-ci, les  spécialistes-connaisseurs-et autres nous expliquaient qu’il n’était question que de modifier les habitudes de consommation de tous les acteurs de la chaîne de consommation. Pas qu’une seule partie.
Nous devions tous ensemble modifier et changer nos façons de consommer ! Quel beau discours qui signifiait tout de même que nous allions tous payer de notre poche et que certains, plus chanceux, allaient être en partie remboursés de ce modeste prélèvement à la source d'une manière ou d'une autre.

Pour moi, naïvement, la source c’était tout d’abord les premières pensées, les premiers gestes qui mènent au produit de consommation fini ou qu’ils se fassent. Produit qui sera vendu in fine en magasin ou qu’il soit. Et bien non, la source c’était le consommateur, son porte monnaie, comme d’habitude ! Merci pour lui.

J'avais fait un article sur le tri qui est lui aussi à la charge du consommateur sans que rien ne vienne compenser son effort sous une forme ou une autre comme un retour sur nos impôts. (Locaux ou non).

Certes, il est lourdement recommandé à tous les consommateurs, selon les nouvelles doctrines de l'église écologie, de trier leurs poubelles (Non mais... Sinon, vous êtes des vilains citoyens-égoïstes-et-destructeurs de la planète bleue. A dénoncer à Nicolas Hulot).
Je faisais remarquer que nous étions bien seuls (les prisonniers des caddies) dans cette chaîne de la consommation. En effet, quand vous achetez un produit, c'est comme un artichaut. Vous en avez plus dans la pièce au moment du déballage qu'au moment ou vous avez posé le carton. Pourquoi? Probablement parce que les industriels se sentent moins concernés par la politique de tri que l'on cherche à imposer aux consommateurs gratuitement ou souvent à ses frais.
C’est simpliste ? Voyez à quoi ressemblaient vos salons le jour de Noël après le déballage des jouets.

Tout cela pour dire que si nous voulions réellement faire moins de déchets il suffirait de commencer à la source: c’est dire à l'usine! Mais là, c'est une autre affaire.
Ce qui prouve, s'il le fallait, que les pouvoirs politiques n'ont plus la main sur l'industrie qui crie à l'équité de traitement entre toutes les entreprises européennes au nom de la concurrence et refuse, avec raison, une augmentation des charges déjà lourde en France.

Bien sûr, cela peut paraître curieux que je tienne ce discours mais j'avoue qu'entre la cohérence d'un discours politique et l’incohérence et les non dits de sa réalisation j'ai comme une interrogation forte.

Je m'interroge! Personne ne nous avait dit qu'à peine 50% des acteurs économiques étaient touchés par cette taxe carbonne. Pas même les médias et encore moins les écolos-socialos. Est-ce qu’il y aurait des liens secrets ? Il ne faudrait pas que le doute s’installe.


           Dans tous les cas, je crois avec raison que cette taxe carbonne devrait-être enterrée jusqu’à ce qu’elle puisse être appliquée à toute la chaîne de la consommation. Sinon, nous aurons à terme un fort mécontentement à Droite que ne compensera pas les appels des nouveaux Prêtre de l'écologie! Ceux-ci n'appelerons pas à voter pour l'UMP en 2010, 2011 et 2012!
Gérard Brazon


Edito d'Yvan Rioufol
 
 
       Le gouvernement s'accroche à sa taxe carbone, que le Conseil constitutionnel vient d'annuler en révélant les nombreux secteurs d'activités et catégories professionnelles qui en étaient exempté. Je n'ai pas souvenir que ces multiples aménagements, dérogatoires au principe de l'égalité devant l'impôt,  furent clairement annoncés par le pouvoir et discutés dans les médias. "Moins de la moitié des émissions de gaz à effets de serre aurait été soumis à la contribution carbone", font valoir les Sages.
En fait, seul l'usager "normal" était la cible privilégiée de ce dispositif alambiqué, que Nicolas Sarkozy ferait mieux d'abandonner. En tout cas, c'est l'honneur de l'institution présidée par Jean-Louis Debré d'avoir levé ce lièvre des exemptions. Une fois de plus, la rétention d'informations apparaît comme un procédé usuel de gouvernance. Or, cette pratique devient d'autant plus insupportable qu'un besoin de vérité sur l'état exact de la France gagne l'opinion, au grand dam des faussaires et autres spécialistes en enfumages et pipolisation. En 2010, le gouvernement acceptera-t-il de jouer carte sur table? C'est mon souhait pour
cette nouvelle année.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Gérard Brazon 02/01/2010 15:16


Un exemple de commentaire sur le blog du FIGARO! Ce n'est pas le seul et les lecteurs du Figaro votent rarement à gauche.
ATTENTION, cela devient glissant.Gérard Brazon

Petit Louis a dit : C'est vrai que tout un chacun peut s'étonner de voir le Conseil constitutionnel retoquer une taxe avec des arguments chiffrés
convainquants dont les médias ont omis de nous parler...
Je reste et resterai sur ma faim d'informations fiables car mon journal favori n'a pas fait montre d'une grande volonté d'apporter les éléments chiffrés du dossier. C'est vrai, c'est un journal
d'opinion ?
Mais je me demande qui se cache vraiment derrière l'interdiction de chiffrer beaucoup de phénomènes utiles pour comprendre notre société au nom de la liberté...
Le journaliste d'investigation a suivi des cours de désinformation !