Merah finançait ses voyages par le trafic de drogues

Publié le 12 Avril 2013

Merah finançait ses voyages avec l'argent de la drogue

Des témoins assurent que le tueur participait à des go fast et qu'il aurait également effectué un voyage en Afghanistan dès 2009.

Le profil de Mohamed Merah, le tueur qui sema l'effroi à Toulouse et Montauban en mars 2012, se précise. Dès le lendemain de son équipée meurtrière, les enquêteurs de l'antiterrorisme (Sdat) se seraient en effet intéressés à l'une de ses connaissances, Amir Mohamad, 21 ans, délinquant notoire de nationalité afghane. Merah aurait participé avec lui à des livraisons de drogue. Et c'est cet Afghan qui l'aurait mis en contact avec un réseau djihadiste, selon Le Nouvel Observateur à paraître ce jeudi.

Amir Mohamad a, de fait, été entendu dès le 27 mars 2012, alors qu'il se trouvait en prison, par les hommes de la police judiciaire. Son avocate confirme que son client a toujours affirmé connaître Mohamed Merah. Mais son témoignage n'a pas été versé au dossier, les déclarations de l'intéressé ayant alors été jugées «fantaisistes» par les enquêteurs.

Trafic par voiture rapide

Le Nouvel Obs dit avoir interrogé en début d'année Amir Mohamad en prison, par l'intermédiaire de téléphones portables. Il a confirmé que Mohamed Merah participait à des go fast (trafic de drogue par voiture rapide) et a précisé l'avoir accompagné dans certaines équipées» de trafic de drogue, selon l'hebdomadaire. D'après ce témoin, peut-être négligé, «Merah vendait de la cocaïne et de l'héroïne». Une lycéenne, amie d'Amir, aurait également déclaré que les deux garçons s'étaient rendus en Espagne à plusieurs reprises, à bord de voitures rapides, pour «chercher du matériel». En clair: de la drogue.

Autre révélation: l'un des colts 11.43 utilisés par Merah et saisi chez lui aurait été volé en juin 2011 à un champion de tir en même temps que de nombreuses autres armes et des munitions. Les enquêteurs n'auraient pas pu faire le lien entre le colt volé chez un particulier et celui retrouvé chez Merah en raison d'une erreur de référencement de l'arme.

Une rencontre dans un foyer

Enfin, selon L'Obs, Amir Mohamad aurait mis Merah en relation avec les milieux djihadistes, notamment un homme qui l'aidera à se rendre une première fois en Afghanistan, fin 2009. Alors que l'enquête ne reconnaît officiellement à ce jour que deux voyages de Merah en zone pakistano-afghane, l'un à l'automne 2010 en Afghanistan et l'autre à l'été 2011 au Pakistan.

En 2009, Merah aurait traversé la frontière entre l'Iran et l'Afghanistan grâce à un faux passeport. Il aurait ainsi bénéficié très tôt de complicités, ce qui fragilise la thèse du «loup solitaire» évoquée au lendemain des tueries de mars 2012. L'avocate d'Amir Mohamad affirme toutefois que son client se désintéressait de la religion et qu'il aurait simplement donné à Merah l'adresse de sa mère en Afghanistan.

Arrivé en France en situation irrégulière à 15 ans, Amir Mohamad avait été placé dans un foyer à Toulouse, où il a rencontré Merah, selon elle. Condamné en juin 2012 pour enlèvement et séquestration, il a récemment été libéré et placé sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière. Si ce qu'il rapporte peut être jugé vraiment crédible, on se demande pourquoi les ministères de l'Intérieur et de la Justice prendraient le risque de voir filer un témoin important. Selon un haut fonctionnaire expert de l'antiterrorisme contacté par Le Figaro, le témoignage d'Amir Mohamad serait «à prendre avec des pincettes».

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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FRANHENJAC 13/04/2013 02:46


La drogue  ne profitait certainement pas qu´à lui seul. Seule raison qu´on le protège !

Charles Martel 12/04/2013 13:55


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