Méricourt, un test pour les méthodes mussoliniennes de Mélenchon et des siens. Par Alon Gilad

Publié le 12 Juin 2012

Par Alon Gilad de Riposte Laïque

Comme la majeure partie des phénomènes dans la nature et dans les rapports humains, le fascisme est un phénomène multifactoriel.

Le fascisme archétypique, celui crée par Mussolini, (Mussolini-le premier, pas son imitation grotesque se présentant ce jour à l’élection sous l’étiquette de « Front de gauche ») et le nazisme, les deux classiques du totalitarisme -s’imposant dans une société à base capitaliste et vivant une vie politique résultant d’une démocratie politique -, se caractérise par certains éléments déterminants communs.

On y observe : que la destruction de la vie démocratique « bourgeoise » est le résultat de la rencontre entre un lumpen prolétariat – s’étant radicalisé jusqu’à recourir régulièrement, et sans problème de conscience, à la violence pour réguler ses relations avec le voisinage – et des groupes ou un groupe politique, avec une ou des organisations pour lesquelles la violence politique va devenir la norme, et apte à la théoriser comme une voie rédemptrice. La violence deviendra, pour ces groupements, un nouvel épiderme révéré.

 

Mussolini est parti d’une position politique à la gauche extrême du PSI (le parti socialiste italien de Serrati, le parti socialiste « maximaliste » qui enverra à Moscou son principal dirigeant, pour participer au congrès fondateur de la troisième internationale). En acceptant les fonds secrets apportés par Marcel Cachin en 1915, le futur Duce amorcera une évolution chaotique qui le mènera jusqu’à la marche sur Rome et à la dictature fondée sur l’interdiction des partis et syndicats ouvriers ainsi que sur le stricte contrôle étatique policier de toutes les autres formations, mêmes les plus modestes.

Mélenchon a fait montre, dans la dernière période, d’une propension personnelle le révélant apte à se grimer en une sorte de Mussolini d’un nouveau genre. Ici, il s’agit de servir de faux nez à ce qu’il reste, dans notre pays, de forces militantes au stalinisme moribond.

Comme son devancier italien, le candidat du « front de gauche » à Hénin-le-Beaumont, a fait preuve d’une aptitude à dire tout et n’importe quoi. On l’a entendu réécrire l’Histoire du pays, pour flatter l’orgueil ethnico-religieux d’une population dont il recherche le bulletin de vote.

Cela s’est aussi illustré, de manière chimiquement pure, lorsqu’il a fait siéger à ses côtés, à Pau, dans son meeting électoral, deux apprentis djihadistes. Pour notre apprenti Mussolini, les deux hommes et leurs amis les « chevaliers de l’islam », -organisés pour établir le pouvoir intégral de la charia, en lieu et place du Code civil et des lois votées par les élus du peuple – avaient subi la « répression policière et fasciste du ministre Guéant »..

Mélenchon est entré dans un cycle classique

Il fait montre de ces capacités de plasticité politique, très particulières, qui lui aurait fait dénoncer : Rathenau- la paix de Versailles, Rathenau le Juif, le sioniste Rathenau, et défendre – « comme une victime de la « répression par la pseudo démocratie de la bourgeoisie » – le putschiste râté qui ira passer quelques mois de prison en Bavière, où il occupera son temps à écrire « Mein Kampf ».

En se faisant le porte-parole des revendications de groupuscules fanatiques, – qui rêvent de couvrir la France de la même chappe de plomb totalitaire que le salafisme et les Frères musulmans cherchent à installer en Tunisie et en Egypte -, notre démagogue réunit autour de lui deux des constituants essentiels de tout fascisme. Ira-t-il plus loin dans cette évolution dangereuse ?

Pourquoi Méricourt ?

Parce que ce matin, à Méricourt, petite ville de la circonscription où l’apprenti Mussolini se présente aux électeurs, les assesseurs PCF de celui-ci ont décidé qu’ils y faisaient la loi et que peut importe le code électoral, c’est eux et eux seuls qui diraient et feraient la Loi, et qu’ils seraient les seuls assesseurs. Ils ont donc décidé que, puisque leur ennemi c’est Marine Le Pen, alors ils avaient le droit de lui interdire d’avoir ses assesseurs pouvant vérifier la sincérité du suffrage.

On se demandera ingénuement pourquoi ?

Pourquoi cette violence politique fanatique, typiquement fasciste ? Pourquoi le recours à une violence que même le PCF de Thorez, que même le PCF triomphant et son million de membres de 1946, n’utilisaient pas ?

Pourquoi cette dictature, dans un seul bureau de vote d’une élection politique ?

Pourquoi cette dictature, dans un seul bureau de vote d’une élection politique ? Pour tenter d’influencer le résultat, comme au « bon vieux temps » dans les municipalités PCF ?  Mais comme il est peu probable que cela donne la victoire électorale à la caricature ridicule de l’apprenti Bénito, on doit voir, au-delà de la commune de Méricourt, ce que l’homme et ses équipes veulent promouvoir. Mélenchon veut donner le « là » des mois à venir, pour les relations de terrain, entre lui et ceux qu’il dénoncera à la vindicte politique.

Cette violence et cette arrogance totalitaire visent à provoquer un basculement dans les rapports physiques entre les formations politiques

Méricourt est un test. C’est un ban d’essai, un test à grande échelle pour lancer une nouvelle phase de violence politique. Quand on déplaira à l’apprenti-Duce du « front de gauche », alors « gare ! », on n’aura plus le droit de tenir des réunions, ni de coller des affiches, ou de distribuer des tracts.

Les hommes de confiance (les « gros bras » du stalino-mélenchisme), les fidèles du petit apprenti-Duce veilleront. Ils interviendront… qu’on se le dise !

La violence politique à Méricourt ne doit pas seulement être condamnée, avec des mots

Si l’on devait parler de « pacte républicain » et « d’antifascisme », en 2012, ce serait précisément pour concrétiser et dénoncer, comme un seul, ce qui s’est passé à Méricourt ce matin. Ce serait pour prendre un engagement solennel des formations politiques et du Président Normal Premier :

-          défense de la liberté de parole,

-          liberté de réunion,

-          liberté de diffusion et de présentation à toute élection,

-          contrôle de régularité par toutes les formations candidates.

On a presque honte de rappeler ces fondamentaux bafoués ce matin à Méricourt. Ils existent en France, depuis plus d’un siècle et demi. Mais un démagogue a décidé qu’il déciderait quand ils pourraient encore s’appliquer et à qui.

Solidarité démocratique des partis et groupes

Va-t-on se laisser museler ? Un voisin, rencontré au bureau de vote me disait : il est allé trop loin ce type. Alors moi je te le dis, faut lui donner la raclée !

Comment, lui ai-je demandé ? Comment, tu sais pas ? Ben, par l’autodéfense mutuelle des gens qui sont pour la liberté, face aux individus qui, par idéologie ou par « croyance », veulent mettre entre parenthèse ou supprimer à tous ou à quelques-uns, la liberté de pensée. la liberté d’exprimer sa pensée, quand elle respecte ce que t’appelle les dispositions d’ordre public, ça doit être sacré pour tous !

De cela découle le reste : la liberté de présenter des candidatures et de pouvoir participer au décompte des voix pour s’assurer de la sincérité du scrutin, qu’elles que soient vos propositions poltiques. En agissant ainsi qu’ils l’ont fait ce matin, les nervis politiques ayant exercé leur dictature dans un bureau de vote de Méricourt, ont décidé d’installer en France des relations politiques criminelles du même type que celles qui, en 1932 en Allemagne, furent mises en œuvre par les hommes de main de Staline.

Elles prépareront, concrètement, la voie pour le triomphe de la dictature des SA  et des SS.

Alon Gilad

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Claude Germain V 12/06/2012 18:44


Monsieur Alon Gilad .....enfin ! voila un Homme pragmatique et reveillé .....enfin un qui decrit la meluche tel qu'il est  ......