Mes impressions politique, économiques sur un voyages à Pékin et à X'ian.

Publié le 16 Mai 2010

Retour d'un voyage à Pékin!

            Je suis véritablement impressionné par cette ville de plusieurs millions d'habitants qui, en surface, équivaut à l'un de nos départements français. Il y règne une activité permanente, jour et nuit. Il semble que rien ne s'arrête. Pas même les multiples chantiers de destruction de quartiers déclarés vétustes comme ceux de constructions d'immeubles, d'habitations ou non, faisant chacune entre 30 et 50 étages. Certes, avec plus ou moins de recherches architecturales selon la destination.

             Les immeubles d'entreprises sont somptueux, ceux des habitations ressemblent parfois à nos barres HLM (puissance 10) mais avec la climatisation et sans les antennes paraboliques. Bref, l'économie chinoise fonctionne à pleins. De même, et quel divin plaisir, aucune trace d'un semblant de taggue dans les rues et sur les façades. Il semble bien que les chinois soient imperméables à l'idée d'une peinture issue de la rue. Est-ce qu'il n'aurait pas de « jeunesse défavorisée » en « situation difficile » en « recherche d'identité »? Il semblerait que ce genre d'horreur, à mon goût, ne viennent même pas l'esprit de la jeunesse. A moins que ce « nouvel art » dixit Jack Lang ne soit considéré comme il se doit. C'est à dire à sa réalité: l'expression du mauvais goût et de la déliquescence de l'Art français!.

              Lors de mon périple, j'ai pu rencontrer des français travaillant à Pékin, des francophones, des chinois parlant le français. J'ai pu apprendre par eux, qu'en dehors des grandes entreprises comme CCTV ou des compagnies étrangères installées en Chine, qu'il n' y avait aucune couverture sociale. Pas de système de retraite. Pas d'allocations familiales. Ce qui explique sans doute pourquoi tout le monde travaille avec acharnement. Tout tourne dans cette économie communiste sous l'adage: Pas de travail, pas d'argent avec tout ce que cela signifie. Je n'ai pu m'empêcher de penser à notre système politique et social qui permet une large couverture social salutaire pour beaucoup, mais qui autorise aussi, dans notre système si peu contrôlé, les abus et les excès de toutes sortes.

Dans la Chine communiste, le travailleur travail! Si tu travailles tu vis, sinon tu crèves. Ce qui n'empêche pas les dirigeants de circuler, comme en France, avec les motards et des myriades de policiers aux carrefours. Sauf qu'ils sont confortablement installés dans des Audi et autres Mercedes.

              De quoi dégoûter un honnête délégué syndical CGT ayant, comme il se doit, sa carte au PCF.  Mais voyage-t'il ce délégué syndical? C'est moins sûr. Bien sûr, l'on me dira que s'il ne voyage pas c'est parce qu'il n'en a pas les moyens. A voir!

               Petite minute de tour opérateur: Voyager en Chine par ses propres moyens est abordable. Un billet d'avion, une première nuit d'hôtel pour le visa et le reste n'est pas si coûteux que cela.

               Les auberges de jeunesse valent largement nos trois étoiles et la chambre de très bonne qualité ne coûte que 20€ pour deux personnes par nuit.

La nuit dans un grand Palace à Pékin coûte entre 28€ et 70€ par personne. Il y en a donc pour tous les porte-monnaie si je puis dire. La nourriture est à profusion et vous pouvez manger pour 2€ à 2,5€ un repas dans un restaurant de bon niveau.

                Bref, le voyage forme la jeunesse et les jeunes que je rencontre sont anglais, allemand, russe, ukrainien. Très peu de français. Les français ne voyagent pas.

Nos délégués syndicaux et associatifs feraient bien d'en faire un peu plus de voyages avant de hurler à la dictature Sarkozyste en France.

               La France est un paradis condamné à faire des réformes qui seront douloureuses. Son modèle social ne pourra jamais résister à la pression économique de pays émergents comme la Chine et plus tard l'Inde.

              Quelque repères pour mieux comprendre mon discours. La moindre rue de Pékin ressemble à un boulevard Parisien à peine indiqué sur la carte de la ville. Le moindre boulevard indiqués, à la taille de l'avenue Foch à Paris. Quant aux avenues, il n' y a rien de comparable en France hormis des autoroutes à 5 voies dans chaque sens sans compter les voies pour les vélos qui sont quasiment tous électriques avec batterie rechargable à la maison sur une prise de courant classique. Il y a quatre périphériques dans Pékin plus cinq voies rapides qui partent des différents périphériques. Ils feraient honte à la plus grande de nos autoroutes.

           Les dimensions ne sont pas à notre échelle. Les espaces publique font plusieurs hectares comme celui du temple de l'été qui lui fait 300 ha avec un grand lac au centre. Un peu comme si, dans Paris à la place du bois de Boulogne, il y avait le lac d'Annecy ou les familles viendraient, pour 3€ la journée, se promenaient, danser, manger pour 0,60€ à 1,50€ et faire du pédalo. A noter qu'il y a des myriades de bus. Le voyage coûte 0,10€.

Bref, la Chine s'est réveillé, des panneaux nous font la publicité de voitures chinoises du niveau d'une Laguna à 28800 Yuan soit environ 2880 €. Certes il n' y a pas de RMI, de RSA, de prime de noël  aux chômeur ni de droits sans devoirs. L'état omniprésent décide et cela marche. Ne critiquez pas le régime chinois devant eux, ils n'apprécient pas. C'est ainsi...

           Certes la misère existe encore, elle est profonde surtout dans les campagnes. Des propriétaires de magasins ont comme seul toit, leur magasin. Toute la famille dort derrière le comptoir. Ils travaillent tôt le matin jusqu'à tard le soir. Il ne connaissent pas la société des 35 heures et des congés payés sans compter les droits sans les devoirs. Des devoirs, ils en ont, le savent. L'ordre règne à Pékin. Pas d'agression, pas de rixes, pas de bandes de défavorisés en mal d'identité. Mais ils ont le rève d'un avenir meilleur. Quelle différence avec nos sociétés revenues de tout, râlant sur tout et souhaitant faire la révolution le ventre plein et assises confortablement sur le canapé des droits acquis. 

            Que penser de tout cela? Mon impression est que la Chine ne pourra pas être arrêté par un simple décret ministériel à une frontière économique ou par des protestations syndicales dans les rues de Paris ou de Bruxelles. Pourtant, l'Europe tergiverse, ne souhaite pas imposer des contraintes à cette Chine impériale et à ses produits. En regardant ce pays de l'intérieur, on comprend mieux pourquoi! Il sera, il est déjà avec les Etat-Unis, l'avenir de ce siècle.

             La densité des échanges, l'activité économique, la surface financière font que l'europe ne pourra jamais se retrouver dans cette cour des grands de l'économie. En conséquence, j'en conclue qu'on nous dit pas combien l'avenir sera rude pour cette Europe, les nations qui la composent et singulièrement la France.

              A terme, c'est tout notre système social qu'il vaudra revisiter si ce n'est revoir de fond en comble. Comment tenir tête à un pays capable d'aligner non seulement la performance acquise grâce aux échanges de technologies mais aussi, le nombre de petites mains payées 100€ par mois tous très disciplinés. Sans compter que la Chine est excédentaire en terme de PNB et qu'elle est devenue la banque américaine avec son matelas de réserve en dollars.

 

             Les débats franco-français paraissent ridicules. Martine Aubry fait partie de ces gens irresponsables qui entraînent la France dans le déclin. Notre pays n'a vraiment pas besoin d'un parti socialiste qui ne songe qu'à réconforter, soulager, endormir par des mots et ouvrir grand le porte monnaie de l'état providence. Sans distinction bien sûr! Sans prévenir des effets de cette politique qui sera un suicide de notre économie.

Nous serons bien obligé de contrôler les dépenses générales et au minimum et avec sévérité les redistributions de salaires sociaux et les différentes aides comme les APL et autres.

            Nous devrons revoir sans doute ou du moins surveiller de près des dépenses sociales comme la CMU et les Aides médicales aux clandestins. D'une manière générale, il faudra bien stopper l'afflue discontinue d'une immigration coûteuse, quoi qu'en pensent les bien-pensants, qui ne sert finalement que les intérêt du MEDEF. Voir mon article à ce sujet.

 

              Quel est le parti politique prêt à tenir ce langage du « serrage des boulons »?

Il faudra et c'est évident que les hommes politiques qui voudront faire de la France une puissance économique sur des domaines particuliers de la « matière grise » acceptent de mettre l'accent sur la formation, les études en technologie, la recherche et renoncent à fabriquer des cancres et des incultes.

              Il faudra aussi qu'il y ait une autorité qui fasse remettre la France au travail. Cette politique ne peut-être de gauche. La droite aura-t'elle le courage de la mettre en place? De toutes façons, cela passera par l'exemplarité du personnel politique. Car ils ne pourront pas demander aux citoyens et s'absoudre dans le même temps comme l'on peut le constater dans le dossier des retraites.

               A mon humble avis, au regard de ce vécu à Pékin et à X'ian situé à 1200 km dans les terres, une expérience bien modeste je le reconnais, certainement insuffisante pour faire de moi un expert, je crois véritablement, au vu des échelles et des économies, que nous avons une vraie révolution des esprits qui n'a rien à voir avec celle voulue par l'extrême gauche.

            Cette révolution devra sans doute passer par l'accouchement d'une France qui devra retrouver ces valeurs et son enthousiasme à faire de la France un petit Dragon si ne n'est un Lion ou du moins Coq fier de lui-même. Est-ce déjà trop demander?

               Nous avons les qualités et les capacités non pas de dominer ou de faire jeu égal mais de rester un pays qui comptera dans l'avenir. Sinon, ce sera la paupérisation avec, comme seule satisfaction, le départ de ceux qui trouveront que la France n'est plus aussi « intéressante ». Et encore...

Gérard Brazon

 

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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