Michel Tubiana, l'indigne défenseur des Droits de l'Homme à géométrie variable

Publié le 22 Août 2012

Indignes « alter-juifs » à l’indignation sélective, par Johann HABIB

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Cette contribution est une réaction à la tribune du 4 Aout 2012 de Michel Tubiana, avocat, président du « réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme », intitulée « inopportun renforcement des relations entre l’Union européenne et Israël », et ayant pour sous-titre: « Il ne faut pas fermer les yeux sur le drame que vivent les palestiniens ».

Haine de soi

Répondre aux « alter juifs » n’était jusqu’à présent pas une priorité. Ils servaient certes de fabuleux faire-valoir aux jihadistes et propagandistes, mais l’on préférait les laisser se complaire dans leur haine de soi.

Cependant, l’attentat de Toulouse est venu nous rappeler violemment que la désinformation continue nourrit la haine qui engendre le crime. Merah, abreuvé d’images biaisées, a voulu venger « les enfants palestiniens massacrés » en perpétrant son carnage.

Dès lors, il parait nécessaire de mettre en évidence le ridicule de la posture de Michel Tubiana et consorts, au risque de leur donner trop d’importance, compte tenu de leur faible audience.

« Les palestiniens vivent un drame »

Effectivement, les palestiniens souffrent de l’incompétence et des erreurs stratégiques de leurs dirigeants, qui n’ont jamais su prendre le train de l’Histoire en marche.

A de nombreuses reprises, les leaders israéliens, de toutes tendances, ont tendu la main à Mahmoud Abbas, l’enjoignant de venir s’asseoir à la table des négociations.

Ils ont essuyé des refus systématiques, sous prétexte de poursuite de la « colonisation », quelques bâtiments construits en Judée Samarie.

Constructions dans les implantations

Les européens versent des milliards aux (arabes) palestiniens pour se donner bonne conscience. Dans le même temps le développement économique de cette population serait entravé par le « régime israélien ». Cela appelle trois remarques :

Il est de notoriété publique que les dirigeants (arabes) palestiniens ont toujours détourné une partie des subventions à leurs profits, ce qui fait d’eux les premiers responsables de cette situation.

Ville nouvelle palestinienne en construction, proche de Ramallah et Naplouse

Sur le terrain, ce qu’ignore manifestement monsieur Tubiana, la coopération pour le développement des territoires est une réalité et les échanges économiques posent Israël comme premier client des palestiniens.

Nombreux sont les séminaires organisés par l’État juif pour former les cadres palestiniens dans des domaines aussi variés que la gestion des ressources naturelles, la protection de l’environnement, le développement industriel ou l’initiation aux finances publiques.

Enfin, on assiste actuellement au développement économique sans précédent de villes comme Djénine, Naplouse ou Ramallah.

L’Europe n’aurait pas compris la révolution arabe

D’après Michel Tubiana, les européens n’auraient pas compris le «formidable élan démocratique des révolutions arabes», et auraient dû pousser plutôt Israël à « s’insérer dans son environnement géographique naturel ».

Le grotesque de cette réflexion, montre bien l’aspiration profonde de mon confrère : voir Israël, pays où les libertés individuelles sont élevées au rang de sacré, régresser vers un obscurantisme qui n’a jamais caractérisé l’État juif.

L’on constate aujourd’hui, hélas, que d’autres totalitarismes ont capté le printemps arabe dans ce qu’il est convenu d’appeler désormais l’hiver islamiste.

Indignation sélective : Le mal de notre époque

Un exercice de comparaison anéantit définitivement les errements de Michel Tubiana. En tant que président du « réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme », il est inaudible lorsqu’il s’agit par exemple de remettre la Hongrie, membre à part entière de l’Union Européenne, dans le droit chemin, après la promulgation récente de lois liberticides.

L’élimination par le pouvoir russe de toute opposition ne l’émeut pas plus, pourtant les relations commerciales entre l’Union et la Russie sont aussi, de plus en plus denses.

La situation catastrophique de la femme dans les pays arabes ne l’ébranle pas au point de demander le boycott des importations en hydrocarbures saoudiens.

La liste pourrait s’étendre. Certes, il est plus facile de jeter l’opprobre sur un pays déjà cible de la propagande islamiste, que de venir juger sur place de la réalité du terrain.

Un président d’association de défense des « Droits de l’Homme » qui, de surcroit, est membre d’une profession fondée sur l’éthique, porte une responsabilité primordiale comme repère moral dans la cité.

Qu’il se porte en relais indigne des pires media islamistes, étrangers à toute idée d’humanité et de démocratie, anéantit totalement sa crédibilité personnelle et celle du réseau d’associations qui le soutient. Il faut dénoncer sans relâche leurs actes et leurs prises de position car leur rare violence verbale est fortement corrélée ces mois-ci à une multiplication sans précédent des actes antisémites en Europe.

Source : Parole Volée, Johann HABIB, Avocat israélien, via Temps et Contretemps : le blog de Jacques Benillouche

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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