MISERE, DELATION, MENSONGE : LES 3 PILIERS DU SOCIALISME. Par Maurice D.

Publié le 31 Juillet 2012

        Je cite souvent Georges Orwell et son 1984. Ce n'est pas le seul livre qu'il ait écrit, mais celui-là a beaucoup marqué les esprits de son époque. Il y décrit un monde entièrement contaminé par le socialisme qu'il résume en trois mots : misère, délation et mensonge.

 

Comment Orwell, de son vrai nom Eric Blair, en est-il arrivé à cette description lapidaire ? Par l'observation et l'analyse marxiste du système qu'il a vu à l'œuvre dans la France socialiste et la tentative de prise communiste du pouvoir dans l'Espagne des années 1930.

 

Georges Orwell 

Né en 1903 aux Indes d'une famille anglo-indienne, Orwell, homme de gauche, vécut à Paris de petits métiers dans ce monde où se côtoyaient, sans complexe, fascistes et socialistes. Écoeuré, il gagna l'Espagne en guerre civile et s'engagea dans le POUM, Parti Ouvrier d'Unification Marxiste.

Ce parti communiste était de tendance trotskiste, c'est là qu'il apprit la méthode d'analyse marxiste des sociétés, avec Victor Serge, en réalité Victor Lvovitch Kibaltchiche, militant communiste et membre du Politburo soviétique.

Considérés comme des traîtres au Parti communiste soviétique, les membres du POUM furent recherchés à Barcelone, pourchassés, torturés et exécutés par les communistes espagnols dans des conditions atroces. Par exemple, on coinçait l'homme dans plusieurs pneus auxquels le feu était mis. Victor Serge s'enfuit au Mexique retrouver Trotski. 

Dégoûté, Orwell partit au Maroc où il travailla en usine. C'est après la guerre qu'il se remit à écrire comme journaliste à The Tribune. Révulsé par le socialisme et ne comprenant pas la stupide soumission des démocrates libéraux aux injonctions "morales" de la gauche, il conçut de son expérience personnelle analysée selon la méthode marxiste, le monde tel qu'il serait si les socialistes devenaient partout majoritaires : misère, délation et mensonge.

C'est en 1950 qu'il imagina que cela serait la réalité dès 1984. C'était un peu prématuré, mais nous y arrivons. 

LA MISERE, PREMIER PILIER DU SOCIALISME 

La misère apportée par le socialisme est une évidence historique. Jamais dans l'histoire des faits économiques et sociaux on n'a vu un pays où cette idéologie aurait apporté la prospérité. Orwell l'explique par la division du monde socialiste en trois classes.

L'élite socialiste issue des grandes écoles constitue ce qu'il appelle le "Parti de l'Intérieur". Ils sont peu nombreux, mais détiennent tous les pouvoirs. Ils n'ont aucune morale bien qu'ils se drapent constamment dans la "moralité" et "l'exemplarité", "notions destinées à l'éducation des classes populaires", comme disait Georges Marchais. Ils ne sont pas forcément très riches, pour la bonne raison que, pouvant obtenir tout ce qu'ils désirent, belles maisons, femmes, moyens de transports luxueux, vêtements, honneurs, services… simplement en le prenant à la République, ils n'ont pas besoin d'une fortune personnelle considérable.

Ils n'ont aucune conviction politique sérieuse, sinon celle que le socialisme est le meilleur moyen de profiter du pouvoir.

Les membres et militants du parti sont "le Parti de l'Extérieur". Eux aussi doivent donner aux masses populaires, au moins en apparence, l'image de l'honnêteté et de l'exemplarité. Depuis Mafia rose, on sait par un témoignage de l'intérieur qu'il n'en est rien, et par toutes les inculpations publiques d'élus socialistes (dont on n'entend plus du tout parler depuis que Hollande est président, cela fait partie du mensonge) on sait que c'est une règle générale : les socialistes n'ont aucun scrupule à détourner le bien public à leur profit et celui du parti.

Les militants non plus n'ont pas vraiment besoin d'être riches, ils sont récompensés de leur fidélité par des emplois à vie, de confortables retraites, des vacances plus longues que celle des autres travailleurs, des temps de travail réduits et toutes sortes de petits avantages, de primes, de gratuités qui leur donnent envie de rester dans le système socialiste.

Et puis, il y a les travailleurs, tous les travailleurs. Depuis ceux qui gagnent bien leur vie parce qu'ils ont fait de bonnes études ou ont gagné leur fortune par leur imagination et un travail acharné (les "riches"), à ceux qui peinent à gagner leur pain et ont besoin d'aides sociales pour assurer leurs fins de mois. Orwell les appelle "les prolétaires", et nous "le secteur privé". Les plus pauvres sont maintenus par tout sorte d'aides sociales dans un état de dépendance à l'Etat qui assure, en principe, leur fidélité au système par la peur de perdre les aides dont ils bénéficient.

L'important étant qu'ils ne réfléchissent pas à la vraie cause de leur condition, on occupe leur esprit avec des dérivatifs : la vie et les moeurs dissolues des stars, le jeu (loto, etc.) et le sport. Autrefois, Marx reprochait à la religion d'être l'opium du peuple, dans 1984 comme aujourd'hui c'est le sport qui est l'opium du peuple. Par "sport", on parle ici de ces spectacles analogues aux jeux romains du cirque, montés à coups de centaines de millions d'euros qui auraient mieux leur utilisation à soulager le chômage et la misère grandissante du peuple. La stabilité du socialisme, dit Orwell, "repose sur ces esclaves dévots qui ne remettent rien en question"…"Le travail épuisant, le souci de la maison et des enfants, les querelles mesquines entre voisins, les films, le football, la bière et surtout le jeu forment tout leur horizon et comblent leurs esprits. Les garder sous contrôle n'est pas difficile"…

Les socialistes ne sont pas "très" riches, les prolétaires du secteur privé ne sont pas "très" pauvres, mais les premiers obtiennent sans difficulté tout ce qu'ils veulent, les seconds ne peuvent que très difficilement l'obtenir : "Le principal article du programme socialiste est que l'inégalité économique soit rendue permanente". 

La richesse et les privilèges sont plus facilement défendus quand on les possède ensemble. C'est ce qu'ont compris les socialistes : "la seule base sûre de l'oligarchie, c'est le collectivisme".

Aucun socialiste n'est très riche, mais ensemble ils détiennent toute la richesse de la nation et tout le pouvoir. Leur grand souci est de les préserver contre les ambitions du peuple qui doit rester dans une misère relative. 

LA DELATION, DEUXIEME PILIER DU SOCIALISME

Le deuxième pilier du socialisme, c'est la délation.

Pas la "dénonciation", la "délation". La dénonciation d'un crime est une obligation légale. La délation est une dénonciation calomnieuse qui consiste à dire "Je pense qu'Untel n'est pas un bon socialiste". Dès l'école socialiste, on apprend aux enfants à dénoncer leurs parents, c'était le cas en Union soviétique, à Cuba et dans les pays de l'Europe de l'Est, c'est encore le cas dans certains pays comme la Chine et la Corée du Nord. La délation a un grand avantage pour l'oligarchie socialiste, elle permet d'identifier, et si nécessaire de retirer rapidement de la circulation ("les effacer" dit Orwell), ceux qui s'éloignent de la pensée politiquement correcte. Les opposants peuvent le faire en rappelant que "autrefois" certaines choses fonctionnaient mieux qu'aujourd'hui, ce qui est politiquement incorrect puisque le socialisme étant par définition "le progrès", ce qui se passait avant ne peut qu'avoir été que mauvais, comme du temps de Sarkozy, par exemple.

Ils peuvent le faire en démontrant que les réalisations du candidat président socialiste ne correspondent pas à ses promesses alors que les ministres et les médias aux ordres ne cessent de répéter que "conformément aux promesses du candidat-président François Hollande, le parti socialiste a fait…".

Ils peuvent le faire de bien d'autres manières encore, comme le font les Tibétains en se suicidant. L'important est que des sanctions soient prises. Par exemple, le parti fait pression sur la rédaction pour que tel journaliste ou tel humoriste soit muté ailleurs, voire carrément licencié (Zemmour, Ménard, Géra, etc.). Ou bien, comme en Chine aujourd'hui, le corps du suicidé disparaît, sa famille, ses amis et ses relations professionnelles aussi. "Ils sont effacés", dit Orwell.

La délation fonctionne surtout par l'utilisation de moyens d'espionnage sophistiqués. Pour Orwell, c'est la télévision qui espionnait les citoyens de 1984, leur écran de télévision filmant et enregistrant ce qu'ils faisaient et disaient chez eux. Aujourd'hui, on sait trier et classer les messages et les informations qui circulent sur internet, les réseaux sociaux et les téléphones portables pour établir le profil des citoyens et savoir s'il est politiquement correct ou non. La Chine le fait et, dans notre monde, le gouvernement et de grandes sociétés commerciales le font aussi, en utilisant en outre les instituts de sondages.

 

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LE MENSONGE, TROISIEME PILIER DU SOCIALISME

 

Le mensonge, est la substance même du socialisme. Très peu d’hommes savent se forger une opinion par eux-mêmes. Ils répètent ce que leur ont dit leurs parents, puis leurs professeurs et ce qu’ils ont entendu aux informations ou lu dans leurs journaux. Ils finissent par se persuader que c’est là leur opinion personnelle et sont prêts à se battre pour la défendre. Il suffirait pourtant qu’ils observent, qu’ils pensent par eux-mêmes et ils verraient la réalité telle qu’elle est et non pas comme ils sont conditionnés pour la voir.

Le problème des parents qui éduquent "mal" leur enfants en ne les imprégnant pas dès leur plus jeune âge des idéaux du socialisme est réglé dans 1984 par leur mise à l'école dès qu'ils sont sevrés.

Est-ce différent de la proposition de Veillon, l'actuel ministre de l'Education, qui propose que l'école soit ouverte aux petits dès deux ans ? C'est joliment emballé de bonnes intentions : ainsi les parents disposeront de plus de liberté et seront moins fatigués.

En réalité, l'idée est qu'en socialisme, il faut que les parents aient le moins possible l'occasion d'enseigner à leurs enfants que "c'est pas beau de mentir" et "c'est pas beau de rapporter", puisque mensonge et délation sont deux des piliers du socialisme. 

À l'école, on apprend aux enfants à rapporter et que l'autorité publique "est" la vérité, quoi qu'elle dise, donc que ce que disent les parents à la maison, ce sont des mensonges.

J'ai moi-même été sidéré d'entendre ma petite fille rentrant un jour de l'école me dire "J'ai dit au maître que tu avais été en Calédonie, c'est vrai que les blancs battent les canaques?"

Les professeurs sont pris en main dès leur entrée dans l'enseignement : ils ne peuvent s'écarter des programmes et s'ils veulent progresser professionnellement, ils doivent être syndiqués. Les gardes-chiourme s'appellent "inspecteurs de l'éducation nationale".

Pour propager le mensonge, l'éducation nationale retire l'Histoire des programmes ou la réécrit à la mode socialiste.

 On retire par exemple Charles Martel, Jeanne d'Arc, Louis XIV et Napoléon des livres, on les remplace par l'étude dithyrambique de Robespierre, Gracchus Babeuf, Jaurès et Blum. (Léon Blum dont les socialistes feignent d'oublier qu'il mit Pétain au pouvoir et déclara "il est du devoir des races supérieures d’imposer la civilisation aux autres races").

Les créateurs d'entreprises sont appelés "capitalistes" et systématiquement représentés en gros hommes en haut de forme, cigare au bec, volant et fouettant les ouvriers.

L'encadrement des écoles, à tous les niveaux, y compris dans les plus prestigieuses comme l'ENA et Sciences Po, n'est plus composé que de socialistes pour bien verrouiller le système.

Autre vecteur du mensonge socialiste : les médias.

En France, la plupart des médias prennent leurs informations auprès d’une seule agence de presse, celle qui rédige ses dépêches en français, l’AFP. Ce n’est que de façon marginale qu’ils ont recours à d'autres agences comme Reuter. Qui finance l’AFP ? L’Etat socialiste et quelques grands groupes de la finance. Donc, les citoyens sont indirectement et de façon permanente nourris du point de vue de l’Etat et des groupes financiers.

La plupart des médias survivent de subventions et ont dans leur capital et leur conseil d'administration des banques et des milliardaires. Caisse d'Epargne et groupe Hachette à l'Humanité, groupes Lagardère et Perdriel au Monde, banque Rothschild, Pierre Bergé, André Rousselet et Banque Suez à Libération, Banque Lazard aux Inrockuptibles, Groupe Perdriel et l'Oréal au Nouvel Observateur, groupe Pinault au Point, etc.

Il n'y a guère que Valeurs Actuelles qui soit financièrement indépendant.

Que font ces "capitalistes" dans ces entreprises médiatiques qui perdent de l'argent, ce qui à première vue n'est pas leur intérêt ? Ils contrôlent leur ligne éditoriale. Que cette ligne éditoriale soit communiste, comme à l'Humanité, ou socialiste, comme à Libération, au Monde, au Nouvel Obs, aux Inrockuptibles, au Point (avec BHL), ne les inquiète pas, au contraire. Ils savent que le socialisme est le moyen le plus sûr et à première vue le plus indolore d'asservir le peuple.

Pour tondre les moutons, rien de tel qu'un troupeau bien discipliné qui pense que le berger (la presse) lui dit la vérité, un peuple qui croit que sa noblesse (de nos jours les énarques socialistes) veut son bien et son bonheur.

Croire qu'il y a une opposition entre socialistes et capitalistes est une erreur fondamentale à laquelle s'ajoute une autre erreur, celle de croire que la presse dénonce la première erreur. Ils s'entendent comme larrons en foire pour gruger les peuples. On les trouve autour des mêmes tables dans leurs clubs : Le Siècle, le Grand Orient de France, French American Foundation, Bilderberg.

Ils banquètent, jouent au bridge, présentent leurs filles à leurs boutonneux tout frais émoulus de Sciences Po ou de l'ENA pour qu'ils copulent et leur fassent de beaux petits enfants qui seront eux aussi énarques et socialistes un jour.

Sont-ils plus intelligents que les moutons du peuple ? Pas sûr ! L'ouvrier ou l'employé qui se fait exploiter ne sait pas toujours qui l'exploite et comment s'en défendre, mais au moins il sait qu'il est exploité.

Le jeune socialiste invité à rejoindre le Siècle, FAF, le G.O. ou Bilderberg ne sait pas, lui, qu'il est exploité. Pensez ! C'est tellement valorisant de jouer au bridge avec le baron Sellière - demandez à Martine Aubry, de serrer la main du Prince Bernhardt des Pays-Bas - demandez à Manuel Valls.

Si "ces gens-là" les acceptent dans leurs clubs et leurs fondations, les initient dans leurs loges, c'est qu'ils ont reconnu leur valeur intellectuelle, il n'y a pas d'autre explication pensent-ils, les naïfs !

L'outil du mensonge, c'est la désinformation. Journaux acquis au pouvoir et chaînes de télévision, en sont les vecteurs.

La désinformation, c'est affirmer par exemple que l'augmentation de la CSG qui remplace en en alourdissant le coût pour les contribuables la TVA "sociale" de Sarkozy "c'était dans le programme du candidat-président", alors qu'il avait affirmé exactement le contraire, qu'il n'y aurait pas d'impôt touchant les classes les plus défavorisées.

Parce que la TVA sociale, il y avait un moyen pour les pauvres d'y échapper, c'était de ne plus acheter de produits importés, puisque son objectif était de faire acheter français. Par contre, la CGS personne n'y échappe, elle n'a pour objectif que de faire rentrer plus d'argent pour payer plus de fonctionnaires.

La désinformation est particulièrement flagrante quand il s'agit des immigrés que les socialistes veulent plus nombreux pour en faire un lumpenprolétariat (prolétariat de la misère) docile, entretenu par les aides sociales financées par les impôts des travailleurs.

Lorsque des délinquants ou agresseurs sont d'origine immigrée, la presse ne donne pas leur nom la plupart du temps, quand tout le monde sait dans l'heure qui suit que le meurtrier d'Agnès s'appelle Mathieu.

Nous sommes passés aujourd'hui à une étape supplémentaire.

Non seulement Le Monde ne donne pas le prénom de l'assassin d'un jeune juif, mais il essaie d'égarer le lecteur en lui prêtant celui de Vladimir !

Clin d'œil qui rappelle aux initiés que Vladimir Poutine a déclaré récemment qu'avec les socialistes : La France deviendra dans moins de 20 ans la colonie de ses anciennes colonies.”

Non seulement Le Monde dit clairement aux Français que la délinquance d'origine musulmane doit être cachée, mais on met délibérément l'opprobre sur une autre communauté, les gens de l'Est et notamment les Russes, qui sont blancs et chrétiens.

C'est ça la désinformation, elle fait partie du mensonge socialiste permanent, avec le traficotage de l'Histoire et les promesses politiques non tenues, et c'est devenu notre vie de tous les jours.

Maurice D.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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island girl 01/08/2012 19:35


L'HYPOCRISIE est l'arme majeure du socialisme ..regardez notre bouffon national il en a toujours usé démusurément !