Mitterrand a tout perverti: Par Sandrine Bussan et Gérard Brazon

Publié le 17 Mai 2011

           Quand j'ai lu cet article de Sandrine, je suis revenu trente ans en arrière. (Lire ICI) Je fais partie de ces gens qui ont permis la naissance de toute cette engeance que je vois désormais sur mon écran de télévision. Une engeance qui m'explique, en long et en large, combien la justice américaine est barbare, injuste, et qu'il serait urgent d'attendre et de comprendre au sujet de Dominique Strauss Kahn.  

          C'est cette même engeance qui a laissé et laisse détruire la nation en tant que telle et les français en tant que citoyens français libres et égaux entre eux au nom d'un idéal de fric et de pouvoir sous couvert d'humanisme .

        Ou est cette liberté, cette fraternité, cette égalité. 

        Qu'est-ce que c'est que cette liberté qu'il demande pour DSK ?  

        Qu'aurait-ils dit ces serpents, si cela avait été un homme de droite qui avait été accusé de viol dans une chambre du Sofitel ?

         Ou est cette justice, lorsque l'on a pu voir l'acharnement de la gauche lors de l'affaire Betencourt l'année dernière ? C'était une chasse au Ministre. 

         Non pas que je cherche à défendre tel ou tel Ministre, tel Président "bling-bling", ou tel comportement dépensier d'un premier Ministre pour ces Week-ends. Mais entendre des descendants de Mitterrand qui fût l'homme de la descente aux enfers de la France me donne envie de vomir. Véritablement.

           Imaginons si ce DSK avait été Président de la République! (nous l'avons sans doute échappé belle) Alors oui, la France aurait été salie. Il est Français certes, est Président du FMI.

          La France n'est pas concernée en tant que nation. Les socialistes n'ont pas à chercher à recouvrir du drapeau national, les turpitudes d'un français fût-il socialiste qui, s'il est innocent, devrait-être libéré.

        Alors oui, j'ai quelques doutes sur le même type d'affaire si cela s'était passé en France, dans un Sofitel parisien !  Je pense que cette affaire n'aurait même pas eu lieu. Du moins, personne n'en aurait parlé. Comme pour Mazarine la fille adultérine du Roi socialiste François.

         Le pire c'est que les déclarations de ces socialistes sont d'une indécence monumentale face à la vraie victime qui est, quoiqu'ils en disent, une femme de chambre, noire d'origine africaine, travaillant dans un Hôtel de luxe à laver et essuyer derrière les grands de ce monde. Je n'y vois que du mépris de leur part.

         Je suis scandalisé de voir ces UNES de journaux s'étalaient en permanence sur l'affaire DSK,  et le soir sur les JTs avec les mines de circonstances. Celles défaites des socialistes qui osent affirmer que "c'est la France" qui est touchée, et celles des journalistes et autres commentateurs toute honte bue.

         Si DSK est victime, ce n'est que de son penchant à vivre des relations pimentés avec les femmes, comme beaucoup le disent désormais. Sauf que le piment, ce sont toujours elles, les femmes, qui l'avalaient in fine. En se taisant pour ne pas froisser le "Grand Homme" ou pour ne pas avoir des histoires par la suite. Cette génération d'hommes politiques de gauche vient de cette journée du 10 mai 1981. 

Gérard Brazon 

par Sandrine

Ayant parcouru les expériences très intéressantes de 1981 des auteurs de RL, j’ai envie de me livrer au même exercice.

L’avis d’une femme ordinaire ne peut-il pas lui aussi être représentatif de quelque chose, justement parce qu’il est partagé par un certain nombre de gens « lambda » ?
En 1981, j’avais trente ans et ne faisais pas de politique. Mais cependant j’avais quelques idées bien définies, par exemple je ne voulais plus de Giscard, à aucun prix. Sa suffisance, sa manière de se prendre pour Louis XIV réincarné, son incapacité à réformer certaines choses, m’avaient convaincue. Et puis aussi cet immense espoir chez les jeunes de l’époque, qui nous soulevait comme une vague, nous faisant croire que tout allait changer avec Mitterrand.

J’avais bien un proche qui m’avait parlé de l’attentat bidon perpétré par lui-même sur lui-même par Mitterrand dans le but d’attirer l’attention sur lui, mais l’enthousiasme de toute ma génération (ou presque) l’emportait.

Mais en mai 1981 j’habitais à l’étranger, et j’ai donc demandé à ma soeur aînée de voter pour moi. Quand je lui ai dit que je voulais voter pour Mitterrand, elle m’a répondu sur un ton aussi choqué que si j’avais commis un attentat à la pudeur : « tu n’y penses pas, voyons ! Je ne vote pas pour toi dans ce cas !… Je ne prends ta procuration que pour Giscard !… » bel exemple d’intolérance , d’ingérence dans mes affaires privées, et d’irrespect pour le système de la procuration. Bref, ostracisée, réprimandée, punie, je l’ai laissée voter pour Giscard en mon nom.

Au moins, dès les premières erreurs de Mitterrand, j’ai pu dire avec la plus entière mauvaise foi : « non, je n’ai pas voté pour lui !…». Brève et mensongère (comme lui) consolation.

Lorsque les 39 heures ont commencé à être débattues et organisées, j’étais de retour en France, dans une maternité, en train d’accoucher. Je n’oublierai jamais l’aide-puéricultrice qui venait s’occuper du bébé. Elle avait un tout petit salaire, elle était de ceux qui avaient dû placer beaucoup d’espoir en Mitterrand, mais ce n’était plus le cas. Elle était horrifiée par les 39 heures. Tous les jours elle me parlait des problèmes d’organisation de la maternité avec ces 39 heures. Elle me racontait que c’était déjà la croix et la bannière pour organiser le service de nuit avec 40 heures, alors avec 39 !…Et en partant, avant de fermer la porte de ma chambre, elle levait un poing fermé. Les « petites gens », les mal payés, les inquiets, ceux qui avaient voté pour lui, ceux qui avaient mis le plus d’espoir en Mitterrand, déjà étaient déçus.

Et la suite a été pire.

L’un des auteurs de votre journal parle de l’abolition de la peine de mort comme d’une victoire. Certes, bien sûr, une victoire de l’humanisme. Mais apparente seulement. Car pour moi on pouvait tout à fait garder la peine de mort dans l’arsenal de peines, sans l’appliquer. Pourquoi alors l’a-t-on abolie ? Par défiance envers le peuple, mis ainsi sous tutelle. Je m’explique : cette abolition marque selon moi une mesure démagogique, et surtout une défiance à l’égard des jurys populaires, présentés jusque là comme émanation du peuple souverain. Le peuple n’était donc plus souverain. C’est dans la même logique qu’on peut aujourd’hui faire appel d’un arrêt de cour d’assises. Et la Justice, depuis, erre. Elle a complètement perdu la boussole, pour ne pas dire la boule. Elle ne sait plus où elle en est. On voit un journaliste poursuivi et condamné pour avoir dit la vérité. On voit poursuivre Riposte Laïque pour ses opinions, mais certains groupes de rap peuvent tranquillement et ordurièrement cracher sur la France. Même les instance supérieures de la justice peuvent errer : on lit sur le blog d’un avocat général près la cour d’appel de Paris, que la cour de cassation casse quand ça lui plaît !…Qui a encore confiance en la justice de notre pays ? Pour moi, ayant fait des études de droit, la justice était un monument de probité, de finesse dans le raisonnement juridique, etc. Mais c’est fini. Ceci a engendré cela, selon moi. Et excusez mon vocabulaire, mais nous nous sommes fait baiser, dans tous les domaines et pas seulement dans celui du travail ou de la justice, par Mitterrand. Et il en jouissait, comme il a joui par avance d’imposer sa concubine à son enterrement, à côté de son épouse légitime, juste pour choquer le bourgeois.

Mitterrand a tout perverti. Et le peuple n’est plus du tout souverain, en rien. C’est l’idéologie qui règne. L’idéologie, ça peut devenir rapidement fasciste, si l’on n’y prend pas garde.

Sandrine Bussan

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Johanny 21/05/2011 18:32



les bobos anticléricaux du microcosme politique parisien, adorateurs de leur bite et de "sainte capote", s'inquiètent plus de ce "pôvre malheureux" DSK que des chrétiens régulièrement
assassinés par les islamistes barbares



Nancy VERDIER 21/05/2011 17:36



Mitterrand et dans son sillage Chirac ont tout perverti. Moi, je n'avais pas voté Mitterrand, je n'avais aucune confiance en ces socialistes. L'abolition de la peine de mort a
été selon moi une grave erreur. Il fallait en effet la maintenir et en faire usage uniquement quand il n'y avait pas de doute. Tout cela venait de l'erreur judiciaire (probable ??) de "l'homme au
pull rouge" de l'affaire Ranucci accusé de l'assassinat de la petite Rambla, de 8 ans et qui fut le dernier exécuté de France. Dans l'affaire Patrick Henry, ce fut terrible de la part de Badinter
de laisser cette famille (dont Patrick Henry était un familier) dans ce deuil terrible et de sauver la tête de Patrick Henry. Le maintien de la peine de mort aurait peut-être évité des
récidives comme on en voit si souvent aujourd'hui et l' horrible affaire Fourniret. Une épée de Damocles sur la tête des salauds peut parfois les faire hésiter. Pas question que les
socialistes reviennent au pouvoir...!!!!



Johanny 17/05/2011 18:44



C'est à croire que chez les socialistes la violence causée aux femmes est un sujet banal qui ne mérite aucune décence ni aucun respect, et que cette femme, que les socialistes et la gauche
qualifient d'affabulatrice, calculatrice, manipulée, intéressée par l'argent en fait n'était qu'une poupée de chiffon que l'on prend et que l'on jette après usage ou qu'un paillasson d'hôtel face
au pouvoir de cet immonde personnage .


 


culture soixantehuitarde ayant pour origine la même que les événements de mai 68, les mecs voulaient aller baiser les filles dans leur campus! ( pardon pour les mots crûs mais j'appelle un
chat "un chat"...... la soi-disant "soif de libertés" c'était ça et rien d'autre !... ça a donné Cohn Bendit, D.S.K. et tous les autres....


 


Quelle honte pour la France tout entière !



island girl 17/05/2011 18:23



 N'oubliez pas que Mitterand avait à l'origine des dents de vampire qu'il a fait limer pou se présenter à l'élection présidentielle!