Mohamed Merah: l'extrait d'une interview, d'un mec pas drôle: Jamel Debbouze

Publié le 15 Avril 2012

C'est l'histoire d'un marrant dans tous les sens du terme, qui va se faire soigner à l'Hôpital Américain de Paris, y accompagne sa femme, circule dans des voitures de luxe, vit comme un homme riche et affirme que l'islam, ce n'est pas ce qu'il lit dans les journaux.

Bref, c'est l'histoire d'un comique dans tous les sens du terme, qui est à côté de la plaque et ferait bien de ne pas prendre les français pour des cons ou au minimum de revoir ses tablettes sur l'islam! 

C'est l'histoire d'un drôle qui confond une culture dans un village et un système politico-juridique et religieux qui s'installe partout dans le monde et n'a rien à voir avec le bon voisinage et les repas en famille!

C'est l'extrait d'une interview, d'un mec pas drôle: Jamel Debbouze qui ne comprend pas que Mohamed Merah n'est pas le produit d'une banlieue mais bien celui d'une religion, la sienne même, s'il pratique pas ou peu!

Gérard Brazon

Journal La Vie  (...) A propos de Mohamed Merah

Une frustration exacerbée par un islam radical ?

Chez Mohamed Merah, répétons-le, il y a zéro idéologie ! Et l’islam dont parlent les journaux, je ne le connais pas. J’ai appris l’islam de la manière la plus noble qui soit, en étant tolérant, en ayant de la sollicitude pour le monde qui m’entoure.
Quand j’étais môme, notre religion c’était le football : on jouait cinq fois par jour en direction de La Mecque ! On faisait le ramadan, et l’ambiance était formidable. À 17 heures, on était tous dans le même état d’esprit, un peu énervés. Et le soir, on se retrouvait avec toute la famille pour dîner et les plats passaient de maison en maison. C’était un vrai moment de partage, de communion…

La religion, c’était le ciment de la famille, un repère fort qui nous permettait de nous retrouver autour de valeurs. Surtout, ça sert à ne pas avoir de peur de l’après, et c’est rassurant !

Quelles sont pour vous les valeurs de l’islam ?

L’ouverture, le partage, la solidarité. Quand il y avait un mort dans le quartier – et il y en a eu malheureusement –, il y avait des veillées. On se retrouvait avec la famille endeuillée, et il y avait une solidarité incroyable, palpable, car tu apportais des choses à manger et tu donnais de l’argent pour rapatrier le corps, et cette solidarité était ­affective, car on était là. Et cela durait 40 jours…

Vous êtes marié à une catholique. Un couple mixte en 2012, c’est une évidence ?

Avec ma femme, ce n’est jamais un sujet de débat. On a été mariés par un homme exceptionnel, le père Guy Gilbert, qui fait un travail remarquable dans un mas du sud de la France avec des ex-taulards, des exclus à qui il essaie de donner goût à la vie – il n’a pas d’argent et dès que je peux je fais un appel au don. Le jour du mariage, il n’avait jamais vu autant de musulmans dans une église ! D’ailleurs, il a commencé son prêche par "Salam alikoum". Notre fils, parfois, va à l’église le dimanche et, parfois, plus rarement, le vendredi à la mosquée, car je n’y mets prati­quement jamais les pieds. Il grandit avec deux cultures, et il aura le choix partout. C’est génial.

Votre parole est très libre en France, mais l’êtes-vous autant pour parler du Maroc ?

Oui, totalement. Je sais ce que je reproche au bled. C’est un pays en voie de développement et il reste encore plein de réformes à faire. Mais on avance. Lentement, trop lentement, mais on progresse. Si le pays stagnait, je serais mal à l’aise, mais je vois tous les progrès qui sont faits, la lutte contre l’analphabétisme, le TGV, la zone franche de Tanger… Le pouvoir d’achat progresse, malgré le peu de moyens. Le Maroc n’a ni gaz, ni pétrole.

Je ne critique pas le pays, comme on ne critique pas un élève qui fait de son mieux. Un élève qui travaille de son mieux, il faut l’encourager. En même temps, je suis sans pitié quand, sur place, je rencontre les représentants des associations ou institutions. Il y a des inégalités terribles, trop peu de considération pour les petites gens. Il faut aussi avancer sur la liberté d’expression, sur la situation des femmes. Il faut abolir définitivement cette loi qui permet à un violeur de ne pas être condamné s’il accepte d’épouser sa victime. L’histoire de cette gamine de 16 ans, Amina, qui s’est suicidée car elle était forcée de se marier avec son violeur… C’est inacceptable. Je vais y aller pour gueuler, d’ailleurs.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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GERMAINE 15/04/2012 19:09


Quel changement de discours! c'est presque "bisounours" ! des experts en communication ont du passer le
voir.  Mais le naturel reprend le dessus à la fin : "Je vais y aller pour gueuler, d’ailleurs" : Ben dit donc, il se prend pas pour une m ce petit !