Monsieur Boutih, vous la déclenchez quand la guerre civile contre les Français qui votent mal ? Par Alain Dubos

Publié le 12 Octobre 2013

Invité sur le plateau de Mots Croisés, Monsieur Boutih a clairement annoncé la couleur : passé un certain pourcentage de voix données au Front National, il déclenchera la guerre civile en France (17e minute).

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=8fJipikKTiQ#t=1041

C’est du lourd ! Et quel beau respect du suffrage démocratique ! Le même que celui de Monsieur Cohn-Bendit traîtant les Suisses de débiles profonds parce qu’ils refusaient, par referendum, les minarets sur leur sol. Des démocrates, vous dis-je !

Monsieur Boutih n’a pas précisé au-delà de quelle limite il compte lancer les chars et les parachutistes sur les places-fortes du parti à annihiler. 25 ? 28,2 ? 31,764 ? 40 et des…? Sans doute aura-t-il le temps de peaufiner la chose, et de nous avertir du résultat final avant les premières salves de mortiers. Je lui conseille par avance de revêtir, pour s’élancer à la tête de ses troupes, un de ces jolis ensembles made in Peshawar, turban de soie nacrée, sarouel en chantung, cartouchière en veau retourné, sandales à velcro. Barbe de trois semaines (minimum) et l’AK 47, plus efficace quoiqu’on en dise que la plutôt vulgaire kalach. La classe !

Hors la promesse du chaos, un mot de lui a retenu mon attention. Un de ces mots qui éclairent l’opacité des arrière-pensées, leur côté secret jouissivement conservé pour servir un jour ou l’autre en devenant acte. Le mot : cocagne.

Ainsi Monsieur Boutih vit-il dans un pays de cocagne. Heureux garçon, entouré qu’il est par un peuple résolument tourné vers la joie d’être, la légèreté du quotidien et les feux d’artifices d’iréniques soirées festives. Ma foi, si tel est le résumé de sa réflexion sur l’état de la nation, qu’il en profite.

Comme en profitent les millions de gens que l’amputation quasi-complète de l’industrie française par des chirurgiens aux ordres de la « finance » réduit à mendier, des mois ou des années durant, une place pour laquelle ils n’ont pas été formés. Cocagne !

Comme s’en gobergent des retraités à 600 Euros par mois lorsqu’ils voient le gentil papy à chechia, tout juste arrivé du bled, s’en aller faire son quinté avec les 7 ou 800 Euros que lui alloue une République pour laquelle il n’a jamais de sa vie levé le petit doigt. Cocagne !

Comme le thésaurisent les gens qui dorment dans leur bagnole, avec parfois leurs enfants, au moment où la vague du jour en provenance du Sud ou de l’Est déverse dans les hôtels de Paris et de province une clientèle immédiatement logée à 50 Euros la nuit. Cocagne !

Comme en redemandent les centaines de commerçants qui baissent le rideau et plient bagage un peu partout en France, expulsés, par la violence, de quartiers voire de bourgs dont ils furent, souvent au bout d’une longue filiation, les habitants légitimes payant la taxe et respectant la Loi. Cocagne !

Comme le souhaitent leurs voisins harassés par le bruit, les insultes, les crachats, la pourriture dealeuse étalée sous leurs fenêtres comme l’Alien de Ridley Scott, fauve repu, bavant, rotant sa digestion de l’équipage du vaisseau spatial qu’il s’est offert en guise de quotidienne pitance. Cocagne !

Comme s’en félicitent les gens qui vont recevoir l’aide des Bureaux ouverts par Madame Taubira pour soulager la détresse des victimes imparfaitement égorgées, lesquelles, si je comprends bien la démarche, sont prévues en constante augmentation, comme lesdits Bureaux. Cocagne !

Comme… comme … comme… La liste des beautés qui font du pays de Monsieur Boutih celui de Cocagne est tout sauf exhaustive. J’arrête là la mienne. Exerçant encore la médecine à l’aube de ma huitième décennie, je m’en vais de ce pas, stimulé par le formidable message de cet apôtre du meilleur, remplir un peu du vide que la suprême intelligence de quelques matamores en « fauteuil-coulant » a créé, aucun secteur de notre éblouissante société n’ayant été épargné, en lieu et place de ce qui fut « le meilleur système de santé du monde ». Cocagne !

Alain Dubos

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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LA GAULOISE 13/10/2013 11:06


JE VAIS RESTER POLIE DONC JE NE DIRAI QUE  : PAUVRE CRETIN .