Monsieur CAHUZAC et le CAHUZAGATE. par Lucie Clavijo

Publié le 17 Avril 2013

Lucie République Clavijo Par Lucie Clavijo pour Puteaux-Libre

Monsieur CAHUZAC est une profonde source d’interrogation, pour qui veut s’y coller !

En effet, il est le révélateur d’un paradoxe, d’un algorithme, de vecteurs, d’inconnues à n’en plus finir. Ce n’est pas pour autant que nous lui décernerons une médaille FIELD ou un prix NOBEL des (petites) économies mal planquées en SUISSE.

Grâce à CAHUZAC la paléontologie aurait fait une découverte : il restait un dernier spécimen d’une espèce  que l’on croyait totalement disparue  depuis le mittérandien inférieur : le politique qui planque du fric après graissage de pattes.

Stupeur et tremblement ! Ô temps suspend ton vol ! (surtout celui dans les poches du fisc). Il n’en resterait plus qu’un ! Les autres, tous les autres, seraient plus virginaux qu’un troupeau de Carmélites sous prozac ! Et  de vierges attendant patiemment leur jihadiste ou les quelques morceaux qu’il en reste.

 

Nous venons de faire une découverte qui va bouleverser l’histoire. Notre classe politique est saine, honnête, elle ne sent ni des pieds, ni des aisselles. Il n’y en avait qu’un, c’était Cahuzac. Le survivant ? Le fossile qui remue encore un peu ?

Non, juste le moins malin !

 

Car cette pénible histoire, si l’on veut se donner la peine de la décortiquer, pose bien plus de questions qu’elle n’en résout.

Quand CAHUZAC la main sur le cœur évoque sa part d’ombre…contre laquelle il a lutté….péniblement….Beaucoup de gens doivent se dire qu’ils en ont enfin assez qu’on les prenne pour des imbéciles. Le coup du bouc émissaire : non merci !

En effet, des questions effrontées nous taraudent impitoyablement.

 

CAHUZAC en palpait du coté des laboratoires pharmaceutiques, depuis qu’il était dans le milieu médical, et surtout au Ministère de la Santé. Là, les choses vont se gâter, attachez vos ceintures.

Premièrement :  dans toute l’histoire du Ministère de la Santé, il y aurait un seul cas d’infestation du virus du pot de vin ?????? Depuis des décennies, les laboratoires restaient sagement à attendre qu’arrive un cas d’espèce, unique dans les annales,  un politicard susceptible d’être acheté. Heureusement pour eux, CAHUZAC est arrivé pour les soulager enfin de leurs profits excédentaires ! Sinon, aucun labo n’aurait jamais trouvé la moindre petite faiblesse à acheter, depuis disons, 40 ans ?????

 

 Ou bien, le Ministère de la Santé mérite une béatification collective et rétroactive, ou bien l’on voit émerger l’iceberg d’un foutage de gueule sans précédent.

 

Deuxièmement : si les laboratoires pharmaceutiques peuvent se permettre des largesses non déclarées à des personnalités douteuses, on aimerait bien savoir de quelles caisses noires non déclarées, ils tirent eux-mêmes cette capacité à arroser ceux qui veulent bien l’être ?

N’est-ce pas du coté des grands groupes pharmaceutiques qu’il faudrait aller faire du nettoyage fiscal, au lieu de s’en prendre au citoyen qui rame de plus en plus difficilement. Pas vrai, messieurs du gouvernement ? Ces pauvres petits laboratoires nous fendent le cœur, avec leurs difficultés ….à faire rentrer tout leur argent dans leurs comptes !

 

Car s’ils ont eu les moyens de fourrer CAHUZAC au bakchich, c’est qu’ils en en ont arrosé bien d’autres. Un seul  corrompu ne peut faire tourner le système à lui tout seul ! Que signifierait corrompre CAHUZAC, si d’autres s’opposaient fermement à la combine ???

Ce n’est pas un vulgaire CAHUZAC, qui n’a quand même pas les pleins pouvoirs, qui pouvait tout autoriser. S’il était si puissant, il n’aurait pas chuté aussi durement. Qui en a croqué et largement, dans les autorités sanitaires, et en croque aujourd’hui encore ? C’est une question utile à mon sens. Cela fait sans doute BEAUCOUP d’argent.

 

Enfin, la dernière question n’appelle aucun sourire : si les laboratoires ont besoin d’arroser le petit parterre du Ministère de la Santé avec autant de constance, c’est pour faire accepter quelles saloperies dans nos pharmacies et dans nos organismes ?

S’il faut passer par de la corruption pour valider la commercialisation de certaines molécules, cela veut dire que les produits ne sont pas bons au niveau dossier.

La corruption compense la mauvaise qualité des produits.

Des médicaments que VOUS AVALEZ et FAITES AVALER à VOS ENFANTS, et  vos PARENTS. Des médicaments dont on découvre régulièrement, tel le MEDIATOR, qu’ils tuent et empoisonnent.

Nous ne sommes pas des rats de laboratoires, nous ne sommes pas de la viande à endauber aux molécules incertaines, et c’est cela que je ne pardonne ni à CAHUZAC, ni à ceux qui doivent trembler tous les matins en espérant qu’il la fermera.

 

Faire le choix de la corruption, des petits voyages aux MALDIVES, des appartements dans les EMIRATS, sur le dos de gens qui n’ont pas d’autres moyens que de leur faire confiance : là, réside l’intolérable !

Avoir un doctorat en médecine, être un produit de l’ENA,  n’est pas synonyme d’honnêteté ni de respect de l’être, comme du citoyen. C’est la leçon que nous enseigne une fois de plus un scandale politique que l’on cherche à étouffer.

Mais qu’ils se rassurent : CAHUZAC est un corrompu, et on a déjà acheté son silence, que ce soit par la menace ou par d’autres compensations, plus discrètes que précédemment.

 

J’espère que tous les vrais médecins, ceux qui ont choisi ce métier par vocation, s’interrogerons toujours davantage sur la certification de certains médicaments, et qu’ils y réfléchiront avant de faire le jeu des laboratoires qui s’engraissent sur notre santé et leur indifférence.

Que CAHUZAC aille où il veut, et fasse ce qu’il veut de ces poires qu’il a gardé pour la soif,  payées sur le dos de toutes les poires que l’on pollue avec de pseudos médicaments.

Mais que jamais on ne le laisse remettre un pied en politique.

S’il ose se représenter devant le peuple, que celui-ci lui montre par son vote de rejet combien il est indésirable.

 

Si on veut nous hypnotiser avec le coup du bouc émissaire, c’est qu’il y a beaucoup à cacher et du bien plus grave ! Ne l’oublions pas et apprenons à demander des comptes, il s’agit de notre santé. Et quand les labos poussent toujours davantage à la consommation de médicaments inutiles, cela creuse aussi le trou de la Sécu. Que VOUS payez  aussi !

Il faut savoir dire NON et STOP !

Et si vous comptez sur les politiqueux socialo-droitiers pour cela, vous serez bien déçus. Comme toujours. Faut dire que c’est tellement plus urgent de marier quelques homosexuels qui avaient déjà le PACS et toutes les allocations et sécurités juridiques qui vont avec. !

 

Ouvrons toutes grandes les portes du CAHUZAGATE ! Aérons et éclairons !  Il y va de votre santé et de celle de la République.

 

A bon électeur salut !

Lucie Clavijo

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Lucie Clavijo

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