Montée fulgurante du FN, ce choc du réel qui laisse sans voix.

Publié le 31 Octobre 2013

Marine Le Pen est perçue par 50 % des Français comme la personnalité politique « la plus capable de réformer en profondeur le pays ». 

Voici le résultat d’une enquête de l’institut CSA pour le site d’informations Atlantico, conduite en octobre 2013. La question était même plus précise, évoquant la capacité des politiques à « surmonter les blocages au sein de la société française ». Autrement dit, à faire preuve de courage face aux coteries défendant leurs privilèges ou aux communautarismes souhaitant désormais imposer leur loi. Un tel chiffre n’est pas anodin, d’autant plus qu’il contraste avec les 21 % du président en exercice, et avec les 26 % du patron de l’UMP, Jean-François Copé.

Les chiens aboient, de plus en plus seuls …

Ce dernier sondage succède à de nombreux autres qui ont commencé à poindre au début de l’été. Les citer tous serait aussi laborieux qu’inutile. La fissure du mur médiatique est autrement plus intéressante. Ne pouvant plus nier la triple évidence de l’impopularité croissante de François Hollande et de sa majorité, de l’absence de crédibilité de l’UMP en tant qu’opposition et de la montée des idées populistes, les médias se sont enfin saisis de la montée de Marine Le Pen et de son parti. Pour en dire quoi ? C’est là que les choses deviennent intéressantes. La très grande majorité du personnel médiatique, formaté par des décennies de conformisme idéologique et de rigoureuse autocensure, reprend les grands chants de la lutte contre les extrémismes, de la nécessité de préserver le « pacte républicain » voire de sauver la liberté, la démocratie et leur package habituel. Mais parmi le troupeau, nous pouvons trouver quelques voix, rares encore, qui ne peuvent cacher leur malaise et qui se contentent de « rendre compte » de cette incroyable mais bien réelle poussée populiste. Il faut bien le reconnaître, chaque jour de nouvelles personnalités que l’on n’attendait pas, rejoignent avec sourire et conviction, le mur des cons.

La perplexité du camp dissident

Pour ceux qui bataillent depuis plusieurs années voire décennies, dans le camp de la dissidence patriote et identitaire, ces sondages sont tout aussi troublants. Car être troupier dans ce camp, c’est très souvent lutter à la Don Quichotte, pour la beauté du geste plus que pour le confort du siège, c’est apprendre à avancer face aux vents contraires, à prendre les coups en serrant les dents. Or, il apparait de plus en plus que la silencieuse et héroïque résistance de quelques-uns porte peu à peu du fruit. La belle sentence de Saint-Exupéry : « Nos fidélités sont des citadelles » trouverait-elle enfin l’occasion de prendre corps ? N’allons pas trop vite. Gardons notre sûr pessimisme qui nous distingue du progressisme fou des foules de gauche. Mais sachons également reconnaître que nous avons réellement quitté nos positions défensives et que la contre-attaque donne d’excellents résultats. La défense de notre identité est loin d’être acquise, mais nous avons fait de belles prises et conquis de solides positions.

Le village de Saint Restitut

Le village de Saint Restitut

Après la surprise, poursuivre l’offensive

Face au rouleau compresseur du système, qui s’appuie sur l’efficacité idéologique des médias et de l’Education nationale, rien n’est acquis. Il convient donc, chaque jour, de consolider nos positions. Comment ? Le texte de Jean-Yves Le Gallou « Municipales 2014, pour quoi faire ? » résume parfaitement les principaux axes de travail, y compris les plus concrets : poursuivre et soutenir l’effort de ré-information, se réapproprier notre identité culturelle et notre plus longue mémoire, lutter sur le terrain contre la dégradation ou la privatisation communautariste de nos quartiers et de nos villages, soutenir les écoles hors-contrat et l’enseignement traditionnel avec sa beauté et son exigence, faire de nos familles et de nos communautés amicales des bastions, et au final cultiver l’esprit de résistance et de reconquête, inlassablement.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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FRAHENJAC 01/11/2013 20:32


@marco


J´espère bien qu´ils connaîtront la descente en enfer...car ils appartiennent aux plus minables criminels !   Nous réouvrirons la Bastille ! Maudite Rate derrière les barreaux ce serait bien sympa...avec ses copines Najat, Cécile et Aurélie...

marco 01/11/2013 09:22


Les gouvernements successifs n'ont jamais manqués de prendre le peuple pour un peuple de cerfs digne du moyen age,mais ou il s se sont trompés c'est que si les français sont facile a endormir ils
finisent par se réveiller et c'est là que ça fait mal,tous ces "salauds"qui se sont goberger grassement aux frais du peuple vont connaitre la défaite amer du rejet massif de la population,et la
descente aux enfer ce que je leur souhaite.

LA GAULOISE 01/11/2013 08:48


Et c'est surtout tellement agréable et rassurant de ne pas ecouter les langues de bois de l'UMPS !

ESSYLU 31/10/2013 23:40


Tenue effectivement étonnante n'en déplaise aux guignols UMPS sauf s'il s'agit d'une  recommandation islamique ou hollandiste (c'est pareil pour l'élu des mosquées) afin de  préserver
les otages encore détenus par l'internationale, j'allais dire socialiste, disons ici sa branche islamique

Roban 31/10/2013 21:21


Encore qu'aujourd'hui MLP a fait une déclaration sur la tenue étonnante des ex-otages qui m'avait également étonné, mais elle s'est ensuite rétractée : un point en moins !

mika 31/10/2013 19:47


Et pendant que MLP grimpe les jeunes écolos font bcampagne contre Hollande



Marie-claire Muller 31/10/2013 19:07


"Petit à petit l'oiseau fait son nid!!!"Nos fidélité sont des citadelles !!!Saint Exupéry a raison il faut tenir bon !!!d'autres vont nous rejoindre car ils vivent comme
nous les changements et l'insécurité au quotidien!En Corse aussi...


 


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Tony Cardi à
Corse-Matin: "Le Front national va mordre sur tous les électorats"
Publié le mardi 29 octobre 2013 à 07h16  - 7



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Tony Cardi conduira la liste Front national lors de l'élection
municipale de mars 2014.Gérard Baldocchi




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Le responsable en Haute-Corse du parti de Marine Le Pen annonce son intention de se présenter à l’élection municipale bastiaise avec la volonté de rassembler les « déçus de la
gauche et de l’UMP »


Que représente aujourd'hui le Front national en Haute-Corse ?


Nous comptons près de trois cents adhérents sur l'ensemble du département. Depuis l'élection présidentielle, et grâce à la « vague bleu marine », nous enregistrons toutes les semaines,
trois à quatre nouvelles inscriptions.


Ce constat vous a-t-il incité à tenter votre chance aux municipales ?


Au niveau national, le FN a décidé de présenter des candidats dans toutes les grandes agglomérations. En Corse, nous aurons une liste à Ajaccio, Calvi, Ghisonaccia, Bastia et dans
quelques petits villages. Concernant ma candidature, elle intervient dans ce cadre-là et surtout après les législatives de 2012 où j'ai réalisé un excellent score.J'ai fini quatrième avec
près de 7,5 % des suffrages en arrivant derrière le député sortant Sauveur Gandolfi-Scheit, le fils du maire Jean Zuccarelli et le régionaliste Gilles Simeoni.


Bastia et les municipales, cela reste une grande première pour vous ?


Ma liste est pra