Mosquée de St Germain-en-Laye : le projet est abandonné !

Publié le 15 Janvier 2012

Montage photographique réalisé par un Saint-Germanois. Il s'agit d'une illustration car le projet était situé près de l'hôtel des impôts au Bel-Air. Mais il reflète bien le sentiment que ce projet a fait naître parmi les Saint-Germanois.

La mobilisation des Saint-Germanois a porté ses fruits : à l’occasion des voeux de la municipalité samedi 14 janvier 2012, le maire va annoncer l’abandon du projet qui avait été présenté aux élus le 12 décembre par l’association Mosaïque.

Le site Riposte Laïque et ce blog ne sont pas étrangers au résultat obtenu. Ce blog a été en effet le premier (et le seul) à publier le projet présenté le 12 décembre, ainsi que les plans de division parcellaire du terrain affecté à la mosquée.

L’annonce officielle de l’abandon du projet, si elle se confirme, est une sage décision de la part du maire de Saint Germain-en-Laye, Emmanuel Lamy, et il faut la saluer. Mais elle appelle trois remarques :

Ce qui a été combattu, ce n’est pas la construction d’une mosquée, mais sa construction sur un terrain appartenant à la ville, avec le soutien de la ville, et indirectement avec des fonds publics. Or la loi du 9 décembre 1905, dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat, interdit formellement le financement d’un culte sur des fonds publics.

L’annonce qui sera faite samedi (si elle se confirme) porte sur l’abandon du projet présenté par l’association Mosaïque le 12 décembre. Cette annonce ne porte pas à notre connaissance sur l’abandon de tout projet de mosquée à Saint Germain-en-Laye.

En conséquence, la vigilance reste de mise. Il n’appartient pas à la République, ni à une commune, de faire en sorte que les musulmans, les mormons ou les chrétiens orthodoxes puissent disposer chacun d’un édifice cultuel. La loi du 9 décembre 1905 l’interdit. Aider les musulmans à disposer d’une mosquée pour l’exercice de leur culte (même si l’intention est louable) n’est pas une compétence communale et la ville n’a pas à y contribuer. Il est regrettable que le manque de transparence n’ait pas permis aux Saint-Germanois de se saisir plus tôt de ce sujet, comme l’a indiqué Arnaud Péricard. Il faudra veiller à l’avenir, à ce que ce genre de projet soit discuté en amont avec toutes les parties intéressées, et pas dans le secret. Quand on pense que même certains élus de la majorité municipale n’avaient pas été informés, on reste sans voix…

Si en revanche la “communauté” musulmane achète un terrain ou un immeuble privé sur ses fonds privés pour y édifier une mosquée, et si toutes les règles d’urbanisme et de construction sont respectées, alors (et alors seulement) la ville de Saint Germain-en-Laye disposera d’une mosquée.

La troisième remarque porte sur l’Islam lui-même. Il est devenu habituel de considérer qu’il existerait un “Islam modéré” et un “Islamisme intégriste”. Il faut avoir l’honnêteté de dire que cette distinction ne reflète pas la réalité de l’Islam. Recep Tayyip Erdoğan, le Premier ministre de la très laïque Turquie, a ainsi affirmé un jour : “Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, et les mosquées nos casernes” (1). L’Islam est donc une religion de guerre, comme la période de Médine sous Mahomet l’a montré. Fondé sur le Coran, sur la Tradition prophétique (la Sunna) et sur le droit musulman (le fiqh), l’Islam n’accepte en aucun cas la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Ces textes, auxquels s’ajoute la charia, doivent impérativement prévaloir sur le droit applicable à tous les citoyens. “Cette loi islamique n’est évidemment pas compatible avec les droits de l’Homme mais elle fait partie intégrante de l’Islam” (2), indique Anne-Marie Delcambre, docteur d’Etat en droit, docteur en civilisation islamique et professeur d’arabe au lycée Louis-le-Grand. Il y a ainsi une incompatibilité fondamentale entre l’Islam et la Constitution de la République française. On ne pourra pas intégrer complètement cette religion dans la République tant que subsistera cette ambiguité et tant que nous ne serons pas au clair, une fois pour toutes, avec nos amis musulmans sur ce point qui est fondamental.

En guise de conclusion, un élu municipal – échaudé par ces débats – disait hier à l’une de mes amies : “Il faut pacifier, il faut pacifier”. Moi je dirais plutôt : “Il faut pas s’y fier”. Les Saint-Germanois qui se sont élevés contre ce projet continueront à veiller, pour éviter que celui-ci, “sorti par la porte”, ne revienne “par la fenêtre”.

(1) Anne-Marie Delcambre, L’Islam des interdits, éd. Desclée de Brower, févr. 2011, p. 141.
(2) ibid, p. 14. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Dekerle R 15/01/2012 18:41


Continuons dans cette voie !

LA GAULOISE 15/01/2012 17:31


OUF !

médium41 15/01/2012 17:09


Bravo Monsieur le maire.