Municipales- Robert Ménard - Béziers: le Front national veut faire de Béziers "un laboratoire".

Publié le 7 Juin 2013

Enfin les choses bougent et dans le bon sens!

Gérard 2013-04  Fini cet ostracisme contre le Front National ? Je le crois et enfin les yeux s'ouvrent. Marine Le Pen prouve chaque jour, depuis des années qu'elle a fait et continue de faire le ménage et que son parti est républicain et sans doute bien plus que ceux qui nous gouvernent aujourd'hui en nous interdisant la libre expression et en lâchant les chiens de la bien pensance. Les tarés nazis ne sont pas au FN. Le fascisme est rouge en France. La dictature des socialistes devient évidente pour tous. Cette bagarre entre extrémistes des deux bords va être utilisée afin de nous refaire encore et encore, "les heures les plus sombres" en oubliant les 100 millions de morts par la folie communiste. 

Robert Ménard en a fait l'expérience de cette "dictature "comme Eric Zemmour, Pierre Naulleau, Riposte Laïque et j'en passe...

Les tenants de la dictature même "douce" sont à gauche!

Les complices sont cette droite molle de l'UMP à l'UDI. Je le sais pour l'avoir expérimenté lorsque j'étais au Conseil National de l'UMP. Aujourd'hui, je suis bien plus libre de dire et d'écrire au Front National dans le cadre du Rassemblement Bleu Marine. C'est une réalité...

Dans l'article suivant du Midi-Libre, on pourra constater le parti pris du journaliste qui se veut réducteur devant l'évidence et appelle encore le FN de parti "d'extrême-droite". Mais bon, les choses évolueront lorsqu'il deviendra évident pour ces journalistes, que ce parti républicain viendra à exercer des responsabilités. Gageons que beaucoup d'entre-eux à ce moment, se mettront à faire des appels du pied voire, quelques léchettes pour se faire bien voir. 

Gérard Brazon

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Robert Ménard n’est pas le candidat par défaut du Front national à Béziers.

C’est, en substance, le message qu’est venu porter le vice-président du parti, jeudi matin, à Béziers, Louis Aliot, dans une conférence de presse commune avec le journaliste-candidat aux municipales que le FN a décidé de soutenir la semaine dernière.

"Avions-nous les moyens de monter une liste ? Oui ! Nous avons la force militante suffisante. Mais il nous a semblé intéressant de travailler avec Robert Ménard qui revendique sa liberté de ton et sa liberté de travailler avec qui il veut", a-t-il lancé en préambule.

Un véritable choix, donc, qui permet très clairement au parti "d’extrême droite"(sic) de cibler Béziers parmi ses meilleures chances pour 2014.

"Cette ville a toujours été un cas à part avec des intentions de vote toujours très importantes", a-t-il ajouté.

Pas de comparaison avec Collard

Sauf que si la flamme sera sur les affiches, le futur leader de la liste refuse, encore et toujours, qu’on lui colle l’étiquette du Front. Réfutant même au passage toute comparaison avec l’avocat Gilbert Collard, arrivé apolitique en campagne mais entré à l’Assemblée nationale avec le Rassemblement Bleu Marine.

"Je ne me définis pas par rapport aux autres. Je veux rester un homme libre, ainsi que je le revendique depuis trente ans. J’ai d’ailleurs dit à Louis (Aliot) et à Marine (Le Pen) que je n’étais pas d’accord avec le FN sur des questions nationales, sur l’Europe… Mais cela n’empêche pas de travailler, ensemble, sur un projet pour Béziers. Si on est lié, ce n’est que par un programme autour de la sécurité, la propreté, la lutte contre la pauvreté ou l’écoute des Biterrois", a martelé Robert Ménard.

Louis Aliot a opiné du chef. Confirmant qu’il n’y avait pas de négociation "de marchand de tapis" contre ce soutien.

Le quota de militants du Front n’a donc pas encore été acté, mais comme pour signifier qu’il devra être important, il a rappelé que "le FN, c’est tout de même un poids électoral de 25 % lors de la dernière élection présidentielle".

D'autres soutiens annoncés

Il faudra toutefois composer avec d’autres formations politiques, puisque Robert Ménard assure que la liste des soutiens va encore s’élargir.

Probablement au moins avec le Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan.

"Ils vous le diront eux-mêmes, je n’ai pas l’habitude d’imposer un coming out", a-t-il brièvement résumé. Préférant évoquer "ce laboratoire" qu’il dit mettre en place.

Louis Aliot a encore confirmé. "Béziers sera un exemple de gestion municipale", a dit le n° 2 du Front, semblant aussi espérer que l’exemple biterrois fera florès avant même le mois de mars et permettra, çà et là, d’autres rapprochements politiques.

"Il va falloir s’habituer à voir le FN jouer un rôle dans la démocratie française. Nous n’avons tué personne, nous n’avons agressé personne, nous sommes un parti démocratique au même titre que les autres."

Reste dix mois pour convaincre. (?)

MUNICIPALES : VERS UNE TRIANGULAIRE DÉLICATE ?

 

Indéniablement, l’irruption du Front national dans le jeu marque un tournant dans ces municipales.

Robert Ménard, seul, aurait eu du mal à réunir au-delà des déçus de Couderc, même avec un discours populaire teinté, parfois, de populisme. Le FN, sans une tête de liste charismatique, aurait bien sûr atteint son socle habituel de quinze points, mais aurait eu toutes les peines du monde à dépasser les 20 %. (?)

Avec une gauche fragilisée par des querelles et un contexte national défavorable, c’est Raymond Couderc, malgré l’usure du pouvoir, qui apparaissait jusque-là comme le mieux placé pour (re)gagner la mairie.

Mais le sénateur-maire UMP, élu depuis 1995, est bien placé pour savoir qu’une élection est une course de fond. Un marathon.

Course électorale : Un virage important

Et le départ a tout juste été donné que l’épreuve vient donc de prendre un virage important.

L’alliance de Robert Ménard et du FN, finalement logique si l’on se souvient que c’est le frontiste Vouzellaud qui avait dévoilé voilà un an les ambitions politiques du journaliste, laisse à penser que l’équipage a peut-être repris la tête du peloton.

Il faut bien sûr une analyse plus subtile qu’une bête addition de voix potentielles, mais la percée sur sa droite de son adversaire pourrait pousser Raymond Couderc dans une triangulaire délicate. L’édile semble garder comme un traumatisme le souvenir de la législative de 1997.

Rien n’est joué pour autant. Robert Ménard, maintenant affublé de l’étiquette FN tout de même lourde à porter, va devoir se construire une crédibilité. L’UMP va peut-être se ressouder autour de son leader face au risque de défaite.

Et la gauche, ne l’oublions pas, va tenter d’impulser une dynamique en rejouant la carte primaire. Sans oublier la possible liste Jullian. Autant de virages en perspective. Le chemin qui mène à la mairie de Béziers s’annonce cette fois sinueux...

L. T.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mika 07/06/2013 21:10


 


Robert Ménard et une journaleuse qui se prend pour Mata Hari


 


http://www.youtube.com/watch?v=KNwyKFyI81I