Mutinerie de "jeunes en réinsertion".

Publié le 23 Mars 2012

Rien sur les jeunes qui ont fait une mutinerie hormis leurs sexes! Rien sur les familles, rien sur les raisons de cette réinsertion ratée! Tout est lissé dans cet article, javellisé, aseptisé. Des jeunes partent sur un bateau, se révoltent pour une histoire de vaisselle à laver et tout dérape mais rien n'est dit. Circulez il n'y a rien à voir!

Inutile de vous dire combien coûte un voyage en bateau de ce type pour des jeunes qui sont bien élevés, propres sur eux, polis, bien éduqués, pris en charge par des parents attentifs et aimants, qui ne posent aucun problème pour la famille et la société! Trés cher!  

Serait-ce la prime à la délinquance que l'on donne à des familles incapables ou insouciantes si ce n'est irresponsables!

Gérard Brazon

 

Des membres de la Bac de Lorient (en civil) et des policiers en tenue ont dû intervenir, samedi soir, dans un port proche de Lorient, pour récupérer les jeunes enfermés par leurs éducateurs sur le bateau.Deux groupes de la Brigade anti-criminalité de Lorient (Bac) et des policiers en tenue obligés d'intervenir à bord d'un bateau à quai : l'intervention est peu courante. À minuit, samedi, les fonctionnaires ont été appelés pour ce qui ressemblait à une mutinerie.

Sur les quais déserts de Larmor-Plage, la police apprend des deux éducateurs qu'un groupe de six jeunes a dû être enfermé dans une cabine du André-Yvette. Un beau navire à voile, construit en 1936 à Camaret (Finistère).

Jeunes délinquants en stage de rupture

Il accueille depuis dix ans de jeunes délinquants en stage de rupture. Les forces de l'ordre montent à bord. La porte est ouverte et quatre des six jeunes cueillis sans résistance. Menottés, ils sont conduits au commissariat.

Le motif de leur révolte ? Ils ne voulaient pas faire la vaisselle ni participer aux manoeuvres. Un effet de groupe semble avoir emballé les esprits, déclenchant insultes et menaces. Près de l'île de Groix, les éducateurs ont dû maîtriser leurs jeunes équipiers.

Parmi les quatre mineurs arrêtés, une jeune fille de 14 ans a été mise hors de cause. Elle est retournée chez ses parents. Ses trois camarades masculins, âgés de 14, 15 et 16 ans, pourraient retourner sur le André-Yvette, mais leurs juges des enfants respectifs, puisqu'ils viennent de différentes régions, devront décider des suites à donner à l'affaire.

La Pep (Pupilles de l'enseignement public) du Morbihan, qui a mis en place ce projet depuis dix ans, se serait bien passée d'un tel épisode. « Ce n'est pas courant,raconte David Delbart, responsable éducatif du projet Jeunes en rupture. Parfois, on a un cas qui pose problème. Mais quatre d'un coup, ce n'est jamais arrivé. »

« Sur six, au moins quatre qui s'en sortent »

Le principe du stage est d'accueillir six adolescents dans un cadre d'assistance éducative. Pas forcément des délinquants, mais des ados ayant des relations délicates avec leur famille ou l'autorité. Jusqu'à fin avril, la gabare doit effectuer un cabotage entre Brest et Nantes, afin de collecter du matériel dans des écoles. Puis le groupe prend l'avion pour le Sénégal. Où il redistribue le tout et aide à construire une salle de classe.

« La plupart des jeunes signent ensuite des contrats de qualification ou d'insertion. Sur six, on en a en général au moins quatre qui s'en sortent, pour les autres, cela demande plus de temps. » Des renseignements pas assez complets sur le profil des jeunes embarqués samedi pourraient expliquer la tournure prise par ce premier stage de l'année.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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