Atteintes au drapeau. Qu'apprennent donc les enfants à l'école?

Publié le 20 Mars 2011

                 Nous sommes en 2011. Des adolescentes brûlent des drapeaux. Deux adolescentes dont on ignore l'origine car, elles sont françaises diront les uns, parce que cela n'a pas d'importance diront les autres. Un peu comme lorsque l'on parle des "jeunes" qui commettent des agressions sur la police, sur la grand-mère du coin, la gamine sans défense. Car ces prédateurs n'ont même pas de prénoms. Exit donc les Jean Pierre, les Paul, les Jacques et autres André. Il ne faudrait pas stigmatiser cette jeunesse n'est-ce pas. Alors, pourquoi donner les prénoms. Autant donner les régions où ils habitent voire, le quartier si ce n'est l'immeuble. En fait, ce serait stigmatisant pour cette jeunesse. Bref, des adolescentes en rupture de ban ont trouvé amusant de brûler l'un des symboles de notre nation. N'ayant pas de prénoms à mettre sur ces adolescentes attardées, je vais être en peine de les dénommer. S'appellent-elles Lucie, Marie, Corinne, que sais-je ? Comment peut-on brûler le drapeau de son pays. Celui pour lequel tant de femmes et d'hommes sont morts pour leur idéal ou le défendre tout simplement si ce n'est, défendre leur famille.

        Mais qu'à-t-on appris à ces morveuses à l'école. Quelle France ? Celle des Profs gauchistes ? Celle de cette gauche bien pensante qui considère que la France devrait être en pénitence permanente pour de prétendus crimes. Cette France qu'au fond ils haïssent. Celle de cette droite molle qui ne pense qu'à se positionner au mieux de ses intérêts. L'Histoire et singulièrement 1940, nous explique encore et encore, que tous ces gens là n'aiment pas la France. Celle de De Gaulle, celle des Empereurs Napoléon, celle des Rois de France, celle de la France éternelle y compris des Lumières, celle de nos racines judéo-chrétiennes.

          Pourquoi voulez que cette jeunesse aime la France puisque partout, de l'école à la télévision en passant par les politiques, les acteurs d'aujourd'hui n'aiment pas celle-ci.

           Aujourd'hui, je me demande comment des militaires peuvent encore se faire tuer partout dans le monde sous les couleurs de notre drapeau alors que les décideurs ne le respectent plus eux-mêmes.

           Les adolescentes sont le produit d'un état d'esprit. Celle de nos élites, des médias, des intellectuels dans leur ensemble. Des hommes comme Eric Zemmour passent pour d'affreux fascistes alors qu'ils ne font que défendre nos couleurs et une certaine idée de la France.

Gérard Brazon

Les trois adolescentes, pensionnaires d'un foyer où elles étaient placées, ont été interpellées jeudi vers 22h15 devant le monument aux morts, place de l'Eglise à Chevilly-Larue, où elles venaient de brûler deux drapeaux français.

Trois jeunes filles de 16 à 17 ans ont été placées en garde à vue après avoir brûlé deux drapeaux tricolores à Chevilly-Larue (Val-de-Marne).
Les trois adolescentes, en fugue d'un foyer où elles étaient placées, ont été interpellées jeudi vers 22h15 devant le monument aux morts, place de l'Eglise à Chevilly-Larue, où elles venaient de brûler deux drapeaux français. 
«Elles ont brûlé les drapeaux du monument aux morts, puis elles les ont jetés à la poubelle», a précisé une source policière.
L'outrage au drapeau français est désormais passible d'une amende de 1 500 euros sur l'ensemble du territoire, selon un décret du ministère de la Justice paru en juillet 2010 au Journal officiel (JO).
LeParisien.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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richa83 20/03/2011 16:50



@ J Valette


Mon post n'avait aucunement l'intention de contrarier vos propos; c'est une réflexion que je me fais depuis déjà longtemps sur l'importance de la responsabilité de la génération 68....à laquelle
j'appartiens puis que j'ai commencé mes études ( université de Lyon) en 67, mais génération à laquelle je n'ai jamais adhéré sur le plan doctrinal!!


 



Jean Valette (Johanny) 20/03/2011 11:33



A "Richa83"


 


Voici ce que j'ai écrit, c'est un "copier collé":


 


""  Ne croyez pas que je considère que tous les maux viennent de la soi disant "libération" de 1968, les dérives qu'elle a engendrées et dans bien des domaines y ont largement
contribué.  ""


 


Merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit ...



richa83 20/03/2011 11:01



On ne peut pas tout rapporter à la génération 68!!


Il ne faudrait pas oublier que cette génération avait ... des parents ...et donc que ceux ci ont une part importante de responsabilité dans cette affaire, en effet leur mode d'éducation a fait
que 68 a pu arriver!!



Jean Valette (Johanny) 20/03/2011 10:22



Rassurez vous Bonapartine, apporter de l'eau au moulin ne vous met pas en cause, bien au contraire ...   Bien amicalement ...



Bonapartine 20/03/2011 10:07



Monsieur,



Ne me faites pas dire ce que je n'ai poas écrit et, en l'occurrence, je n'ai pas écrit que les enseignants des années 1940 étaient des "brutes ou des tortionnaires". En aucun
cas.


Si je peux approuver une partie de votre commentaire sur l'école des années 1940, notamment sur ce que signifiait le respect dû aux enseignants et c'est en cela que j'acrivais dans mon
précédent commentaire que Mai 1968 avait "une part de responsabilité", je n'approuve néanmoins pas ( même si je le respecte) les méthodes de " redressement " prônées à cette époque par certains
centres de redressement (je ne parle pas des écoles mais de ces centres ici) et je maintiens donc mon point de vue initial sur cette question précise.


Enfin, en ce qui coincernen les gifles, il y a une disctinction, selon moi, entre une gifle et "les paires de baffes" dont je parlais et  dont certains, aujourd'hui  encore,
usent un peu trop souvent. Et moi, je vois aussi chez certains de mes élèves les dégâts que cela cause, croyez-moi.


Bonapartine.



Jean Valette (Johanny) 20/03/2011 09:57



Bonjour Bonapartine.


 


Ne croyez pas que je considère que tous les maux viennent de la soi disant "libération" de 1968, les dérives qu'elle a engendrées et dans bien des domaines y ont largement contribué.


 


Je suis de la génération des années quarante je puis donc en parler, c'est du vécu ...


 


Instits ou profs n'étaient ni des brutes ni des tortionnaires, s'il m'est arrivé de recevoir une paire de claques, chacune était méritée et l'immédiateté de la sanction consistait à clôre
l'incident. Quant aux "maisons de redressement", pour y être envoyé il fallait vraiment l'avoir voulu. j'ai connu quelques copains d'enfance qui y ont eu droit, nombreux ceux qui en sont sortis
ont retrouvé le droit chemin, il ne faut pas non plus tout caricaturer comme dans le film (excellent d'ailleurs) "les Choristes"...


 


Privilégier le dialogue je suis pour et j'ai toujours été pour. La meilleure façon d'aimer, c'est à dire de construire l'enfant pour qu'il devienne adulte, c'est de savoir poser l'interdit
(inter-dicere). L'enfant le sait très bien et tout naturellement, lorsqu'on jouait aux billes les règles étaient définies entre nous au départ, c'était ça "la parore entre" (inter dicere), la
parole agissante (en grec le "Dabar"), toute transgression conduisait irrémédiablement à la sanction. Tous enfant comprend cela sans problème .  Si le "dialogue" suppose l'altérité,
l'interdit "pose l'altérité" entre un "je" et un "tu", c'est à dire entre deux êtres relevant du même respect mutuel, des mêmes droits mutuels, des mêmes devoirs mutuels .... Je ne pense pas que
des discussions sans fin puissent être appalées dialogue car il n'y aurait plus de "logue" (logos)... Le "Logos" devrait conduire naturellement au "Dabar" (pardon pour l'écriture phonétique, je
ne sais pas placer de caractères grecs)...


 


A l'école primaire, dans ces années là l'instituteur s'appelait "le maître", une excellente définition impliquant des devoirs de charge et le symbole était fort. Après 1968 on a voulu en faire
(pour les élèves) un "copain", un "grand frère", au détriment de l'autorité ... Rechercher l'étymologie du mot "autorité" ça fait du bien : l'autorité consiste à "faire grandir", pas à brimer ce
qui serait de l'autoritarisme ce qui n'est pas du tout la même chose ...


 


Lorsque je fustige 1968, je ne fustige que les conséquences néfastes de cette idéologie du copinage, du laisser faire n'importe quoi pieusement nommé "dialogue" et qui n'en n'est pas ...


 


Il n'y a pas qu'à l'école bien entendu ........


 


 



Bonapartine 20/03/2011 09:20



Bonjour,


Je ne suis pas certaine qu'il faille systématiquement reproter tous les maux de notre société sur la génération de 1968, même si la génération de 1968 a une part de responsabilité indéniable en
la matière. Moi aussi je suis née juste avant 1968 et donc avec la vague 1968 et je ne suis pas devenue pour autant délinquante ! Donc, il ne faut pas forcément tout généraliser non plus, à mon
avis et penser que tout était parfait avant 1968 pour devenir "nul" après 1968. Par ailleurs, les adolescents délinquants, il y en avait avant 1968 aussi. La différence, c'est qu'à l'époque, ils
étaient envoyés dans des centres de "redressement", dont je ne suis pas certaine d'ailleurs que tous aient apporté la démonstration de leur efficacité tant ils tendaient à considérer les
délinquants plus bas que des animaux, frôlant parfois la maltraitance physqiue et psychologique, que comme des êtres humains. Mais bon, il faudrait mener une étude approfondie sur le sujet.
Certains de ceux qui sont ressortis de ces "centres de redressement" en sont ressortis "dans le droit chemin" effectivement mais tellement mal dans leur peau que bien souvent ils ont reproduit
ultérieurement des schémas de violence, considérant par exemple qu'il était normal d'élever des enfants en leur retournant des baffes ou en tapant très fort dès que quelque chose n'allait pas
plutôt que de privilégier le dialogue. C'est du moins ce qui ressort de certains témoignages que j'ai recueillis à la suite de conversations menées sur le sujet. Alors, je crois qu'il faut aussi
être prudent en la matière.


Bonapartine.


 



Jean Valette (Johanny) 20/03/2011 09:04



Mon cher gérard, "Tout fout le camp" comme il est devenu coutume de le dire, d'autant que comme je suis un grand-père il me plait de donner dans le "radottage" ...   :-)


 


Ces gamines de 15 à 16 ans ont donc des parents d'environ la quarantaine, donc nés après 1968 quand il fut "interdit d'interdire" ce qui conduit à ne pas être trop étonné que ces morveuses aient
été placées en foyer ...


 


L'intégration et l'assimilation des populations d'origines immigrées et notamment d'Afrique du nord connaissaient un excellent "outil" que l'on appelait jadis "le service militaire". C'était un
passage obligé pour les futurs hommes de France où les différences sociales ou d'origine eth,ique s'effaçaient d'elles même, le "vivre ensemble" y était obligatoire, net et sans bavure... 
Ca donnait "in fine" des chefs de famille respectueux de la nation pour une très large majorité donc des enfants élevés de même ....


 


On a supprimé ce "service obligatoire" jugé trop ringard et sans doute assez coûteux en même temps que l'on a ouvert grandes les portes de l'immigration. Je ne dis pas que c'est la seule raison à
nos problèmes mais ces fait y ont largement contribué ...


 


Les apprentis sorciers que nous avons eu en guise d'élites ont fait le reste !....



Bonapartine 20/03/2011 09:04



Bonjour,


Qu'apprend-t-on à l'école ? Oui, c'est effectivement la bonne question et Gérard a d'autant plus de mérite de la poser que plus personne, à l'exception de quelques rares personnes (enseignantes
ou pas), s'interrogent à ce sujet !


D'autre part, pourquoi ces adolescents, tout mineurs qu'ils sont, n'effectueraient pas des travaux d'intérêt général pour payer l'amende ?


Bonapartine;


 



LA GAULOISE 20/03/2011 08:22



C'est très facile de faire des lois,mais qui va payer les 1500 euros d'amende, dans le cas de ces "deux indésirables"?