La convocation du Sanhédrin. Le juif devenu citoyen - par Napoléon et Raphaël Draï.

Publié le 3 Avril 2011

         Voici une vidéo sur une page d'histoire essentielle. Le Consistoire!  

"L'offre" de l'Empereur Napoléon 1er en 1807 de faire des juifs de cette époque qui étaient des citoyens entièrement à part, des citoyens Français à part entière. Alors vous entendrez une opinion parfois acide de Raphaël Draï. Parfois même gênante. Mais il bon de se poser les bonnes questions et de comprendre comment les juifs de France sont devenus des citoyens Français même si... la suite de notre Histoire de France a sûrement été douloureuse. .

         Cette décision, si ce n'est cette vision à long terme, n'a pas servi de leçon. Aujourd'hui, c'est l'Islam. Cette religion n'accepte pas les règles de la République d'aujourd'hui.

      Cette religion n'a pas abdiqué ces lois pour se conformer aux lois de la République. Ainsi, l'islam de/en France n'a pas renoncé à condamner l'apostasie, la lapidation, la reconnaissance de l'égalité des sexes, le droit de choisir sa sexualité, etc.

          Lors de la création du CFCM, l'esprit de Napoléon n'était pas là ! Dommage...

Gérard Brazon

 

La convocation du Sanhédrin : renoncement ou intuition

Création du Sanhédrin et des Consistoires

Raphaël Draï, Professeur de Droit et de Sciences politiques

      Lire en direct sur:

http://www.akadem.org/sommaire/themes/histoire/9/1/module_4296.php

        Pour les biens pensants qui considèrent que Napoléon était un dictateur (Dixit Bertrand Delanoé) et confondent l'Empereur avec Hitler, je leur demande de moins relativiser l'histoire des hommes et reprendre leurs livres d'Histoire en tenant compte du contexte. 

Napoléon et les juifs

         Les 12 questions à l’assemblée des notables.  Napoléon, ignorant tout du judaïsme, convoque à Paris une assemblée de notables, dont les membres étaient choisis parmi  les juifs les plus considérés et les plus éclairés  de chaque département. Cette assemblée dut répondre à douze questions posées par  trois commissaires impériaux et relatives au culte et aux coutumes juives, ainsi qu'à leurs rapports avec leurs concitoyens d’autres confessions.  

Le Grand Sanhédrin, sera fondé consécutivement à l’assemblée des notables. 

1) Est-il licite aux juifs d’épouser plusieurs femmes ? 

2) Le divorce est-il permis par la religion juive ? Le divorce est-il valable, sans qu’il soit prononcé par les tribunaux et en vertu de lois contradictoires à celles du code français ? 

3) Une juive peut-elle se marier avec un chrétien et une chrétienne avec un juif ? Où la loi veutelle que les juifs ne se marient qu’entre eux ? 

4) Aux yeux des juifs, les français sont-ils leurs frères ? Ou sont-ils des étrangers ? 

5) Dans l’un et l’autre cas, quels sont les rapports que la loi leur prescrit avec les français qui ne sont pas de leur religion ? 

6) Les juifs nés en France et traités par la loi comme citoyens français regardent-ils la France comme leur patrie ? Ont-ils l’obligation de la défendre ? Sont-ils obligés d’obéir aux lois et de suivre toutes les dispositions du code civil ? 

7) Qui nomme les rabbins ? 

8) Quelle juridiction de police exercent les rabbins parmi les juifs ? Quelle police judiciaire exercent-ils parmi eux ? 

9) Cette forme d’élection, cette juridiction de police sont-elles voulues par leurs lois, ou  seulement consacrées par l’usage ? 

10) Est-il des professions que la loi des juifs leur défende ? 

11) La loi des juifs leur défend-elle de faire l’usure à leur frère ? 

12) Leur défend-elle ou leur permet-elle de faire l’usure aux étrangers ? 

 ********************************

 

Le Sanhédrin (dérivé du mot grec « sunedrion », assemblée siégeante, congrès) fait office  d'autorité suprême religieuse et de cour de justice politique au temps du Second Temple. Il  siège à Jérusalem et a juridiction sur la Judée.

Par analogie, ce titre est donné à l’Assemblée convoquée par Napoléon pour donner forme  solennelle aux dispositions prises pour l'administration des juifs de l'Empire : le Grand Sanhédrin se réunit à Paris, dans la salle Saint-Jean, derrière l’Hôtel de Ville, du 9 février au 13 mars 1807.

Le Sanhédrin était composé de soixante et onze membres (ayant reçu la semicha), la majorité desquels étaient des docteurs pharisiens ou appartenaient à la noblesse sacerdotale juive (sadducéens).

Trois groupes constituaient cette haute assemblée :

• les grands prêtres : consacrés par l'onction sacerdotale et nommés par leurs pairs, leur  magistère était, dans les premiers temps, établi à vie. Hérode le Grand mit fin à cette  tradition en faisant nommer et destituer les grands prêtres par les ethnarques de Judée,  investis par l’Empereur.

• les anciens. 

• les scribes.

Son existence pourrait remonter au temps de Moïse. Mais la racine grecque du mot suggère que l’institution se soit développée pendant la période hellénistique. En Exode 24, Moïse monte au Sinaï accompagné d'Aaron, des deux fils de celui-ci et de soixante-dix anciens pour recevoir la Loi.  Lorsque les Juifs reviennent de captivité de Babylone, une assemblée de soixante douze juges nommée le « sunédrion » est à leur tête.

Après la Grande Révolte et la destruction de Jérusalem par les Romains en l'an 70, le Sanhédrin est transféré pour un temps à Yavné. Le Talmud de Babylone (traité Rosh Hashana, page 31a) décrit les dix déplacements du Sanhédrin, notamment à Oucha, Shfaram, Beth Shéarim, Tsippori (Séphoris) et Tibériade. Avec la disparition du Temple de Jérusalem, le Sanhédrin devient le centre de la vie juive. Son président, le nassi, est choisit parmi les descendants d’Hillel l’Ancien.

Après la mort de Judah ha-Nassi vers l’an 219, le nassi perd son statut de chef spirituel au profit des dirigeants des grandes académies de Babylonie. La fonction de nassi est abolie en 429 par Théodose II avec la destitution de Gamaliel VI.

Source : http://www.histoiredesjuifs.com   

Création du consistoire.

Chaque département ou groupe de département de plus de  2 000 juifs doit avoir un consistoire local, en plus d’un Consistoire central à Paris. 

- Les consistoires doivent veiller à ce que les rabbins appliquent les lois du judaïsme  dans l’esprit du « nouveau Talmud » (les décisions du Grand Sanhédrin de Paris) 

- Ils doivent veiller au maintien de l’ordre dans les synagogues. 

- Ils encourageront les juifs à s’adonner à des occupations utiles et surtout au service  militaire. 

- Ils communiqueront chaque année aux autorités le  nombre de jeunes gens ayant  atteint l’âge de la conscription. 

- Dans les actes officiels, le mot « juif » est remplacé par le mot « israélite ». 

- Certaines catégories de reconnaissances de dettes dues à des juifs sont déclarées nulles et non avenues : les militaires sans le consentement de leur supérieur, les femmes sans celui de leur mari. 

- Les créances à des taux supérieurs à 10% sont déclarées usurières : leur  remboursement ne peut faire l’objet d’une plainte devant un tribunal. 

- Le juif qui veut se livrer au commerce doit obtenir auprès du préfet du département  une patente spéciale, renouvelable annuellement, sur présentation d’un certificat de bonne moralité fournit par le conseil municipal et le consistoire. 

- Les juifs ne peuvent plus s’établir en Alsace. 

- Les juifs ne peuvent s’établir dans d’autres départements de l’Empire qu’à la  condition de vouloir y exercer la profession d’agriculteur.  

- Les juifs doivent servir obligatoirement dans l’armée et ne peuvent pas se faire remplacer, comme les chrétiens, par des mercenaires. 

          La durée des décrets était fixée à dix ans, l’espoir de l’empereur étant qu’au terme de cette  période, les juifs ne différeraient plus en rien des autres français. Les décrets ne s’appliquaient pas aux juifs portugais du sud-ouest de la France « qui n’ont jamais été l’objet de plaintes et ne se sont jamais livrés à des professions illicites ». 

Source : Simon Doubnov, Histoire Moderne du Peuple Juif, Editions du Cerf, 1994, pp. 161-164  

********************************************

III éme République.

            Du statut d’indigène à la citoyenneté française: Le décret Crémieux ou la naturalisation des Juifs d’Algérie. Considéré comme l'une des premières grandes mesures de la III ème République, le décret Crémieux accorde la citoyenneté française aux 37 000 Juifs d’Algérie. Sa paternité en revient au ministre de la Justice, Isaac Adolphe Crémieux, l'un des chefs du parti républicain, juriste et philanthrope, qui bénéficie d'une grande réputation d'intégrité dans le pays. Les causes de la promulgation du décret Crémieux sont nombreuses et concernent aussi bien la France que l’Algérie. En France, la droite antisémite y est formellement opposée, mais la gauche en défend l'idée, entre autres pour des raisons électorales. (Tiens, ils n'ont pas beaucoup évolué ces socialistes! Aujourd'hui ce sont les musulmans)


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

Esther 03/04/2011 18:03



Le parti socialiste avait soutenu...et depuis, la majorité des Juifs de France sont toujours de gauche...Et être attentif à son prochain en est une des raisons...!


L''extrême droite est tout de même, très judéophobe dans sa généralité...Nous devons être très méfiant...!


Pour ma part, Napoléon, n'était pas un dictateur, mais il est devenu mégalomane, comme tous ceux qui ont trop de pouvoir...Et ils oublient de se soigner...!