Jeanne en réponse à mon article sur Gilles Willam Goldnadel !

Publié le 6 Février 2011

            Vous êtes subjugué par la diatribe de Gilles William Goldnadel contre les instigateurs du bien-pensisme et de la dictature de la contrition antiraciste et anticoloniale. Pour méritoires qu’ils soient, les propos de Maître Gilles William Goldnadel n’ont rien de bouleversant de nouveauté, dans le fond.

 

En 2006, Pascal Bruckner  a publié « Tyrannie de la pénitence»,  sous-titré « Essai sur le masochisme occidental », 23 ans après « Le sanglot de l’homme blanc , Tiers-Monde, Culpabilité, Haine de soi » (1983).

C’est dire que Maître Gilles William Goldnadel a presque trente ans de retard sur l’analyse.

Ce qui est neuf,  c’est qu’il s’exprime sur une radio d’audience nationale, et qu’il affronte précisément quelques uns de ces instigateurs béats, aveugles ou feignant de l’être, donc coupables soit par incurie et faiblesse de vue, soit par cynisme, responsables plus que d’autres de la situation dramatique dans laquelle se trouvent la France et l’Occident tout entier.

Ce qui est neuf, c’est aussi que le discours antiraciste n’est plus l’apanage d’un seul groupe, les blancs chrétiens, et que ses arrière-pensées –la volonté de domination politique - sont dévoilées. Mais Maître Gilles William Goldnadel ne va pas chercher l’origine des faits. Or, si on se demande quelles causes ont induit ces conséquences, que trouve-t-on ? A l’origine du  concept d’antiracisme, on trouve celui d’antisémitisme. Or qu’est-ce que « l’antisémitisme » ?

C’est le fait de ne pas aimer le judaïsme et le mode de vie, le mode de relations qu’imposent les juifs pratiquants aux non juifs, ou qui s’impose de lui-même en raison de conceptions alimentaires ou comportementales, même quand la pratique est minimale. Ces contraintes comprennent, il faut le rappeler, l’aversion des juifs pour le christianisme, dont témoignent des passages du Talmud ou du Zohar, mais qui sont sensibles sans cela pour quiconque a eu l’occasion de se trouver dans certains milieux juifs.

 

L’aversion était donc réciproque, et, il faut aussi le rappeler, ce sont les chrétiens qui ont été les premières victimes de l’aversion juive, à commencer par Jésus. Etienne, le premier martyr chrétien n’a pas été tué par les empereurs romains, mais lapidé par des juifs. C’est après la lapidation d’Etienne, à laquelle il a assisté en tant que persécuteur des chrétiens, que Saul s’est converti au christianisme sur le chemin de Damas.

Avec les persécutions nazies,  le fait de ne pas aimer le judaïsme a été désigné comme la cause des exactions. Grâce à l’esprit de culpabilité des chrétiens, cette affirmation a facilement  été désignée comme la seule et unique cause, sans aucune considération pour d’autres éléments, interdisant même d’envisager que d’autres causes aient pu se combiner, voire avoir un impact plus grand, comme l’antisémitisme politique développé par les bolcheviks, qui, tout comme le socialiste Drumont, estimaient que les juifs étaient des capitalistes et donc qu’ils étaient les ennemis de la classe ouvrière. (Ne nous demandons pas d’où vient la notion d’anticapitalisme…)

L’argument anticapitaliste constituait aussi une des bases de l’argumentation nazie.

Cette dernière était augmentée de l’inspiration islamique : non seulement Hitler était un grand admirateur du koran, comme le démontre le site http://webresistant.over-blog.com/article-11175573.html ; mais encore il a été fasciné par le génocide des Arméniens, perpétré en 1915, quelques années avant l’écriture et la publication en 1925, de Mein Kampf.

Rappelons que ce livre est un best seller dans le dar el islam, et qu’en arabe il se traduit (mon) « djihad ».

 

Le paradoxe est donc que les persécutions contre les juifs ont été le fait de partis socialistes –nationalistes ou internationalistes- qui haïssent les chrétiens, et prônent leur destruction, et qui n’en ont rien à faire de la mort du juif Jésus, mais que c’est la notion de « déicide » qui est la seule retenue. Plus, les chrétiens dont un nombre considérable a été assassiné en tant que tels, aussi bien par les nazis que par les bolcheviks,  sont tenus pour les seuls responsables de la Shoah, soit en tant qu’acteurs directs, soit en tant que complices par leur silence, voire par le fait qu’ils ne se sont pas fait tuer pour empêcher des juifs de l’être.

En 1962, Jules Isaac publie « L’enseignement du mépris », dont le texte principal est celui d’une conférence prononcée à la Sorbonne : « L'antisémitisme a-t-il des racines chrétiennes ? », où il développe l’idée de l’antisémitisme chrétien, prolongée plus tard par celle de « l’antisémitisme des Evangiles », aujourd’hui défendue de manière virulente dans certains milieux juifs.  Certains n’ont pas trop le sens du ridicule.

Le résultat est une véritable inversion des situations : la majorité chrétienne, déstabilisée par le relativisme de la Déclaration Nostra Aetate, inspirée à Jean XXIII par Jules Isaac, et quelques autres, a vidé les églises, et les chrétiens sont littéralement en voie de disparition en France et en Occident. Le clergé a déserté, les restants sont très âgés. Le christianisme fait l’objet d’attaques innombrables, tant idéologiques que physiques, avec l’arrivée de populations dressées à la haine de l’Autre. (selon le Figaro du 22 septembre 2010, sur environ 226 profanations de lieux de cultes, 6 lieux musulmans,  4 lieux juifs, 216 lieux chrétiens…)

 

Pourtant personne n’imagine de proposer un concept d’antichristianisme pour définir le rejet du christianisme, de ses pratiques, qui au demeurant, n’imposent ni rites alimentaires, ni exclusion de quiconque, ni conviction d’une supériorité génétique quelconque.  Et pourtant, les persécutions à l’encontre des chrétiens ne cessent de se développer. Si l’équivalent pouvait être observé à l’encontre de la communauté juive, les médias seraient embrasés. Même, alors que les statistiques juridiques signalent des cas de sévices subis par des jeunes goys dans des conditions tout à fait analogues, seul le cas de Ilan Halimi a été médiatisé. L’absence d’empathie pour ces jeunes goys de certains juifs avec qui j’en ai parlé est parfaitement infecte.

 

Nous sommes donc face à une accusation largement abusive associée à des dénis divers : Seuls les juifs sont susceptibles d’être victimes du « racisme », seuls les chrétiens sont susceptibles de le générer.  Il est vrai que le judaïsme se transmettant de manière matrilinéaire, on peut le considérer comme définissant une race, contrairement au christianisme, qui est fondé sur une adhésion pouvant être révoquée.  De plus, la circoncision, qui est selon Maïmonide un moyen irréversible de contraindre l’individu à se souvenir constamment qu’il fait partie d’un groupe et à l’empêcher d’en sortir pour contracter des unions dans un autre, est le moyen par excellence de créer cette discrimination que les organisations antiracistes prétendent tellement combattre. En vérité, ces organisations antiracistes, initialement juives, sont essentiellement, c’est-à-dire par essence, antichrétiennes et discriminantes.

 

Avec les lois antiracistes, dont la première est la loi Pleven de 1972, elles ont réussi à créer deux catégories de citoyens, ceux qui sont susceptibles d’être victimes de racisme et ceux qui sont susceptibles de le faire subir, et à criminaliser des opinions, tout en désignant l’ensemble du peuple français, autrefois majoritairement chrétien, comme structurellement fasciste.

C’est exactement la thèse de BHL dans son « Idéologie française ».

Le même, qui a déclaré dans le magazine Globe, en 1980, que les Français sont racistes car il n’y a pas assez d’étrangers en France, a été un actif propagandiste de l’immigrationnisme, vigoureusement soutenu par la communauté juive, qui n’a commencé à comprendre que lorsque ces immigrés devenus nombreux et puissants ont commencé à transgresser allégrement les lois françaises, et à agresser les juifs. Certains enseignants juifs, confrontés à ces problèmes, comme l’impossibilité de parler de la Shoah en classe, ont publié « les Territoires perdus de la République » en 2002.

Beaucoup n’ont pas encore compris quelle boîte de Pandore ils avaient ouverte.  Oui, la prétendue intelligence supérieure a ses limites. C’est pourquoi la plaidoirie de Maître Gilles William Goldnadel, pour bienvenue qu’elle soit –enfin- n’a rien d’éblouissant pour moi.

Même s’il n’est pas personnellement responsable, il me fait l’effet d’un pompier pyromane

Jeanne.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Nancy VERDIER 06/02/2011 18:12



De mère Juive (non pratiquante) et de père Chrétien (non pratiquant), j'ai une approche un peu plus ouverte de la question. Par exemple, mon grand-père élevé chez les Jésuites qui l'avaient 
battu et maltraité dans l'enfance, avait conservé une haine antichrétienne, qu'il a transmise tout naturellement à mon père. Chez les Chrétiens, il n'y avait pas que des tendres mais on ne disait
jamais "ces choses là"....Chez les Juifs, davantage de tendresse. Mais je veux bien admettre que cette répugnance à fréquenter l'autre (à consommer un repas à la table d'un
non-juif) n'est plus admissible dans un monde ouvert et de communication. Après tout, ces milieux trop fermés, on les ignore, on ne va pas chez eux, ils ne viennent pas chez nous et
c'est tout. De là à en tirer des théories très vastes et historiques comme vous le faites...C'est sans doute encore plus complexe. Que les Bolcheviques et les Nazis souhaitaient la disparition de
la Chrétienté : aucun doute à cet égard.....