Nantes : jupe pour Kevin et Antoine, mais pas pour Mamadou ou Mokhtar… par Caroline Alamachère

Publié le 16 Mai 2014

Le cliché de la pose... Ca ne serait pas un petit peu "homophobe" ?

Le cliché de la pose… Ca ne serait pas un petit peu « homophobe » ?

Caroline Alamachère Pour Riposte-Laïque

En 2009, Isabelle Adjani tournait « la Journée de la Jupe », un film dénonçant le calvaire subi par les femmes dans les banlieues parce qu’elles sont femmes, et que dans certaines cultures cela signifie qu’elles sont inférieures et doivent se cacher du regard de l’autre. A ces femmes et à ces jeunes filles la jupe est interdite, « haramisée » par les petits caïds des cités aux pleins pouvoirs. Ce sont des élèves de 1ère d’Ille-et-Vilaine, qui avaient lancé ce mouvement pour alerter l’opinion publique sur les réflexions sexistes qu’elles, et tant d’autres, subissaient au quotidien. L’action avait pour but de faire réagir sur ce problème invraisemblable dans notre propre pays, et sur l’ampleur de cette discrimination mielleusement tolérée par l’ensemble de la classe politique et des bien-pensants.

La jupe, c’est aussi bien sûr ce symbole de la libération de la femme quand son raccourcissement a permis la vision du genou, avec tout ce que cela impliquait de symbolique mais aussi de concret.

Mais voilà que l’on nous vole cet attribut, qu’on en détourne l’usage et la signification, pour ne pas dire le mythe, pour mieux l’avilir en en faisant un objet de dérision à caractère sexuel, au sens premier du terme.

En cette période du tout inversé où la décadence annonçant notre fin prochaine s’érige en progressisme à marche forcée, ce bout de tissu est devenu objet de scandale, notamment depuis qu’à Nantes les garçons ont été invités à porter à leur tour ce vêtement ô combien féminin. Car selon la proviseure du lycée Bougainville de Nantes «L’institution Education nationale se doit de faire tout ce qu’il y a en son pouvoir pour lutter contre les discriminations. C’est un devoir républicain de l’école, point final ».

Non madame, le devoir de l’Education Nationale est d’instruire les élèves en leur donnant un enseignement correct, en leur donnant les bases en français, en maths, en histoire, pas de faire leur éducation qui relève du devoir parental et qui n’a pas à se substituer à celui-ci.

L’égalité à bon dos, car ma foi ce ne sont pas tous les Français qui se rendent par exemple coupables d’homophobie, il suffit de voir par qui ont été tabassés l’an dernier le couple homosexuel formé par Wilfred et son ami : Taïeb et Malik, deux petites richesses à qui personne n’osera jamais demander de porter la moindre jupe au nom de l’égalité des sexes et de la tolérance. « Je crois qu’il est grand temps que les pédés périssent, coupe leur le pénis, laisse-les morts, retrouvés sur le périphérique » rappait Sexion d’Assaut, lequel groupe est lui-même très largement diffusé sur les ondes et n’est interdit de spectacle par aucun ministre… Quand même !

On voit donc bien que la volonté qu’on nous désigne avec insistance sous le foireux prétexte du tout égalitaire prend un sérieux coup de talons aiguilles dans l’aile.

La proviseure s’emballe « C’est absolument dément de réclamer l’annulation de cette action pédagogique qui vise à promouvoir autant que faire se peut l’égalité entre les filles et les garçons ». Mais s’est-elle demandé, Mme Moreau, pourquoi seuls les garçons étaient invités à promouvoir l’égalité en se travestissant ? Pourquoi les filles n’ont-elles pas été invitées à se comporter comme des mecs, puisque ce serait l’égalité qu’on honorerait dans cette action ?

Pourquoi une certaine Lindsay Morris, promouvant le gender égalitaire aux Etats-Unis, habille-t-elle les petits garçons en femmes et non en petites filles en leur faisant porter des escarpins à talons et du rouge à lèvre ? Leur mettre une robe, c’est encore trop insuffisant ? Que devient l’égalité dans ce drôle de mélange où les filles restent les filles et où seuls les garçons se transmutent en femmes adultes ostentatoirement sexuées ? Sans compter qu’en leur faisant revêtir des attributs féminins, on les resexualise, à l’inverse certes, mais la différenciation sexuelle même inversée (pour les seuls garçons) reste pleinement présente. Ne subsiste plus qu’un univers féminisé et déséquilibré, sans mâles.

La neutralité égalitaire s’annule donc. Reste… la castration ! Car c’est bien de cela qu’il s’agit en féminisant les garçons sans masculiniser les filles en contrepartie, on castre, on dévirilise, on stérilise. Mais seulement les petits « desouche », vous noterez. Car aux autres, on ne demandera pas de porter la jupe ni les talons, ils risqueraient de mal le prendre. Par contre, le brave et tolérant « desouche » est malléable et se laisse volontiers endormir sans rechigner. La Rééducation Nationale et les médias se sont chargés de lui administrer sa dose de morphine béatifiante.

Vous ne verrez donc pas demain Mamadou ou Mokhtar en jupe à l’école, eux pourront continuer à conserver leur rôle masculin auprès des filles rendues disponibles, pendant que les « de souche » écartés de leurs alter ego féminines joueront les soubrettes un peu plus loin sous les quolibets, histoire de laisser la place dans la basse-cour aux nouveaux princes charmants des cités. Car c’est certainement cela le but : écarter les garçons du cru pour permettre leur remplacement, puisque les filles, elles, continuent de plébisciter un minimum de virilité.

Vous ne verrez pas davantage Fatima ou Karima en jupe, car ces jeunes filles-là seront comme d’habitude tenues de porter des vêtements longs et amples pour ne pas se faire insulter ou tripoter. Non, ceux qui porteront la jupette demain se prénommeront Kévin, Antoine ou Ludovic

L’égalité dévirilisante pour les petits « desouche » oui, mais la jupe pour tous, il ne faudrait quand même pas pousser !

Caroline Alamachère

Garçon-en-robe-satin-Lindsay-Morris Garçon-se-maquillant 

Garcon-en-mannequin

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Walker 17/05/2014 22:32


Moi oui Kindy les bien-pensants de ton genre m' ont fait devenir raciste et je ne le cache pas !
Mais qui, ici,  a parlé d' une façon raciste dans les commentaires ?

Tu veux un conseil... si les articles et les com's ne te conviennent pas sur ce site ben reste dans ton bled !

kindy 17/05/2014 18:51


bonjour


 


en lisant vous etes vraiment raciste dans vos propos ceux que je deplore


car vous dites que vous voyer jamais des fille magrebine en robe ou sexy


 


http://www.melty.fr/les-anges-de-la-tele-realite-5-le-mag-afida-turner-refuse-d-y-aller-en-presence-d-ayem-galerie-503271-1466731.html


http://staraufeminin.e-monsite.com/pages/les-peoples/ayem-nour-1.html


http://www.lepetitbourges.fr/nabila-en-pleine-crise-identitaire-801


 


donc arreter de dire des betises et pour info jai vu un garcon magrebin en jupe a la manisfestation de nante passer au jt tf1


 


je prone pour le multi culturelle et aussi les musulman son pas encore dans la rue avec des ak47 ou des epées


ne confonde pas aussi magrebin et musulman ces tres diferent

Walker 16/05/2014 18:37


Moi je vais dire qu' une chose :
Mon père, lors d' une demande pareille, ne m' aurait jamais laissé aller à l' école en jupe !
Et pourtant c' était un socialo (de l' époque d' avant De Gaulle)...


Et dans la foulée j' en ajoute même une deuxième :
Les parents qui ont autorisé leurs enfants à aller en jupe à l' école sont des cons ! Des vrais, des purs, des durs !

LA GAULOISE 16/05/2014 17:24


ENCORE UNE FOIS L EDUCATION NATIONALE FERAIT BIEN D ESSAYER DE FAIRE CE POURQUOI ELLE EST GRASSEMENT PAYER A SAVOIR   :  ENSEIGNER MAIS SURTOUT PAS A ETRE RIDICULES ET HORS SUJET
..

michel-la-six 16/05/2014 15:28


Ridicules, les jeunes gens, répréhensibles madame la proviseur et le gouvernement qui fomente dans l'ombre des mots de Liberté et même d'égalité. Contre ça il existe, par "Liberté pour Tous"
une pétition, en ligne, qu'on peut signer. Une fenêtre ouverte ?


                michel-la-six.