Ne pas parler du racisme anti-blanc : un déni de réalité.

Publié le 20 Novembre 2010

« Ne pas parler du racisme anti-blanc : un déni de réalité »

Ambiance 21  Posté par Tarik Yildiz /    

Des Français dits de souche, en particulier des collégiens, dénoncent des violences racistes à leur encontre. Exemple à Pierrefitte-sur-Seine.

 

             « Au collège, il y a beaucoup de violence. Mais si tu es français de souche, alors cette violence est plus souvent dirigée contre toi. » Guillaume est élève dans un collège ZEP de Pierrefitte-sur-Seine. Il se plaint de l’intolérance de certains de ses camarades qui, dit-il, manifestent une agressivité envers lui en raison de son appartenance à « l’ethnie française ». Maintenant qu’il est en troisième, il dit être moins victime de violence verbale que dans les classes précédentes : « Je n’ai pas tellement vécu ce racisme lorsque j’étais en primaire même si c’est déjà arrivé. Mais dès mon entrée en sixième, j’y ai tout de suite été confronté, presque quotidiennement ! »

En parlant de racisme, il désigne donc, par analogie avec le sens premier du terme, une hostilité contre le groupe qu’il représente. Ce groupe est celui des « Français de souche », des « Blancs ». Il se sent exclu et marginalisé au collège. Bastien, désormais en seconde, va dans son sens : « Mes années collège ont été les pires de ma vie ! Depuis la rentrée et mon passage au lycée, ça va quand même bien mieux parce que c’est plus mélangé, même s’il y a encore des réflexions me renvoyant à mes origines françaises. » Lui aussi affirme subir une forme de racisme. Il dit souffrir du fait de ne pas pouvoir l’exprimer aussi facilement que s’il s’agissait d’un racisme dirigé envers des individus issus de l’immigration.


            Sa mère, Anne, explique : « Il est arrivé qu’il soit le seul « Gaulois » de sa classe. On parle souvent de diversité, mais justement, la diversité c’est aussi le fait de ne pas avoir que des gens issus de l’immigration en banlieue. » Elle déplore la situation mais elle veut se battre pour rester à Pierrefitte : « Bien des familles ont déménagé. Mes parents et mes grands-parents vivaient déjà ici. Je ne veux pas habiter autre part même si on s’est déjà posé la question. » Elle aimerait que le problème soit pris au sérieux et en a déjà discuté avec certains enseignants du collège de son fils.

 

           Guillaume, Bastien et Anne ressentent la même chose : ils se disent abandonnés par les pouvoirs publics dans un milieu où ils constituent une minorité. Ils considèrent que leurs problèmes ne sont jamais pris en compte. Ils déplorent un deux poids deux mesures, les Français issus de l’immigration attirant, selon eux, toute l’attention. Anne ajoute : «Au-delà des insultes que l’on subit, on a l’impression d’être délaissé. Nos problèmes n’intéressent personne. Si une personne issue de l’immigration est victime de racisme, on va en parler partout mais quand c’est un Français de souche, personne n’en parle.»

 

              Alain, professeur, est conscient de la situation : « On entend effectivement parfois des insultes racistes du genre « sale gwer, sale gaouri » – (sale Français, non musulman). » Il tient cependant à relativiser l’ampleur du phénomène : « Il faut bien préciser que ceux qui profèrent ces insultes et plus généralement, ceux qui sont violents, représentent une minorité dans les classes. Et comme souvent, la minorité violente est la plus visible. »

Alain affirme ne jamais avoir fermé les yeux sur cette question. Il est de ceux qui pensent qu’il faut en parler et il rappelle la polémique de 2005 qui avait touché le corps enseignant. Suite aux violences observées lors des manifestations lycéennes en mars 2005, des personnalités, souvent classées à gauche, avaient lancé un « appel contre les ratonnades anti-Blancs ». Cette initiative avait été critiquée par des sociologues.

             Parmi les collègues d’Alain, certains soulignent effectivement que parler de racisme « anti-Blancs » comporte des risques. Cela pourrait alimenter la « racialisation » des rapports sociaux, favoriser une approche communautariste de la société. C’est pourquoi ils préfèrent parler de racisme en général.

           Mais d’autres, comme Alain, à travers des blogs, des associations et des publications, affirment au contraire que ne pas en parler en tant que tel serait un déni de réalité. Selon eux, cela ne ferait que générer de la frustration et de la colère chez les victimes qui se sentent déconsidérées.

Tarik Yildiz

Veille éducation

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Ly P 22/11/2010 00:10



Il faut au contraire parler du racisme anti-blanc. Cela ne changera rien, la violence continue avec ou sans prétexte. Alors un peu plus ou un peu moins autant le dire...



domi 20/11/2010 14:14



C'est un problème qui existe depuis au moins 20 ans. Mon fils en a souffert beaucoup et j'ai du le mettre dans des écoles privées pour que cela cesse car les enseignants prennent le parti des
élèves étrangers même quand les petits français sont étrangers à toute bataille. Une véritable galère l'école publique, depuis longtemps, dans bien des villes, mais c'est maintenant au tour des
profs de ramasser et c'est bien fait : ils ont laissé faire trop longtemps. Certains parents sont passés pour me faire signer des pétitions, je les ai envoyés balader en leur disant qu'ils
n'avaient qu'à prendre leurs responsabilités pour leurs enfants s'ils voulaient les laisser dans cette école publique. Je sais maintenant que la Directrice a pris une retraite anticipée, elle
avait ramassé une torgnole d'une voilée parce qu'elle avait mal écrit le nom... j'en rigole parfaitement. Si vous saviez comment ces enseignants et directrices se sont comportés avec des parents
de français...(ceux là ou les autres c'est pareil,à leur tour !)



Christian 20/11/2010 13:16



Bonjour,


l'école étant le creuset de la société de demain cet exemple est bien significatif. Il est bien sûr  plus facile de porter un nom musulman que de porter un nom bien Français et
l'endoctrinement de ces jeunes est bien conçu pour faire reculer les valeurs de cette république qui les nourrit et les éduque. Profiter d'un système pour le détruire à petit feux.


Dés l'enfance il sont les rois et entendent le rester une fois adultes et ce n'est pas notre délabrée éducation nationale ( internationale souvent ) qui va éradiquer ce problème.


Christian du Nord