Néocon dites-vous ? Oui, cela me va bien aussi. Par Gérard Brazon

Publié le 2 Décembre 2013

Gérard Brazon interview3  Je ne savais plus trop qui j'étais. Comment me positionner. Dire ce que je ressentais, ma révolte, ma lassitude, mon angoisse pour le devenir de mon pays, la rancune tenace que je ressens envers ceux qui ont trahi la France éternelle.

Grâce au journal "Le Point", c'est une "Libération", que je dirai "Express". C'est dans la "Minute", que je chante comme dans "Figaro". Moi, l'ignare, le ridicule, le petit blogeur du 92,  le petit "Canard Enchainé",  j'ai retrouvé mon "Humanité", et comme dans un "Echo Républicain", j'entends une voix qui me répondBrazon, tu es un néocon !

Merci le Point de m'avoir éclairé. Sans "ELLE", sans cette lourdeur que tu as dissipé, je me faisais l'effet d'un "Nouvel Obs" impuissant comme beaucoup.

Gérard Brazon

Le titre du journal  LE POINTAux nouveaux cons

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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mika 03/12/2013 00:42


http://www.marianne.net/russe-europe/A-nouveau-sur-le-dossier-du-Point_a634.html



À nouveau sur le dossier du Point..


Rédigé par Jacques
Sapir le Lundi 2 Décembre 2013 à 12:57


Un lecteur de ce blog m’indique que
Brice Couturier savait de quoi il parlait quand il utilisa à l’égard des souverainistes l’expression de “néo-cons”. En effet,
Brice Couturier fut l’un de ces intellectuels, issus non de la gauche libérale mais du libéralisme de gauche, qui rallièrent la guerre de Bush, et qui écrivit dans une défunte
revue, Le Meilleur des Mondes. Le chaos sanglant
dont l’Irak a tant de mal à sortir, les “armes de destruction massive” inexistantes, les mensonges publics (et reconnus) de l’administration américaine, voici ce que Monsieur Brice Couturier et
ses amis ont soutenu. Même le Secrétaire d’État américain à la Défense, le Général Colin Powell, qui proféra les dits mensonges à la tribune des Nations Unis, a reconnu que ces derniers “étaient
une tâche sur sa réputation” (a blot on his record) (1). Avec de tels antécédents, on ne s’étonne plus du contenu du dossier. Mais, là ou Powell (sur les conseils de Dick Cheney et de Rumsfeld)
avait joué gros, Couturier joue petit bras (2). On s’explique mieux les incohérences, et les erreurs même pas déguisées qui émaillent le dossier. 
Quant à sa haine véritable de la Nation, on voit mieux d’où elle tire son origine. Oh, certes non de l’internationalisme, position respectable quoique contestable quand elle s’exprime sous cette
forme. Non, si Brice Couturier voue aux gémonies la souveraineté de la France, et les souverainistes par la même occasion, c’est parce que son allégeance est acquise à la Nation américaine. Qu’il
change donc de nationalité, et qu’il aille sévir sur les ondes ou dans la presse étatsuniennes, mais qu’il cesse de nous polluer l’air intellectuel ici. Monsieur Brice Couturier n’est donc qu’un
nationaliste étranger, mais qui ne se donne pas pour ce qu’il est.