Nicolas Sarkozy : «Il faut tout changer». Tant mieux, il est parti.

Publié le 19 Juin 2014

Gérard Brazon interview3 Par Gérard Brazon

Monsieur Nicolas Sarkozy dit qu'il faut tout changer. Il ne réalise pas que cela à commencer depuis 2012, et qu'il a fait partie de la charrette.

Bien sûr qu'il faut tout changer mais pas pour remettre les mêmes. Pas pour remettre un Sarkozy bis. Ça va, nous avons tous donné à ce bonimenteur, ce pantin d'estrade aux ordres des Etats-Unis. Comment ne pas se souvenir du traité de Lisbonne trahissant le référendum de 2005. Le karchër perdu dans les couloirs de l'Elysée, les chapitres ouvrant l'Europe à la Turquie, les comédies du divorcé, du remarié à la Closer. La crise de 2008 n'est pas responsable de ces reculades. Du balai l'ami Sarkozy. Assez de ces menteurs de la droite châtrée. J'ai vécu comme une gifle ses mensonges, moi qui avais cru en lui en 2007. 

Il faut tout changer y compris le tristounet Hollande, le sabreur d'Arabie Saoudite, le pion des USA également. Le costume de Président n'est pas pour lui, cela se voit et c'en est pitoyable cette image qu'il donne de la France. 

Il faut tout changer c'est une évidence. Commençons par changer de personnel politique. Virons les magouilleurs, les suceurs de la République, revenons à la Nation, à l'intérêt de la France. Retrouvons notre souveraineté et pour le moment il n'y a qu'une seul parti politique qui me semble en capacité de le faire, le premier de France depuis les dernières élections, celui de Marine Le Pen. N'en déplaise aux autres souverainistes de type Dupont gnan-gnan et autres nains politiques comme Asselineau et consorts. Il suffirait de pas grand chose, d'un rien pour qu'ils se décident à mettre la France en première position de leurs préoccupations.

Certes, il y aura probablement des déceptions, des désirs non assouvis, des envies en attente, c'est le lot de toutes politiques ambitieuses. Mais il y a un désir patent des dirigeants de ce parti de faire le bien pour la Nation, qu'il est tout à fait impossible, même s'il peut y avoir des ratés, de ne pas donner cette chance à notre pays: la France.

Alors oui, il faut tout changer, et que l'on me pardonne cette saillie: dehors les tenants de la droite molle et de la gauche suceuse. Vous avez été incapable et pour cause, de donner de beaux enfants à la France.

 

Gérard Brazon

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Le Figaro

À droite, la guerre a commencé. La démission de Jean-François Copé de la présidence de l'UMP a contraint tous les protagonistes à revoir leur stratégie. Le congrès de l'UMP, qui aura lieu fin novembre pour élire son nouveau numéro un, change la donne et oblige tout le monde à modifier ses plans. Le calendrier probable ouvre une nouvelle fenêtre d'annonces de candidatures à la présidence de l'UMP à partir de la fin du mois d'août. Il reste donc à peine deux mois et demi aux principaux protagonistes pour sortir du bois.

«Il faut réinventer le modèle démocratique français. Notre façon de faire de la politique, l'organisation des formations et les idées»

Nicolas Sarkozy

Plus que l'UMP, c'est la situation de la France qui inquiète Nicolas Sarkozy. Les chefs d'entreprise qu'il reçoit régulièrement lui brossent un tableau sombre d'un pays où l'économie est à l'arrêt, les investissements au point mort, les contribuables exaspérés par la pression fiscale. Au cours de ses déplacements à l'étranger, l'ancien président a pu également constater qu'à l'intérieur d'une même zone économique, il pouvait y avoir des situations contrastées entre des pays à forte croissance et d'autres qui allaient mal, sans pour autant que la bonne santé des uns rejaillisse sur les autres. Conclusion de Nicolas Sarkozy, pour résoudre cette quadruple crise économique, sociale, morale et politique: «Il faut tout changer!» Devant ses visiteurs, il est très clair: «Il faut réinventer le modèle démocratique français. Notre façon de faire de la politique, l'organisation des formations et les idées.» Pour l'ancien président de la République, les clivages actuels ¬entre la droite et la gauche, entre le souverainisme et le fédéralisme, entre le libéralisme et le conservatisme n'ont plus lieu d'être et doivent être totalement repensés. Depuis ¬plusieurs mois, il cherche le «fil d'Ariane» d'une prochaine campagne présidentielle. En 2007, c'était la valeur travail. Un coup gagnant. En 2012, il évoquait les frontières. Moins efficace. Ce faisant, Nicolas Sarkozy dépasse la simple problématique de la présidence de l'UMP. S'il devait décider d'en devenir le prochain président, ce serait de toute façon pour la rebâtir, la repenser de manière à l'ouvrir davantage et à redéfinir son corpus idéologique. Mais comme le lui a dit un de ses amis: «Tu ne peux accepter d'être élu à un congrès par 100.000 militants et refuser de te faire élire à une primaire par plusieurs millions d'électeurs.»

Reste que Nicolas Sarkozy veut se laisser du temps avant d'annoncer sa décision. Ses proches le répètent, il est encore dans «le temps de la réflexion». L'ancien Président sait mieux que personne qu'il ne peut revenir avec pour unique ambition de prendre la tête du parti afin de dégager la piste pour 2017. Il ne s'imagine pas courir les fédérations départementales dans toute la France. Dès le 6 mai 2012, il avait d'ailleurs déjà exprimé sa volonté de ne pas refaire le même chemin que celui qui l'avait amené au pouvoir en 2007. Pas question non plus, pour lui, de se représenter à une élection locale comme VGE en 1982. Son retour doit emprunter une autre voie. Et cette voie, c'est celle de la France, pas celle de l'UMP. De ce point de vue, le congrès avancé ne change pas sa stratégie. Il accélère juste le tempo.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Marie-claire Muller 21/06/2014 00:24


Noel Morosoff · Meilleur commentateurBalladur qui voyait en 2009 une
victoire possible du F.N. en 2012 avait déjà envisagé le projet des redécoupage des régions.

1 - Les élections régionales sont reculées en décembre 2015 pour faire le groupement des 14 régions et introduire des nouvelles lois.
2 - Il n’y aura pas de référendum. Le peuple souverain n’a pas droit au prêche pour son avenir.
3 - Il n’y aura qu’un débat à l’assemblée orchestré comme d’habitude.
4 - Le référendum sur la constitution Européenne refusé par les Français a été adopté quand même au parlement Européen. Le peuple a été violé.
5 - Monsieur Moiprésident exemplaire a fermé la porte à sa promesse de renégociation du pacte budgétaire Européen deux semaines après avoir été élu.
6 - Après la débâcle des municipales, François zéro annonce qu’il maintient le cap.
7 - Après la débâcle des élections Européennes, Hollande change de gouvernement avec les mêmes en pire puisque c’est le l’hystérique colérique qui devient premier
ministre.
8 – Adolfo Valls annonce qu’il ne changera pas la feuille de route.

C’est clair et net quel que soit la volonté populaire ils ont décidé de démanteler la France soumise à l’Europe qui ne sert à rien puisqu’elle est soumise aux USA.
En sachant que les tenants des capitaux Américains veulent déclencher une guerre avec la Russie, nous sommes les premières victimes désignées puisque les USA qui encerclent actuellement la Russie
font faire le travail par les peuples du pacte Atlantique.
Ce n’est pas des paroles en l’air, tout le prouve puisqu’ils déploient actuellement le bouclier antimissile destiné à anéantir la riposte quand ils feront la première frappe contre la Russie.
J’ai d’ailleurs pensé que c’est dans cette optique que Hollande invitait Poutine le 6 juin un accident par un fou est si vite arrivé et servirait d’étincelle pour déclencher la guerre. Cela ne
s’est pas produit mais la guerre aura lieu, c’est une certitude au vu des préparatifs qui se mettent en place comme des logos.      (sur BOULEVARD VOLTAIRE)


Voilà comment ces vendus d'européistes dont hollande et sarkos font parti nous préparent des lendemains qui chantent!

marie-plume 19/06/2014 14:45


Ce monsieur possède un art consommé du cynisme et de la lâcheté, cherchant toutes sortes de parades pour revenir dans le jeu de la politique, en faisant fi de son ultime promesse le soir du 6 mai
2012 " ..vous n'entendrez plus parler de moi, je me retire de la scène politique..." Comment peut-on avoir, encore, une toute petite part d'estime pour un citoyen aussi malhonnête et pervers?
Machiavel à titre comparatif est un jouvenceau!

L'EN SAIGNANT 19/06/2014 12:00


Sarko n'est qu'un beau causeur qui n'a rien fait de positif et surtout pas de remarquable mais, que de laisser la France s'enfoncer dans la merde islamiste ... ! Et dépenser des sommes folles
pour être réélu. Avec de tels OISEAUX pas étonnant que l'on soit dans la Merde .!

mika 19/06/2014 10:15


Le jeu des petits voleurs et des petits menteurs...


Mairie de Paris : qui va payer
les 400 millions d'euros manquants ?


http://www.gerard-brazon.com/article-nicolas-sarkozy-il-faut-tout-changer-tant-mieux-il-est-parti-123942429.html