Nigel Farage à Paris ce lundi 20 juin : La France et l’Angleterre doivent-elles quitter l’UE ? par Nancy VERDIER

Publié le 23 Juin 2011

 par Nancy VERDIER

 

Nigel-Farrage.jpgLe député européen Nigel Farage était à Paris  ce lundi 20 juin pour une conférence sur le thème : « La France et l’Angleterre doivent-elles quitter l’UE ? ».

Il répondait à l’invitation  du Cercle Aristote et de son jeune président Pierre-Yves Rougeyron. Le lieu choisi pour l’occasion  était l’Eglise-St-Pierre- du Gros Caillou au 92 rue St Dominique dans le 7ème ardt de Paris.
Un orateur de talent, une parfaite organisation et une ambiance conviviale. Le public a pu ainsi redécouvrir celui qui avait crée un « Buzz » en pourfendant le symbole de la médiocrité européenne en la personne de son Président Van Rompuy (« la serpillère »).
Nigel Farage avec son talent habituel et sa décontraction entraîna le public.

La Conférence se poursuivit au-delà de l’horaire, sur les marches de l’Eglise où de jeunes étudiants le pressaient encore de questions, tandis qu’il se pliait avec sympathie à la séance de photographies. La soirée se prolongea encore autour d’un verre, dans une proche Brasserie, avec quelques organisateurs et journalistes.

« Standing ovation » à l’arrivée de Nigel Farage.
En préliminaire, Pierre-Yves Rougeyron dénonce la trahison dont les peuples européens sont victimes, avec la mise en place d’une Constitution antidémocratique,  des référendums truqués, des citoyens bafoués.  Et de conclure : « Farage nous représente ».
Devant un parterre attentif, un public jeune et enthousiaste, et sous le regard involontaire et bienveillant de la Ste Vierge, notre bouillant orateur se lança dans une diatribe eurosceptique, stigmatisant la bureaucratie, le centralisme et la démocratie sociale européenne. 

« Heureux et fier d’être parmi vous……avec un rêve, celui de pousser un jour  Barrosso  et la Serpillère  dehors. » lança Farage.
Et d’expliquer que nous avons sous nos yeux le spectacle  de « La véritable Tragédie Grecque » annonciatrice de faillites en chaînes et prélude à  la fin inéluctable de l’Euro.
« Jusqu’en 1990, je n’avais aucune ambition d’être un homme politique…je travaillais à la City. Un jour dans un Pub, quelqu’un est venu me dire que la Grande-Bretagne devait entrer dans l’Euro. Il n’y avait pas de convergence et la lumière s’est faite dans mon esprit. On allait vers le désastre. »
Pour lui ce fut un soulagement de voir qu’après le Black Wednesday vint le White Wednesday. Après deux ans d’essais infructueux et un million de chômeurs supplémentaires, la Grande-Bretagne renonça à ce projet d’eurocrates incompétents et aventureux.

Nigel Farage dresse un tableau sans concession de l’Europe actuelle :

 

Aujourd’hui 17 pays sont prisonniers de ce système. L’économie grecque se trouve dans la situation  de la Grande-Bretagne de 1992 et l’écart avec l’Allemagne est encore plus grand.  
Samedi dernier Merkel et Sarkozy ont décidé qu’ils feraient tout « pour sauver l’Euro ».  L’Euro apparaît désormais comme central à l’existence de l’UE et vice-versa. L’existence et la stabilité de l’Euro sont désormais les seuls buts de la politique économique. Alors que les préoccupations de nos gouvernements devraient  se pencher sur la production industrielle, le plein emploi, le pouvoir d’achat, la lutte contre le chômage, la pauvreté  et le bien-être des peuples.
Que l’UE soit  constituée de pays pauvres parce que l’Euro est un mauvais système,  n’est pas leur souci.

 

Dans le sillage de la Grèce on trouve des pays comme le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, la Belgique et d’autres à venir.

Que le chômage ruine des familles entières importe peu à ces gouvernants qui poursuivent leur rêve de construction d’une dictature de l’oligarchie, des banques et de la finance. 110 milliards pour aider la Grèce…à s’enfoncer davantage, à payer davantage de taxes, à l’emprisonner davantage.

La Grèce est devenue un « protectorat européen. »

 

« La démocratie n’existe pas en Europe. Bruxelles est un dictateur » lança Farage à son auditoire convaincu par avance.

            La Grèce avait crée la démocratie durant l’Antiquité, elle est aujourd’hui confrontée à la violence et au désordre.

Il  n’y a qu’une seule solution : « SORTIR de l’EUROPE » qui est un échec complet lança-t-il sous les applaudissements. 

Et la libre circulation ?? Parlons de Shengen. Le Danemark  vient de déchirer le traité de Shengen. Toutes les politiques communes sont en lambeaux.

La raison pour laquelle Jean Monnet avait lancé son projet d’Union Européenne était très noble : qu’il n’y ait plus de guerre en Europe. Il fallait donc créer des liens économiques. Mais la bureaucratie a pris le dessus et les peuples ont disparu de la carte. Le Communisme aussi fut séduisant à ses débuts…

Dans les années 50, les bureaucrates commencèrent à se débarrasser de l’idée de Nations, allant bien au-delà de la politique des petits pas de Jean Monnet. Un Super Etat commença à émerger avec un drapeau et un hymne. Les peuples ont cru au départ qu’ils allaient vers une véritable démocratie, avec une harmonisation, une sorte de trait d’union entre les différentes nations, entre les différents peuples qui conserveraient leurs us et coutumes.  Ils n’ont pas compris tout de suite que le but était de les faire disparaître. 

Vint alors 2005. Et nous avons vu la vraie nature de ces gens-là. Référendum pour la Constitution Européenne rédigée par VGE.  Non en Hollande. Non en France. Mais ils ont passé outre la volonté du peuple. Aucun respect pour la volonté du peuple. Ce ne sont en rien des démocrates. Ce sont les gens les plus dangereux que nous ayons eus depuis 1945.

Alors qu’ont-ils fait ? Puisque avec un Référendum, la Constitution ne passe pas, cessons de parler de Constitution et parlons de Traité. Pas besoin de Référendum pour signer un Traité entre états. Ce fut le Traité de Lisbonne.

 

L’Irlande devait voter Oui. Le vote fut Non. On finança alors quelques groupes d’opposition en jurant qu’il n’y aurait jamais ni de tutelle britannique, ni de tutelle européenne.  Et c’est ainsi que  le Hold Up sur la volonté du peuple irlandais eut  lieu. Pour les Eurocrates, il fallait absolument un Oui, car un 2ème Référendum aurait entraîné des dépenses énormes. Avec un Oui, on pouvait saluer la démocratie.

 

L’UE est imparfaite, il faut l’améliorer, disaient les Eurocrates et leurs partisans. Nigel FARAGE dit NON, car ce n’est pas une démocratie.
Les Eurocrates détestent la démocratie. On a vu la liquidation de la Yougoslavie, qualifiée de conglomérat artificiel, des atrocités pour le retour aux Etats Nations.  Si c’est cela que nos enfants devront vivre une fois piégés dans ce magmas européen, avec ces Euro maniaques  lunatiques, la réponse de Nigel Farage est NON.

 

Il existe 3 voies.
1 - Ne rien faire
et on aboutit à la situation de la Grèce et du Maghreb.
2 - Transformer le monstre  européen. Mais ce monstre ne peut être transformé, car le peuple n’y a aucun pouvoir. Ce n’est pas une démocratie, mais une dictature.
3-  Il faut tuer le monstre. La seule solution est de voter pour renvoyer chez eux les politiciens du désastre.

 

KILL THE MONSTER : C’est ce qu’a commencé à faire la Finlande. Le parti de droite qui est à présent au pouvoir ne représentait qu’une infime minorité de la population et soudainement, il s’est élevé à 52%.....C’était pourtant un parti bien incorrecte, avec un chef qui buvait de la bière, mangeait de la viande, et était hétérosexuel. Il a franchi le pas... a fait le grand écart.

 

MIND THE GAP, c’est ce que l’on devrait dire aujourd’hui à nos responsables en place. Même un mini parti peut gagner les élections, s’il reflète ce que pense le PEUPLE. Il ne faut plus jamais faire confiance aux politiciens qui sont à l’origine de notre désastre présent et à venir.

 

Nous avons besoin d’Etats NATIONS et de DEMOCRATIE. Nous ne sommes pas anti-européens pour autant. « J’ai épousé une Allemande, j’ai travaillé dans deux Sociétés françaises. »
Nous sommes CONTRE BRUXELLES tout simplement.
Nous avons besoin de mécanismes de coopération, nous n’avons pas besoin d’Eurocrates. Nous avons besoin d’une Europe des peuples. Nous avons Interpol, et c’est bien, mais nous ne voulons pas d’Europol.


 Rèponses au public

A qui profitent l’Euro et le système de caste de Bruxelles ?
En 30 ans, la classe politique est devenue Maître de l’Europe. C’est une classe de politiciens composés d’arrivistes, qui n’ont aucun autre métier que celui de politiciens. En Angleterre, c’est un petit cercle de gens issus de la gentry ou de classes aisées. Ils n’ont jamais travaillé, n’ont aucune expérience de la vraie vie. Leurs prédécesseurs avaient un sens de la Nation, car ils avaient combattu pour leurs pays. Prenez le Français Jacques Barrot, condamné pour indélicatesse financière et aussi vite recyclé au Parlement européen.

 

Le budget européen est incontrôlé.
En Islande, il fallait avant tout sauver les banques afin de garantir l’argent déposé par les investisseurs. L’Islande a laissé une banque se mettre en faillite en 2009 et la devise irlandaise a chuté de 80% et les taux ont grimpé à 20%. Il y a eu en plus le volcan qui s’est mis à faire trembler la planète.
On pouvait croire que c’était la fin du monde. Actuellement, l’Islande se porte mieux que la Grèce et le Portugal….

 

Nous devons revenir à une EUROPE des NATIONS.
Mitterrand et Khol disaient que l’Europe leur appartenait. La subsidiarité ne remplace pas la démocratie.  Aujourd’hui, ce sont les jeunes qui demandent à ce que l’on respecte leur identité et la démocratie. « Back to De Gaulle and Churchill ». Le bon exemple est le Conseil de l’Europe où les divers états sont représentés.

 

L’UE serait-elle un passage vers un gouvernement mondial ?
On voit déjà des ébauches de regroupement en Amérique du Nord, en Asie, en Afrique. Il y aurait cette logique en Europe avec la venue de la Turquie. Le Groupe Bilderberg pousse dans ce sens. Les Nations Unies sont encore plus bureaucratiques et corrompues que tout le reste.

CONCLUSION de Nigel FARAGE : C’est bien à nos politiciens en place, à tous ces corrompus qui nous ont trahis et abandonnés qu’il faut s’en prendre aujourd’hui…et les renvoyer chez eux.

Compte rendu de Nancy Verdier.

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Merci à Nancy qui a assisté à cette conférence et nous fait lire son compte rendu pour Puetaux-Libre. Celui-ci confirme bien que les français rétifs à l'Europe, ne sont pas seuls. Ce qu'il nous manque? La démocratie qui est empêchée de s'exprimer en France.

Cette démocratie en demi teinte et si contrôlée se meurt. Une démocratie qu'une forme de scrutin majoritaire à deux tours avec un seuil à 12,5%, détruit peu à peu. La démocratie est volée au peuple par un scrutin inique qui n'autorise aucune expression en dehors des deux parties si complices sur le fond malgré la forme qu'ils nous présentent. Le minimum est d'exiger un peu de proportionnelle.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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