Nigéria : Ansaru assure avoir exécuté sept otages étrangers.

Publié le 10 Mars 2013

Le groupe islamiste aurait agi en réaction aux tentatives de libération des otages
Capture d'écran d'une vidéo transmise par le groupe Ansaru, « montrant les otages morts ».

Capture d'écran d'une vidéo transmise par le groupe Ansaru, « montrant les otages morts ». (photo dr)

Il y a trois semaines, deux Libanais, deux Syriens, un Grec, un Italien et un Britannique étaient capturés sur un chantier de travaux publics, dans le village de Jama'are, dans l'État de Bauchi, dans le nord du pays. Le groupe islamiste nigérian Ansaru a annoncé les avoir tués hier, dans un communiqué relayé par le groupe de renseignement SITE.

Toutefois, aucune confirmation de ces assassinats n'a pu être obtenue auprès des autorités nigérianes, ou des pays d'origine des sept otages. « Le groupe a déclaré qu'à la suite des actions menées par les gouvernements britannique et nigérian pour libérer les otages, et des arrestations et exactions que ceux-ci auraient perpétrées, il a été poussé à exécuter » les otages, rapporte le SITE.

La société libanaise de construction qui employait les sept hommes enlevés le 16 février, Setraco, n'a pas non plus confirmé l'information.

Un Français entre leurs mains

Dans sa revendication du rapt, Ansaru avait invoqué « des transgressions et des atrocités commises envers la religion d'Allah […] par les pays européens dans plusieurs endroits, dont l'Afghanistan et le Mali ». Le groupe est considéré comme une faction de la secte islamiste Boko Haram, qui a revendiqué, dans une vidéo postée sur Internet le 25 février, l'enlèvement d'une famille de sept Français - dont quatre enfants -, dans le nord du Cameroun.

Ansaru a été cité comme étant lié à plusieurs enlèvements dont ceux, en mai 2011, d'un Britannique et d'un Italien travaillant pour une entreprise de travaux publics dans l'État de Kebbi, près de la frontière nigérienne. Les otages avaient été tués en mars 2012, dans l'État voisin de Sokoto, au cours d'une tentative ratée de libération.

Le groupe a aussi revendiqué l'enlèvement d'un ingénieur français dans l'État de Kastina, frontalier avec le Niger. On ignore toujours où il se trouve.

L'annonce de l'exécution des sept otages étrangers survient alors que l'armée nigériane dit avoir mené, vendredi, une nouvelle opération à Maiduguri, fief du groupe islamiste Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria. Selon l'armée, une vingtaine de militants islamistes présumés ont été tués ainsi que deux soldats. Il s'agit de la dernière action d'une série menée par la JTF, force conjointe de l'armée et de la police, contre « les terroristes de Boko Haram ». En dix jours, cette force dit avoir tué 52 membres présumés de ce mouvement et en avoir arrêté 70. Aucune source indépendante n'a toutefois confirmé cette annonce, et l'armée a été accusée de nombreuses atteintes aux droits humains et d'exactions.

Sud-Ouest

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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aupied 11/03/2013 02:27


Ces gens là eux ne font pas la dentelle ils tuent , nous, certaines personnes tuent, on les libères et en plus d'après taubira ils faut leur pardonnez , ils font quelques jours de prisons ils
sont relachês et ils recommencent , quand aurons nous enfin une vrai justice , que taubira s'occupe de sa guyane , et nous fiche la paix