Non à l'intronisation de l'Islam en France. Par Jacques Ellul

Publié le 28 Juillet 2011

 de Jacques Ellul

         "Non à l'intronisation de l'islam! Ce n’est pas une marque d’intolérance religieuse : je dirais "oui", aisément, au bouddhisme, au brahmanisme, à l’animisme..., mais l’islam, c’est autre chose. C’est la seule religion au monde qui prétende imposer par la violence sa foi au monde entier.
         Je sais qu’aussitôt on me répondra : " Le christianisme aussi ! "
 Et l’on citera les croisades, les conquistadors, les Saxons de Charlemagne, etc. Eh bien il y a une différence radicale.
         Lorsque les chrétiens agissaient par la violence et convertissaient par force, 
ils allaient à l’inverse de toute la Bible, et particulièrement des Evangiles. Ils faisaient le contraire des commandements de Jésus, alors que lorsque les musulmans conquièrent par la guerre des peuples qu’ils contraignent à l’Islam sous peine de mort, ils obéissent à l’ordre de Mahomet.
         Le djihad est la première obligation du croyant. Et le monde entier doit entrer, par tous les moyens, dans la communauté islamique. Je sais que l’on objectera : "Mais ce ne sont que les ’intégristes’ qui veulent cette guerre." Malheureusement, au cours de l’histoire complexe de l’Islam, ce sont toujours les "intégristes", c’est-à-dire les fidèles à la lettre du Coran, qui l’ont emporté sur les courants modérés, sur les mystiques, etc.


         Déclarer sérieusement qu’en France l’adhésion de "certains musulmans" à l’intégrisme est le résultat d’une crise d’identité est une désastreuse interprétation.

         L’intégrisme en Iran, en Syrie, au Soudan, en Arabie Saoudite, maintenant en Algérie est-il une réaction à une crise d’identité ?

         Non, l’intégrisme est seulement le réveil de la conscience religieuse musulmane chez des hommes qui sont musulmans mais devenus plus ou moins "tièdes".

         Maintenant, le réveil farouche et orthodoxe est un phénomène mondial. Il faut vivre dans la lune pour croire que l’on pourra "intégrer" des musulmans pacifiques et non conquérants. Il faut oublier ce qu’est la rémanence du sentiment religieux (ce que je ne puis développer ici). Il faut oublier la référence obligée au Coran. Il ne faut pas oublier que jamais pour un musulman l’Etat ne peut être laïque et la société sécularisée : c’est impensable.

         Il ne faut enfin jamais oublier comment s’est faite l’expansion de l’Islam du VIe au IXe siècle. Une étude des historiens arabes des VIIe et IXe siècles, que l’on commence à connaître, est très instructive : elle apprend que l’islam s’est répandu en trois étapes dans les pays chrétiens d’Afrique du Nord et de l’Empire byzantin. Dans une première étape, une infiltration pacifique de groupes arabes isolés, s’installant en paix. Puis une sorte d’acclimatation religieuse : on faisait pacifiquement admettre la validité de la religion coranique. Et ce qui est ici particulièrement instructif, c’est que ce sont les chrétiens qui ouvraient les bras à la religion soeur, sur le fondement du monothéisme et de la religion du Livre, et enfin lorsque l’opinion publique était bien accoutumée, alors arrivait l’armée qui installait le pouvoir islamique — et qui aussitôt éliminait les Eglises chrétiennes en employant la violence pour convertir.

Nous commençons à assister à ce processus en France (les autres pays européens se défendent mieux). Mais c’est du rêve éveillé que de présenter un programme de fédération islamique en France, pour mieux intégrer les musulmans. Ce sera au contraire le début de l’intégration des Français dans l’islam.

La seule mesure juridique valable, c’est de passer avec tous les immigrés un contrat comportant : la reconnaissance de la laïcité du pouvoir, la promesse de ne jamais recourir au djihad (en particulier sous forme individuelle — terrorisme, etc.), le renoncement à la diffusion de l’islam en France. Et si un immigré, beur ou pas, désobéit à ces trois principes, alors, qu’il soit immédiatement rapatrié dans son pays."

*********************

Article paru dans l’hebdomadaire Réforme le 15 juillet 1989. Jacques Ellul, juriste, historien, théologien, sociologue, est décédé en 1994. De son vivant, il a publié plus de 600 articles et 48 livres, traduits dans une douzaine de langues, dont plus de la moitié en anglais. De 1953 à 1970 il fut un membre du Conseil National de l’Eglise Protestante Réformée de France. Professeur d’Histoire et de Sociologie des Institutions, à l’Université de Bordeaux, son oeuvre inclut des études sur les institutions médiévales d’Europe, l’effet de la technologie moderne sur la société contemporaine, ainsi que la théologie morale.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

Commenter cet article

island girl 30/07/2011 18:00



L'islam n'est pas une religion,c'est un instrument pour étouffer les autres religions et profiter du laxisme des démocraties pour implanter leur guerre !



Samia 29/07/2011 07:04



Les élus et les intellectuels sont-ils réellement conscients du trop de pouvoir qu'ils accordent à une religion qui n'en est pas une ? Chaque jour, dans nos rues, dans nos écoles, dans nos
entreprises, dans nos cités la laïcité est bafouée au nez et à la barbe de tous ceux qui la respectent à la lettre.


Chaque jour ici et dans le monde, nous apporte la preuve que l'islam défend toujours son idéal sur tous les territoires, au mépris des lois et des valeurs du pays qui lui ouvre les bras.
Tout ce qui lui est étranger doit se fondre dans la  masse des croyants ou périr.


Un jour, si la liberté d'expression continue à être menacée, contrôlée et pour finir interdite l'islam aura gagné la première manche.


Puisse ce jour ne jamais arriver mais pour cela il faudrait que les français cessent de croire à tous les charmeurs de serpent qui nous  étouffent avec leurs promesses du "vivre ensemble"
qui ne marchera jamais, à la seule condition qu'on renonce à tout ce que nous sommes.


Si tout le monde renonce, qui nous sauvera ?



Nancy VERDIER 29/07/2011 00:25



l'Islam n'est pas soluble dans nos démocraties et la laïcité lui est étrangère et antinomique. Le seul exemple positif fut la Turquie d'Atta Turk, qu'Erdogan est en train de détruire. Mais il
avait fallu que l'armée turque soit garante de la laïcité. Désormais, au moins 400 militaires de hauts rangs sont sous les verrous.
Actuellement en France qui est garant de la laïcité ??? On avait cru que c'était un fait acquis, une chose naturelle, inhérente à nos démocraties bien que conquise de haute lutte, au cours des
siècles de notre Histoire. 
Mais quand on voit comment se comportent nos dirigeants de tous bords et les médias pourris qui les confortent dans leur hérésie et le politiquement correct, je peux dire que la laïcité est en
passe de disparaître et avec elle, nos démocraties...



riziere 28/07/2011 13:08



Entièrement d'accord