Non à la double peine par Gérard Bekerman

Publié le 28 Novembre 2012

D'où vient cette étrange idée que les revenus du capital doivent être alignés sur ceux du travail ? Certainement pas de la doctrine socialiste. Depuis le XIXe siècle, les grands auteurs socialistes, en passant par Proudhon sans oublier un certain Karl Marx, ont toujours estimé que le capital n'était que le résultat d'un travail accumulé.

C'est le travail qui est la source des richesses, y compris du capital. Pour les millions de Français qui ont la chance de se constituer une épargne, ce capital est le fruit du travail de toute une vie, et ce travail a déjà été taxé avant, pendant, après, de tous côtés, à tous les moments de la vie. Au moment où on le constitue, au moment où on en profite et au moment où on le transmet à nos proches et aux bénéficiaires que nous avons choisis.

Trop d'impôt tue l'impôt


L'impôt n'est qu'un prélèvement sur le fruit de l'activité. Si un nouvel impôt vient à diminuer cette activité, il n'y aura plus de fruit donc plus d'impôt.
Imposer le capital, c'est imposer une double peine. Il est normal d'être juste. La vraie justice serait de tenir compte des revenus nets des impôts que nous avons déjà acquittés.

Les entreprises se décentraliseront, la consommation diminuera. Il y aura moins d'investissement, moins de croissance, moins d'emplois. Les citoyens avisés s'exileront vers des zones de complaisance. Nos jeunes iront chercher des jours meilleurs à l'étranger.

Ce n'est même plus une question d'argent, mais de respect du travail, de dignité, de motivation et de liberté.

Notre pays affronte une situation historiquement périlleuse sur le plan des dettes et des déficits. C'est ce qui peut expliquer ce torrent de mesures fiscales qui accable les familles :

- la taxation des revenus du capital comme ceux du travail avec suppression du prélèvement
forfaitaire sur les dividendes, les intérêts et le revenu des gains de cession de valeurs mobilières
- la mise en place d'une tranche marginale à l'impôt sur le revenu à 45% à partir de 150 000 euros
- la baisse du plafond du quotient familial
- la baisse du plafonnement global des niches fiscales
- la création d'une contribution exceptionnelle de solidarité fixée à 75% de tous les revenus supérieurs à 1 million d'euros
- la modification du barème de l'ISF dont l'assiette commence à 800 000 euros contre 1,3 million avant
- le taux de déductibilité partielle de la CSG ramené de 5,8% à 5,1%.

heureusement, notre assurance vie est préservée

L'Afer déplore certaines de ces mesures, mais nous nous félicitons que notre assurance vie soit, en l'état, préservée.

Le gouvernement est sensible au message que notre assurance vie est finalement un service public. Elle n'est pas une niche. Elle est un bien précieux, un bien pour les épargnants que sont les adhérents Afer, un bien pour nos entreprises et un bien pour financer l'État. On ne taxe pas un service public. La voix de l'Afer s'est fait entendre.

Nous restons vigilants.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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Claude Germain V 01/12/2012 15:48


Dorothé 13 , vos articles devraient revenir tres vite , cela est du a une erreur technique accidentele faite par le createur du
site . Voila 2 jours que tout est reparé , je viens de recevoir encore aujourd'hui 40 articles ... patiente les serveurs se vident cela ne va pas tarder a arriver ... bien a vous .

Pouf 28/11/2012 13:39


Mort de rire ! Un problème avec la dette, les déficits, etc ... Arrêtez de plaisanter ! Hier, 1,2 million pour les palestiniens pour complèter le million deux précédent ( sans doute que les
roquettes ont-elles augmenté ) avant-hier. 3 milliards de créances de la Côte d'Ivoire abandonnées, et ainsi de suite ! et on envisage de nationaliser une branche de la sidérurgie...alors que la
production ne peut être écoulée que par celui qu'on vient de jeter...il fallait y penser avant avec Arcelor...et on veut faire un grand aéroport à Nantes, et ....Enfin, quand on est si dépensier,
c'est qu'on a des sous et non des dettes ....il me semble !


Les Français ont prêté leur voiture à quelqu'un qui ne savait pas conduire, mais comme ils sont un peu bêtes, ils ont pris place dans le véhicule...

Dorothee13 28/11/2012 11:27


Rien à voir avec l'article, Avez vs changé votre mode de diffusion, car je recevais plusieurs fois par jour vos articles et j'aime beaucoup, et depuis samedi je ne reçois plus rien. Merci par
avance de me tenir informée - Dorothée13 "speudo". Je me suis à nouveau réinscrit à la newletter, mais rien ? Bref, je suis dans le néant - Biens à vous 

Epicure 28/11/2012 10:49


Pub destinée à séduire les jobards...


Il faut claquer son fric si on ne veut pas le perdre en inflation et confiscation procchaine pour payer la dette abyssale que cette épargne épongerait....Vous voyez d'ici le regard du politique
de gauche?


Ne nous leurrons pas, c''est là où est la réserve, que l'Etat devra piocher pour payer ses gabegies...


La retraite fut une belle chose...!!!


L'enfer est devant nous et la Capitalisation un leurre  ou une possibilité de gens très riches. Calculez ce qu' avec une rente n'amortissant pas l'inflation et imposée de surcroît, il
faudrait épargner pour financer 20 années de retraite???????


Impossible sauf pour 3 ou 4% de la population aux plus hauts revenus. Seule la Répartition peut garantir une telle utopie...