Non au marché de l'enfant que crée le mariage gay

Publié le 18 Août 2012

Par Franck Margain, conseiller régional UMP, vice-président du Parti chrétien-démocrate

En voulant satisfaire  les demandes de quelques milliers de "couples" de même sexe, nous saccagerions la dignité de l'être humain ? Le mariage religieux, puis le mariage civil depuis deux siècles, n'a jamais été la reconnaissance sociale d'un amour, mais d'abord l'institution pérennisant l'engagement d'un homme et d'une femme à fonder  une famille. S'il l'avait été, en 1792, alors, il aurait fallu inscrire dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen le droit de chaque citoyen d'obtenir  la bénédiction républicaine à chaque fois qu'un lien affectif le relie à l'un de ses semblables.

Or, si nous autorisons le mariage et l'adoption pour les personnes de même sexe, nous transformons la nature même du mariage. De réalité objective, nous le transformons en droit subjectif. Déjà affaibli par le pacs, il a créé une grande fragilité pour la personne abandonnée, nous le métamorphosons en un objet indéfinissable.

Il est facile de comprendre  la nécessité de donner  une stabilité à l'engagement d'un homme et d'une femme de fonder  une famille puisque de leur union biologique naissent des enfants. Il est du devoir  de la nation de les protéger. Mais, si le mariage devient la reconnaissance d'un amour, indépendamment même de la possibilité biologique, de fonder  une famille, alors, dans cinquante ans, que deviendra-t-il ?

Le mariage n'est pas la reconnaissance sociale de l'amour ; l'amour peut prendre des formes très variées. Nous, qui, sur le plan philosophique, n'arrivons plus àconvaincre  de la spécificité de l'amour conjugal, comment défendrons-nous que l'amour qu'affirment vivre  ensemble deux, trois, quatre personnes d'une famille recomposée n'est pas de même nature que celui d'un homme et d'une femme ?

Dans vingt ans, nous aurons des extensions du mariage civil à un, deux, trois personnes qui, à la faveur d'un nouvel amour, exprimeront leur besoin de reconnaissance et leur besoin d'être à leur tour père ou mère des enfants aux côtés d'un ou de plusieurs premiers époux qui n'auront pas eu envie de divorcer . Alors, nous aurons détruit la principale protection sur laquelle notre monde s'est construit : l'union stable d'un homme et d'une femme portant dans cette fidélité l'exigence qui a permis à notre civilisation de respecter  davantage que d'autres et la dignité de la femme et celle de l'enfant.

Mais, il est encore temps de réagir. Il est possible, déjà, de déceler les contradictions des partisans de l'homoparentalité. Ils veulent l'égalité des droits des adultes sans celle des enfants d'avoir  le droit d'être éduqués, dans l'altérité, non par de simples éducateurs, mais par des parents, qui, de préférence, ont un lien biologique avec eux. Ils veulent nier , occulter , transformer  la réalité biologique la plus fondamentale : nous sommes tous issus d'une union entre un homme et une femme. Ce faisant, ils acceptent et favorisent une série de transgressions dommageables pour les femmes et pour les enfants.

"PRODUIT DE CONSOMMATION"

L'ouverture du droit à l'adoption simple et plénière ouvre celle de l'insémination artificielle pour les lesbiennes qui voudront la possibilité d'avoir  un lien biologique avec l'enfant qu'elles souhaitent élever. Leur sera ouverte ensuite la procréation médicalement assistée. Quant aux hommes, ils réclameront d'inséminer des mères porteuses pour mettre  au monde des enfants qui leur seront soustraits. C'est la création du marché de l'enfant, "produit de consommation" venantsatisfaire  les désirs des adultes.

Pour satisfaire  le désir d'enfants de "couples" de même sexe, on fabriquera des orphelins de père ou de mère ou bien on étendra le mariage à trois ou quatre pour y inclure  les parents biologiques. Les Pays-Bas, déjà, reconnaissent le partenariat civil à trois personnes, le premier ayant été conclu par deux femmes bisexuelles et un homme. Le débat sur cette question est occulté, confisqué, soumis à la pensée unique réduit à quelques chiffres brandis pour manipuler  l'opinion publique. Exemple : 95 % des maltraitances le sont dans des familles composées d'un père et d'une mère. Il est normal et rassurant que la plupart des maltraitances aient lieu dans des couples composés d'un homme et d'une femme puisque les couples de même sexe avec enfants représentent moins de 1 % de notrepopulation. Ne laissons pas une minorité transformer  nos institutions, et créer l'enfant "produit".

Franck Margain, conseiller régional UMP, vice-président du Parti chrétien-démocrate

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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marco 17/08/2012 17:52


Personnellement j'ai toujours été contre,la nature a fait qu'un couple seul peut procréer,deux hommes ou deux femmes ne forment pas un couple mais une paire.Dans ces conditions on ne peut
logiquement pas les marier puisqu'ils sont improductifs................