Non Victor Hugo n'était pas converti à l'islam comme ils le prétendent!

Publié le 15 Mars 2012

Souvent des islamistes nous présentent le même texte de Victor Hugo où il semble apprécier l'islam. Une rumeur persiste également chez les musulmans sur le fait qu'il se serait converti. 

Cette rumeur est apparue sur internet après les attentats du 11 septembre 2001. Il s'agit d'une variante de la « rumeur cousteau » qui consiste à affirmer que tel ou tel personnage célèbre (Rimbaud, Lamartine, Goethe, Napoléon etc... et même Jésus !) était musulman mais qu'un complot (habituellemnt juif ou franc-maçon, ou judéo-maçonnique, ou chrétien, ou judéo-chrétien, en tous les cas islamophobe) cache cela dans le but de nuire à l'islam.
Ces rumeurs sont répétées dans les milieux musulmans, sans vérifications, et sans preuves, et accusent l'ensemble des historiens, des biographes et des exégètes de Victor Hugo d'avoir menti et falsifié des documents depuis plus d'un siècle, à partir de la mort de Victor Hugo, à la fin du 19ème siècle. (on se demande dans quel but... Nuire aux musulmans du 21ème siècle ?!)


Comme toujours avec les rumeurs, un fait véridique sert de base à une conclusion fausse. En l'occurrence, le fait véridique est que Victor Hugo a écrit "La légende des Siècles", une suite de poèmes dont le thème est l'histoire de l'Humanité. Parmi ces poèmes sur la bible, les diverses mythologies, les évangiles, le christ, la Renaissance etc... il y a, effectivement, quelques poèmes sur l'islam, et Mahomet est cité dans L'An Neuf de l'Hégire.
De ce simple fait, des musulmans sont arrivés à la conclusion que non seulement Victor Hugo était musulman mais qu'il chassait les djinns, récitait chez lui la sourate Fatiha, avait un tapis de prière avec un motif de la Kaaba et autres fadaises coranico-islamiques.

Rappelons que, contrairement à ce qu'affirment les tenants de la « rumeur Hugo », Victor Hugo n'a jamais demandé le transfert de ses restes à la Mosquée de Paris pour la bonne et simple raison que Victor Hugo n'a PAS PU demander le transfert de ses restes à la Mosquée de Paris parce que Victor Hugo est mort en 1885... donc plus de trente ans avant même le projet de construction de la mosquée de Paris, projet qui fut lancé en 1920 ! (la Mosquée de Paris fut inaugurée en 1926).


Ce seul argument suffit à démolir l'ensemble des autres allégations mais, par pur divertissement, nous allons aussi les démentir :


1 - Victor Hugo ne chassait pas les djinns ni les sorcières : il faisait du spiritisme comme tous les intellectuels de son époque car c'était la mode. 
2 - Victor Hugo ne récitait pas la sourate Fatiha : il lui arrivait de réfléchir à haute voix, comme n'importe qui. 
3 - Victor Hugo a eu des tapis chez lui, comme tous le monde, il y en avait peut-être un comportant des arabesques (ce qui reste encore à prouver...), c'était peut-être un tapis « de prière » (ce qui reste aussi à prouver...) mais Victor Hugo s'en servait pour se protéger les pieds quand il marchait en chaussettes (ou sans chaussettes) et non pas pour faire la prière musulmane vu qu'il n'était pas musulman. 
4 - Il est hors de question de mentionner sur le caveau de Victor Hugo, au Panthéon, qu'il était musulman puisque Victor Hugo n'a jamais été musulman. 
5 - Les manuscrits islamiques de Victor Hugo ne peuvent pas être remis à l'ISESCO (l'UNESCO musulman) puisqu'il n'existe pas de manuscrits islamiques de Victor Hugo ! 
6 - Victor Hugo n'a jamais eu pour objectif de bâtir la genèse et l’histoire des quatre premiers califes de l’ISLAM car victor Hugo était un génie inventif, pas un servile compilateur musulman. 
7 - Victor Hugo a eu des rêves, comme tous le monde, mais il n'a jamais eu des visions du prophète Mahomet. 
8 - Ni le Président Jacques CHIRAC, ni qui que ce soit d'autre, ne cache les manuscrits islamiques de Victor Hugo car (5). 
9 - Victor Hugo ne s'est jamais appelé « Abou Bekr HUGO alias Victor HUGO ». 
10 - Victor Hugo est effectivement né un vendredi, il est effectivement tombé malade un vendredi et il est effectivement mort un vendredi, mais cela ne fait pas de lui un musulman et il n'y a pas besoin d'Allah Legrand pour que cela arrive : la probabilité de naitre un vendredi est de 1/7, celle de tomber malade un vendredi est de 1/7 et celle de mourir un vendredi est de 1/7 aussi (puisqu'il y a 7 jours dans la semaine). La probabilité de naitre, tomber malade et mourir un vendredi (ou n'importe quel autre jour de la semaine) est donc de 1/7 x 1/7 x 1/7 c'est à dire 1/343. En clair, sur 343 personnes, il y en aura une née un vendredi qui tombera malade et mourra aussi un vendredi. Sur 60 millions de Français, cela fait 174 mille 927 personnes dont le cas sera similaire à celui de Victor Hugo. Comme on le voit, rien d'exceptionnel à cela.


Les pages alimentant la « rumeur Hugo » sont, dans leur toute grande majorité, des pages dont les auteurs sont musulmans et se contentent de répéter la rumeur, répéter encore, répéter toujours, répéter encore et toujours, servilement, c'est à dire islamiquement, comme on apprend à tout bon musulman à le faire dans les soi-disant « écoles » coraniques.


Ces musulmans évitent soigneusement de citer les vers qui montrent que Victor Hugo n'avait pas grande estime pour Mahomet et censurent systématiquement, entre autre, le passage où Mahomet déclare :


Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu'un limon par les vices noirci ;
J'ai de tous les péchés subi l'approche étrange ;
Ma chair a plus d'affront qu'un chemin n'a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
Ô vous tous, je serai bien vite dévoré
Si dans l'obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute de l'homme engendre un ver de terre


Source : Coranix.com 
Voici l'un de ses poèmes qui décrit les affres de la femme musulmane. 

Le Voile de Victor Hugo dans "Les Orientales"

 

La sœur:

Qu'avez-vous, qu'avez-vous, mes frères ?

Vous baissez des fronts soucieux.

Comme des lampes funéraires,

Vos regards brillent dans vos yeux.

Vos ceintures sont déchirées.

Déjà trois fois, hors de l'étui,

Sous vos doigts, à demi tirées,

Les lames des poignards ont lui.

 

Le frère aîné:

N'avez-vous pas levé votre voile aujourd'hui ?

 

La sœur:

Je revenais du bain, mes frères,

Seigneurs, du bain je revenais,

Cachée aux regards téméraires

Des giaours et des albanais.

En passant près de la mosquée

Dans mon palanquin recouvert,

L'air de midi m'a suffoquée :

Mon voile un instant s'est ouvert.

 

Le second frère:

Un homme alors passait ? Un homme en caftan vert ?

 

La sœur:

Oui… peut-être… mais son audace

N'a point vu mes traits dévoilés…

Mais vous vous parlez à voix basse,

A voix basse vous vous parlez.

Vous faut-il du sang ? Sur votre âme,

Mes frères, il n'a pu me voir.

Grâce ! Tuerez-vous une femme,

Faible et nue en votre pouvoir ?

 

Le troisième frère:

Le soleil était rouge à son coucher ce soir.

 

La sœur:

Grâce ! Qu'ai-je fait ? Grâce ! Grâce !

Dieu ! Quatre poignards dans mon flanc !

Ah ! Par vos genoux que j'embrasse…

O mon voile ! ô mon voile blanc !

Ne fuyez pas mes mains qui saignent,

Mes frères, soutenez mes pas !

Car sur mes regards qui s'éteignent

S'étend un voile de trépas. 

 

Le quatrième frère:

C'en est un que du moins tu ne lèveras pas !

Victor Hugo


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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