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Nuit de révolte à Athènes

Publié le 13 Février 2012

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AFP, lundi 13 février

Climat de guerre urbaine dans les rues d'Athènes

"Laissez passer les secours !". Les brancardiers de la place Syntagma se fraient un chemin entre lanceurs de pierre et forces anti-émeute près du parlement grec. Un nuage de gaz lacrymogène les enveloppe. Quelques rues plus loin, les fenêtres d'un magasin crachent des flammes

Un magasin est en flammes pendant les manifestations populaires contre les réformes à Athènes, le 12 février 2012

A Athènes, la somme des exaspérations s'est muée dimanche soir en rage inextinguible contre l'impasse économique et politique du pays. Un climat de guérilla urbaine d'une rare intensité a saisi la capitale grecque.

En contrebas du parlement où les députés débattent des mesures d'austérité réclamées par les créanciers du pays, un bruit de maillet scande les slogans protestataires: un homme, le visage dissimulé, fait sauter le marbre des escaliers de la station de métro pour se constituer des munitions.

Les devantures des grands hôtels, des boutiques du centre-ville subissent le même sort, selon une technique devenue rituelle lorsque les manifestations qui rythment le quotidien de la Grèce depuis deux ans prennent un tour houleux.

Dans les rues qui entourent la place Syntagma, de petits groupes de manifestants casqués ou cagoulés avancent vers les forces anti-émeute. Les pierres volent et rebondissent sur les boucliers transparents.

Un pas en avant, deux pas en arrière, les gaz lacrymogène tirés en riposte font reculer les assaillants et tous les manifestants qui se tenaient en retrait. Course folle dans les rues adjacentes pour échapper au nuage blanc qui attaque le nez et brûle les yeux. En espérant ne pas se trouver pris en tenaille avec d'autres affrontements.

Le passage des brancardiers aux vestes rouges qui viennent secourir un homme à bout de souffle provoque les applaudissements de la foule. "Laissez passer les secours!", lancent-ils à l'adresse des protestataires comme des forces de l'ordre.

Selon le ministère de la Santé, 54 blessés ont été dénombrés au cours de la soirée.

Au pied du parlement, où les manifestants affluent et refluent par vagues, en fonction des heurts, un homme s'époumone au mégaphone: "avancez, remplissez la place, ne vous laissez pas intimider. Ce soir, envoyons au monde l'image de la dignité du peuple grec!"

Au fil de la soirée, la place se vide mais la foule reste dense dans les rues voisines où les incidents se déplacent avec une intensité rarement atteinte dans les mobilisations précédentes: pas moins de quinze bâtiments étaient en feu en milieu de soirée.

Selon des photographes de l'AFP, des manifestants ont fait usage pour la première fois de pistolets lance-flamme et de bombes incendiaires, en plus des habituels cocktails molotov.

Visibles à plusieurs centaines de mètres, les flammes qui ravagent un magasin jouxtant l'un des plus anciens cinémas d'Athènes déchirent l'obscurité. Les pompiers ont du mal à se rendre sur les lieux des sinistres en raison du nombre de gens dans les rues.

Un vélo slalome entre les morceaux de marbre blanc et les débris noircis qui tapissent une artère centrale. En l'air au milieu de la rue, un téléphone décroché se balance au bout d'un câble.

 

 

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Une dizaine de bâtiments en feu, de violents affrontements à grands coups de cocktails Molotov et de morceaux de marbre : les abords du grec, à Athènes, avaient des airs de champ de bataille dimanche soir.

Dans la journée, quelque 80 000 personnes avaient manifesté à Athènes, aux alentours du Parlement où a été voté dans la nuit un nouveau plan d'austérité imposé par l'UE et le FMI,condition nécessaire à un nouveau prêt.
Ils étaient également 20 000 à Salonique, la deuxième ville du pays, dans le nord, où des heurts ont également éclaté entre les manifestants et les policiers.

Juste avant le début du vote, le Premier ministre Lucas Papademos a solennellement insisté sur l'importance du choix présenté aux parlementaires: «avancer avec l'Europe et la unique» ou précipiter le pays dans «la misère, la banqueroute, la marginalisation et l'exclusion de l'euro». L'aval des députés était indispensable pour ouvrir la voix au déblocage d'un prêt de 130 milliards d'euros nécessaire pour éviter à la Grèce un défaut de paiement incontrôlé en mars lorsqu'elle devra rembourser une échéance de 14,5 milliards d'euros. Sur les 278 députés présents, 199 ont voté en faveur du plan, 74 contre.

LeParisien.fr 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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Francis Claude 13/02/2012 15:05


en fait les grcs s'en foutent commplétement de toutes nos complaintes de bobos...ils ne paierrons jamais leurs dettes, et reconstruirons leurs pays a leur façon moitiée européenne moitiée autres
civilisations(je fait gaffe suite aux palabres suite aux ptotpos de Géant)

Marie-Claire Muller 13/02/2012 14:52


Nigel Farage à Paris : Salle comble


Publié le 20 juin 2011 par


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Addendum du 20/06/11


Extraits en direct du discours de Nigel Farage :


L’idée de Jean Monnet était louable, mais des les années 50 un certain nombre de politiciens ont prépare en sous mains la supranationalité (…) On ne peut pas l’imposer sans referendum! L’idée est
de créer un super état, avec même un drapeau, un hymne national! En 2005 vous avez dit à Chirac ce qu’il devait en faire de sa constitution! (…) Il n’aurait été question de traite de constitution
si ces dirigeants étaient démocrates, car la constitution c’est la même chose que le traité de Lisbonne ! _Un ministre italien avait dit  » il suffit de changer le nom de la
constitution » ! Ces types sont les plus dangereux depuis 45! Avec mon groupe parlementaire on a utilise nos fonds pas dans le sens qu’ils espéraient, on a diffuse des tracts en Irlande!


 » Au début des années 90 je travaillais a la City et je n’en tire aucune fierté(…) L’expérience du système monétaire européen a dure 2 ans en UK ( écu )et nous a coute 1 million de
chômeurs, le jour ou nous en sommes sortis fut un jour de délivrance » (…) Sarkozy s’en fout des chômeurs, il veut sauver son rêve européen (…) Le plan d’aide a la Grèce ne la sauvera pas,
mais coutera énormément aux pays du nord(…) L’UE dicte a la Grèce sa politique fiscale, sa politique budgétaire, c’est une dictature! La Grèce est quand même le pays qui a invente la
démocratie! »

Marie-Claire Muller 13/02/2012 14:47


Toujours le peuple qui paie la gabegie et les gouvernements le plus souvent socialistes  qui mettent le Pays en faillite!!Bien sûr c'est facile de mettre tout sur le dos du peuple;Il faut
réécouter ce que dit Nigel Farage au sujet de l'ue et  son mépris pour les peuples qui composent l'Union européenne,en particulier les grecs qui sont poussés au bord du précipice, ce qui va
provoquer une guerre civile!et d'autres suivront!!!Marine également parle de notre situation,voulue par lEurope de bruxelles et le fmi

Claude Germain V 13/02/2012 12:00


Mon petit article mis sur le Parisien hier apres-midi a 17H30 ,effectivement j'avais prevu la chose ,soit : Les banquiers vont discuter sur les prets privés fait à la Grece et vont effectivement
annuler une bonne partie de cette dette .


Selon moi ,"Ils" ne pouvaient pas faire autrement .Et ce n'est pas fini.........


L'article en question :La Cata........Le dirigeant bancaire Charles Dallara, négociateur pour les créanciers privés de la
restructuration........et bla....et bla .............et oui Monsieur Dallara vous pouvez exhorter même le saint esprit pour essayer de récupérer votre argent : VOUS NE LE RÉCUPÉREREZ JAMAIS !!!!!
les grecs n'ont plus rien de rien de rien et bientôt pour beaucoup ils n'auront même plus de quoi s'acheter du papier toilette ; vos actionnaires vont s'arracher les cheveux car les grecs n'ont
rien ,que dalle ! nada ! finido ! terminado ! et même en langue VOLAPUC ,je ne sais comment on dit nada !!!!! Plus d'industries ,plus de tourisme , vous irez pleurer au FMI avec vos actionnaires
ou alors a Bruxelles pour réclamer votre " DU " vous savez ? avec des des pancartes en train de tourner en rond devant le parlement mondialiste Bruxellois qui a poussé ces gens dans la panade
grâce a leurs successifs gouvernements Greco-socialos toujours généreux et dispendieux avec l'argent des C....s qui payent . Allez Monsieur Dallara ,un bon geste ,annulez vite ou très vite ce que
de toutes les façons vous ne reverrez JAMAIS ,question simplement d'avoir quelques sueurs froides et de rire jaune ,allez vous assoir sur un mur de l'Acropole , surtout discrètement ...au cas ou
..... ,et admirez au loin le CHAOS que vous les Mondialos-Socialistes avez crée .

Yves IMBERT 13/02/2012 10:16


Le Peuple Grec ne veut ni ne peut payer ses dettes dont il est aussi responsable que ses dirigeants et ses "riches".


Sur ce blog,  Cora de Paillette a parfaitement décrit la situation


L'Argentine s'est sortie seule de ce type de situation, Si les Grecs largaient les amarres avec l'Europe, ils pourraient rebondir en se retroussant les manche comme la France en 1918 et 1945

marco 13/02/2012 09:45


Le peuple grec est saigné a blanc et les assassins de la sauvegarde de l'euro s'en foutent,c'est ce qui nous attends tous,alors prenons les devants,et votons le vrai changement...