Obama et son piège à Juifs par Guy Millière

Publié le 5 Mars 2012

© Metula News Agency

 

Une vidéo qui concerne Israël a été mise en circulation dans le cadre de la campagne pour la réélection de Barack Obama ces dernières semaines.

 

Son titre est « America and Israel: An Unbreakable Bond » : L’Amérique et Israël : un lien qui  ne peut se briser. Il y est question, non pas, comme le titre semblerait l’indiquer, des liens entre les Etats-Unis et Israël, mais, bien sûr, de Barack Obama, essentiellement de Barack Obama, qui s’y trouve présenté comme « un ami fidèle et courageux ».

 

Les images utilisées sont essentiellement tirées de la visite effectuée par le président américain en Israël au moment de sa campagne de 2008, du discours qu’il a prononcé à l’AIPAC [le principal lobby pro-israélien aux Etats-Unis. Ndlr.] à la même époque, et de quelques déclarations favorables à Obama, prononcées au cours des trois dernières années par divers dirigeants israéliens.

 

La vidéo a un objet primordial : inciter les membres de la communauté juive américaine  disposant d’importants moyens financiers à faire des donations pour la campagne Obama. Il semble, en effet, que les donations pour Obama venant de la communauté juive sont moins importantes cette année que précédemment.

 

Le film a un deuxième objet : convaincre l’électorat juif américain de voter à nouveau pour Obama. Les sondages montrent, en effet, un fléchissement des intentions de vote en faveur d’Obama parmi les Juifs américains. 

 

 

Barack Obama fait son shopping électoral chez les Juifs 

 

Elle a sans doute un troisième objet : préparer le terrain pour le discours qu’Obama tiendra à l’AIPAC, ce dimanche 4 mars.

 

Ce qui doit être dit est qu’il est difficilement compréhensible que des Juifs américains aient donné de l’argent à Obama en 2008, et qu’il serait encore plus incompréhensible que des Juifs américains puissent lui en donner en 2012.

 

Ce qui doit être ajouté, est qu’il est consternant d’avoir à constater, qu’en 2008, 79% des Juifs américains avaient voté Obama, et qu’il est absolument navrant de voir que, 60% au moins des Juifs américains seraient prêts à voter à nouveau pour Obama cette année.

 

Ce qui doit être relevé avant son intervention de ce dimanche, est que, quoi qu’Obama dise dans ce discours, il est révoltant de songer, qu’au-delà de l’attention polie que l’assistance portera à un homme qui est, de fait, président des Etats-Unis en exercice, il se trouvera, dans cette assistance,  des Juifs américains prêts à croire que les paroles d’Obama sont porteuses d’un quelconque contenu de sincérité.

 

De fait : dans les années qui ont précédé son arrivée au pouvoir, Obama a été entouré d’antisémites et d’ « antisionistes » virulents, qui vont de Rashid Khalidi, ancien dirigeant de l’agence de presse palestinienne Wafa à Beyrouth, aujourd’hui professeur à la Columbia University, à Ali Abunimah, créateur du site Electronic Intifada, et de Kalid Mansour, fondé de pouvoir de dignitaires wahhabites, à Jeremiah Wright, ancien membre de The Nation of Islam [La Nation de l’islam], fondateur de la Trinity United Church of Christ [L’Eglise unifiée de la trinité du Christ], auteur de diatribes anti-juives corrosives.

 

Dans sa campagne de 2008, Obama a eu pour conseillers en politique étrangère des ennemis jurés d’Israël, tels Robert Malley, Samantha Power et Zbignew Brzezinski.

 

Depuis qu’il est à la Maison Blanche, Samantha Power est devenue sa conseillère spéciale pour les négociations internationales, et c’est elle qui supervise le Conseil National de Sécurité.

 

Lors, il ne s’est, depuis janvier 2009, pas écoulé un seul mois sans qu’émanent de la Maison Blanche des critiques visant à mettre Israël dans son tort, à incriminer Israël ou à déstabiliser les dirigeants israéliens.

 

Dans la même période, l’administration Obama a favorisé la chute de Zine Ben Ali, d’Hosni Moubarak, de Mouammar Kadhafi et a, jusqu’à ce jour, présenté les mouvements islamistes qui sont venus sur le devant de la scène comme des incarnations d’un « espoir démocratique ».

 

Obama lui-même n’a cessé d’agir pour que les sanctions contre l’Iran n’aient qu’une efficacité limitée (ces derniers jours encore, il s’est opposé à des sanctions qui auraient visé la banque centrale iranienne).

 

Il n’a cessé de plébisciter le « plan de paix saoudien » comme base de négociation au conflit israélo-palestinien, qui impliquerait le retour aux « frontières de 1967 », un « partage » de Jérusalem, un placement des lieux saints sous le contrôle des Nations Unies, et une Judée-Samarie Judenrein.

 

Ne pouvant, campagne oblige, tenir explicitement lui-même des propos anti-israéliens, Obama confie provisoirement cette tâche à Hillary Clinton (qui a accusé voici peu Israël de pratiquer l’apartheid) et à Leon Panetta, qui estimait, il y a quelques jours, qu’il fallait contraindre Israël à faire « toutes les concessions requises », et qui ne cesse de dire qu’une attaque contre l’Iran de la part d’Israël serait « désastreuse ».

 

Nul ne peut douter qu’une réélection d’Obama placerait Israël dans une situation extrêmement difficile.

 

Le directeur juif d’une grande agence de relations publiques américaine se demandait récemment comment des Juifs américains pouvaient encore financer Obama, voter pour lui, ou avoir confiance en lui. Sa réponse tenait en quelques mots : « haine de soi ».

 

J’utiliserais, pour ma part, des mots différents, et je préfèrerais parler de persistance dans l’aveuglement volontaire.

 

Je pourrais aussi, comme Norman Podhoretz le faisait dans son livre « Why Jews Are Liberal ? » (Pourquoi les Juifs sont-ils progressistes ?), dire qu’une part importante de la communauté juive américaine reste juive dans les mots, mais a, dans sa tête, changé d’appartenance religieuse et éthique pour rejoindre une autre foi : les dogmes de la gauche américaine.

 

Si l’on suit le raisonnement de Norman Podhoretz, le nombre de Juifs américains qui sont effectivement juifs est plus faible que le nombre de ceux qu’on classifie en général comme membres de la communauté juive.

 

La mauvaise nouvelle est qu’il n’y avait plus, en 2008, que dix-neuf pour cent de Juifs américains effectivement juifs.

 

La bonne nouvelle est, qu’en 2012, ce nombre devrait doubler.

 

Obama est un ennemi résolu d’Israël. Mais, tout comme il a suscité la plus forte vague de sympathie envers Israël qu’ait connu le mouvement conservateur depuis longtemps, il suscite un retour des Juifs américains vers le judaïsme.

 

C’est ce retour qu’il essaie aujourd’hui de freiner. On peut douter qu’il y parvienne complètement. Une vidéo fabriquée habilement ne peut effacer plus de trois années de politiques et de discours maléfiques, un discours purement électoral à l’AIPAC non plus.

 

Les Juifs américains sont-ils attachés à l’existence d’Israël ? Les Juifs qui sont effectivement juifs, oui. Et, grâce à Obama, leur nombre est en forte hausse. Pour les autres Juifs américains, je dois faire une réponse plus réservée : l’aveuglement volontaire reste très puissant. Hélas.

 

 

Metula News

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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L'En SAIGNANT 05/03/2012 19:15


URGENT: Mandatez DSK pour qu'il aille affranchir ses copains d'outre-Atlantique avant qu'ils ne se fassent les complices inconcients de leur anéantissement .!

Claude Germain V 05/03/2012 17:24


Pardon ? il suscite un retour des juifs americains vers le judaisme ???? , aujourd'hui le 05.03.2012 ,il annonce qu'il aidera Israel meme militairement si conflit contre l'Iran
????......................................................de quoi ???..............................................de quoi ????


EXcusez moi, comprend plus ............................pour ou contre .......en plus avec l'affaire de son acte de naissance ,c'est quoi ce bordel ???