Obama nomme un islamiste suprématiste à la Conférence des Droits de l'Homme. Traduction Nancy Verdier

Publié le 11 Octobre 2012


 

 RB Par Robert Spencer     photo 5281BTraduction Nancy Verdier

 

Il serait inconcevable pour Barack Obama de nommer un homme qui aurait fait l'éloge du Ku Klux Klan à une commission sur les relations raciales. Mais en réalité, ce qu'il a fait est bien trop prévisible.  Obama a nommé un homme qui a fait l'éloge du Hamas et du Hezbollah, et qui a accusé Israël d’être responsable du  9/11, comme représentant des Etats-Unis  à l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) lors de la conférence annuelle de 10 jours sur les droits de l'homme, consacrée aux Réunions de la Mise en Oeuvre de la Dimension Humaine  (HDIM).

Le Département d'Etat d'Obama envoie Salam al-Marayati, fondateur et directeur exécutif du Conseil aux  Affaires de la Communauté Musulmane (MPAC), à la conférence de l'OSCE. Le principal problème de cette nomination, c’est que al-Marayati fut l'un des premiers à sortir une  théorie  antisémite de la conspiration le jour même des attentats. Le 11 Septembre 2001, al-Marayati a  participé à une émission de radio à Los Angeles pour discuter des attaques djihadistes de New York et Washington, et a dit (and said): «Si nous voulons nous pencher sur les suspects, il faut se tourner vers les groupes qui bénéficient le plus de ce genre d'incidents, et je pense que nous devrions mettre l'État d'Israël sur la liste des suspects parce que je pense que cela détourne l'attention de ce qui se passe dans les territoires palestiniens et leur permet de poursuivre leur politique d’agression, d'occupation et d'apartheid »

28_large.jpgCes remarques ne sont pas anormales pour al-Marayati, qui a prétendu (claimed) que le groupe jihadiste du Hezbollah travaille pour "la libération et la résistance", et il a refusé de le considérer comme  un groupe terroriste. De même, al-Marayati a déclaré avec optimisme que le Hamas, l’homologue sunnite du Hezbollah  finira par s'imposer : Les terroristes d'hier au Moyen-Orient sont les leaders d'aujourd'hui. L'OLP en est le premier exemple. L'OLP il y a 35 ans était considérée  comme une organisation terroriste, personne ne devait traiter avec eux. Mais ils sont devenus les responsables  en Palestine, aujourd'hui. Ainsi, le Hamas aujourd'hui, et la façon dont il est perçu, c’est exactement ce que l'OLP était il y a 30 ans. Et en fait, même le Hamas en termes d’activités sociales et éducatives fait exactement ce que l'OLP a fait il y a 35 ans, ainsi que ses « opérations militaires » (entre guillemets).

Naturellement, les groupes juifs ne sont pas satisfaits de cette nomination. Le rabbin Abraham Cooper, doyen associé du Centre Simon Wiesenthal, a déclaré (declared): « On pourrait supposer que les personnes choisies pour représenter les Etats-Unis à un conclave international sur les droits de l’homme  partageraient la politique de longue date de notre gouvernement sur le fait que le Hamas et le Hezbollah sont de dangereuses organisations terroristes. Mais M. Salam al-Marayati et son organisation préconisent depuis longtemps  que ces groupes terroristes meurtriers soient retirés de la liste des organisations terroristes des États-Unis. »

MPAC est largement considéré comme une  organisation musulmane « modérée » et a même organisé une «Campagne nationale anti-terroriste » ostensiblement pour assister les musulmans dans l’application par les autorités de la loi visant à extirper les   terroristes djihadistes et leurs sympathisants des communautés musulmanes aux États-Unis.  Ou du moins c'est ce que les médias traditionnels supposent de cette campagne, qui en réalité, (in reality, however), a été beaucoup moins concernée par l'identification des djihadistes au sein des communautés musulmanes américaines que par la protection de  musulmans  de l'attention inconfortable des équipes d’application de la loi.

 

Al-Marayati a également écrit dans le Los Angeles Times en 2011 (wrote in the Los Angeles Times) que le matériel de formation du FBI contenait des informations sur un "djihad civilisationnel» visant à «remplacer les fondements de la société américaine et occidentale de nature judéo-chrétienne et libérale par les fondements politiques et religieux de l'islam." Al-Marayati fulmine : « Ces allégations sans fondement et explosives  feraient mieux d’être portées au compte de ceux qui partagent le programme d'Al-Qaïda et qui veulent que l'Amérique soit en perpétuel état de guerre avec l'Islam. En d'autres termes, la rhétorique d'Al-Qaïda et des formateurs à l’application de la loi sont les deux faces d'une même médaille de la haine ».

 

Cependant, l'idée d'un ‘djihad civilisationnel’ n'a pas été concoctée par des ‘formateurs  islamophobes’ du FBI, mais par Les Frères musulmans, qui ont déclaré dans un document saisi en  interne (a captured internal document) qu'ils se consacraient à ‘un processus de civilisation djihadiste’ aux États-Unis, et que les Frères musulmans « doivent comprendre que leur travail en Amérique est une sorte de grand djihad dans l'élimination et la destruction de la civilisation occidentale de l'intérieur et dans le ‘sabotage’ de sa misérable maison par leurs mains et les mains des croyants afin qu'elle soit éliminée et que la religion de Dieu [l'Islam] soit victorieuse de toutes les autres religions. »

Néanmoins, le Département d'Etat d'Obama est resté impassible, disant ( saying ) que al-Marayati, est impliqué dans des initiatives du gouvernement des États-Unis depuis près de 10 ans et qu’il est un interlocuteur apprécié et hautement crédible sur les questions touchant les communautés musulmanes. Il a été invité à participer à HDIM cette année pour refléter  la grande diversité des origines du peuple américain.

La réaction du gouvernement  n'a rien de surprenant. Après tout, Obama a nommé Rashad Hussain comme envoyé spécial auprès de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), en dépit du fait (despite the fact) que Hussain ait dénoncé  comme «persécution» la poursuite judiciaire du palestinien considéré  leader jihadiste Sami al-Arian et pire encore, ait tenté de blanchir le compte rendu de ses déclarations sur al-Arian en obligeant le magazine  qui a fait paraître ses archives en ligne à modifier le texte.  

Ensuite, il y a Mohamed Elibiary (Mohamed Elibiary) responsable de la sécurité intérieure qui fut orateur à la Conférence de décembre 2004 à Dallas intitulée « Hommage à ce Grand Visionaire islamique ». Le visionnaire en question n'était autre que le père fondateur de la République islamique d' l'Iran, l'ayatollah Khomeiny. Elibiary a aussi par la suite menacé le journaliste Rod Dreher, en lui disant: «Attendez-vous à ce quelqu'un mette une banane dans votre tuyau d'échappement."

 Avec de tels hommes et d'autres encore représentant  déjà l'administration Obama, que pèse un  suprématiste islamique de plus ? Mais  au bout de combien de suprématistes la coupe sera-t-elle  pleine - pas pour Obama - mais pour le peuple américain?

 

Toute reproduction est libre de droit et même conseillée avec toutefois le signalement de l'auteur, Robert Spencer, de la traductrice Nancy Verdier et du site www.gerard-brazon.com/ Merci d'avance 

 Obama’s Islamic Supremacist Human Rights Rep

ROBERT SPENCER


 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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Dorothée 13/10/2012 15:34


Un sondage démontre que 9 français sur 10 préfèrent OBAMA. Une explication s'impose ?