Obama rencontre des groupes pro-Hezbollah avant son voyage au Proche-Orient. Traduction Nancy Verdier

Publié le 14 Mars 2013

ryan mauroPar Ryan Mauro Nancy2013 (2)Traduction Nancy Verdier 

Sources : Obama Meets With Pro-Hezbollah Groups Ahead of Mideast Trip

 

 

Lundi, le président Obama en guise de préparation de son voyage au Moyen-Orient a rencontré  une dizaine de représentants musulmans et arabes qui lui ont fourni des «recommandations». Parmi les participants il y avait des représentants du Conseil Musulman des Affaires Publiques (MPAC) et de l'American-Arab Anti-Discrimination Committee (ADC), deux groupes anti-israéliens porteurs  d’un  plaidoyer pro-Hezbollah. La réunion a eu lieu quatre jours après sa rencontre avec les dirigeants juifs.

 

Par un communiqué de presse conjoint (joint press release)  l'ADC, l’American Task Force pour la Palestine, la Fédération américaine de Ramallah Palestine et  l'Institut arabo-américain se sont félicités de la réunion. Par ailleurs, le MPAC a signalé (alerted ) à ses partisans que le directeur de son bureau de Washington DC, Haris Tarin, était également présent. Il avait déjà été remercié par le président Obama lors d’un appel téléphonique personnel, pour son activisme le 13 Juillet 2011. L'ADC avait déjà tenté d'attirer l'attention du président Obama en participant à l’organisation d’un rassemblement  interreligieux dans la capitale "Pas de Chèque en blanc pour Israël" à l’époque de Inauguration Day (le Jour de l’Investiture)  (“No Blank Check for Israel” rally).

 

La rencontre a eu lieu dans le salon Roosevelt près du Bureau Ovale en présence de responsables non identifiés de la sécurité nationale et de la conseillère principale Valérie Jarrett, celle-là même qui fit le discours d’ouverture (keynote speaker)  du congrès annuel de 2009 de la Société Islamique d'Amérique du Nord, un groupe affilié aux Frères Musulmans. La réunion n’a apparemment pas donné toute satisfaction aux invités. Le président de l'ADC, Warren David, s'est plaint (complained) de ce que le Président Obama  laissait  tomber de nombreux Arabes-Américains avec sa politique au Moyen-Orient et  qu’il avait quitté la réunion avec un "sentiment doux-amer."

 

L'ADC a été fondé par le premier sénateur arabo-américain, qui a fait l’éloge du Hezbollah (praised) pendant sa guerre avec Israël en 2006. Il a également déclaré que les sionistes étaient secrètement derrière les attaques du 9/11. La direction de l'ADC s’est opposée (opposed) à ce que le Hezbollah soit désigné comme Organisation Terroriste Etrangère. En 2000, un porte-parole de l'ADC a qualifié  le Hezbollah de «force de libération responsable. » L'ADC a également rendu hommage (honored) à Helen Thomas pour avoir  dit des Juifs d’Israël qu’ils devraient « foutre le camp de Palestine» et aller en Pologne.

 

De même, le MPAC s’est élevé (stood against) contre les désignations du Hamas et du Hezbollah comme groupes terroristes dans un document de politique de 2003. D'autre part, il a qualifié  Israël  d’Etat sponsor du terrorisme en 2001. Il a déclaré que le bombardement de 1983 de la caserne des Marines américains au Liban ne constituait pas un acte terroriste. En 2006, le MPAC a expliqué (explained)  qu’il ne prenait en compte qu’un «fait très pertinent» et ne défendait pas l'attaque. En 1998, le co-fondateur et conseiller principal du MPAC, Maher Hathout a déclaré  (said) que les attaques  du Hezbollah contre les forces armées étaient "légitimes" et l'année suivante, le président du MPAC, Salam al-Marayati  a dit (said) que les attaques contre les soldats israéliens  constituaient une  «résistance légitime».

 

Le 9/11, Al-Marayati  avait déclaré qu'Israël devait être considéré comme suspect. Hathout  a également  lancé des bruits sur une conspiration du 9/11. En 2000, Hathout faisait référence à Israël comme «bouchers» et «un Etat d'apartheid» et prédisait (predicted)  que les gouvernements arabes seraient « jetés dans les fosses de l'histoire de la trahison» par une «intifada générale. »

 

Hathout et son frère, un autre co-fondateur du MPAC, sont des disciples d’Hassan al-Banna, le fondateur des Frères Musulmans organisation pour laquelle, ils avaient autrefois servi. Ils ont continué à promouvoir la prédication islamiste d’al-Banna dans les années 1990. Cependant, Hathout a déclaré qu'il s'opposait à la prise de pouvoir des Frères Musulmans en Egypte et que la Charia, le code pénal islamique n'était plus applicable. Il a récemment exprimé une opinion tolérante à l’égard des homosexuels (expressed). Quels que soient ses points de vue sur la charia, ses positions  sur Israël et sur le Hezbollah sont indéniables.

 

Cette réunion constitue le dernier chapitre de l’histoire des liens entre ADC, le MPAC et  l'administration Obama. Kareem Shora, (Kareem Shora) qui a été nommé au Conseil Consultatif du  Ministère de la Sécurité Intérieure  et qui a ensuite été au service de la communauté comme agent de liaison à la DHS, est fonctionnaire ADC depuis 1999 et en est le Directeur Exécutif National.

 

En Septembre 2009, le MPAC célébrait (celebrated) sa  participation à une douzaine de  dîners d'Iftar avec des agences gouvernementales. En 2010, le Département d'Etat (asked ) a demandé à al-Marayati de s’exprimer en  Europe. Le ministère de la Défense s'est excusé auprès du MPAC en Février 2012 ( apologized)  pour la destruction accidentelle par le feu d'un Coran en Afghanistan. Le 8 Février 2012, le MPAC, ADC, la Société Islamique d'Amérique du Nord et d'autres groupes ont rencontré le directeur du FBI pour discuter du contenu de sa formation au contre-terrorisme (met with the director of the FBI). Par la suite, le FBI a déclaré (said)  qu'il allait examiner la formation d’une équipe commune pour la mise en forme des épreuves de contrôle.

 

L’entretien  avec le président Obama destiné à fournir des  «recommandations» est troublant. Leur passé  a-t-il  même été pris en compte? Quel type de conseils a été remis au président, son administration et les élus? Et pourquoi ne pas avoir sollicité des voix plus modérées pour une assistance à la lutte contre l'islamisme, l'antisémitisme et les autres causes qui attisent le conflit?

 

Les discussions de lundi montrent l'influence que ces groupes ont eue dans le passé et, surtout, l'influence qu'ils  auront dans les quatre prochaines années.

 

This article was sponsored by the Institute on Religion and Democracy.

About Ryan Mauro

Ryan Mauro is a fellow with RadicalIslam.org, the founder of WorldThreats.com and a frequent national security analyst for Fox News Channel. He can be contacted at ryanmauro1986@gmail.com.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

Commenter cet article

Charles Martel 15/03/2013 09:40


Ce document a été posté sur ‘Islam : danger planétaire’ http://ScoopItIslam.jumpingcrab.com et sur G+

Epicure 14/03/2013 20:42


C'est fou ce qu'on est poli avec les grands paranoïaques....! C'est que ces cons là sont dangereux...!


On souhaite bon voyage au Président.....