Oh les vilaines caricatures de Mahomet que voici

Publié le 4 Août 2012

par sil (Extrême Centre)

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Ah ben, c’est vraiment pas malin de faire des choses pareilles. Du coup, maintenant, il va falloir que je sévisse et ce alors que je déteste ça ! C’est vraiment pas malin, c’est moi qui vous le dis. Car qu’apprends-je ?  Que des spectateurs de cette belle et grande religion d’amour, de paix et de tolérance qu’est l’islam ont tenté de faire sauter une magnifique fresque de la basilique de San Petronio à Bologne.

La fresque peinte par Giovani di Modena, intitulée « le jugement dernier » et où s’y trouve représenté un Mahomet déchiqueté par un démon (en haut à droite de la fresque) selon la vision des Enfers décrite par Dante dans sa « divine comédie ».

 
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Oh que c’est pas bien de faire des choses pareilles ! Déjà, s’attaquer à une basilique, ce n’est pas gentil, mais en plus à un monument de la culture européenne, c’est vraiment pas bien du tout.

Enfin messieurs les islamistes souffrez que « la divine comédie » de Dante soit d’une tout autre qualité que le petit coran, cette divine tragédie, pondu par votre Mahomet. Souffrez mais en silence je vous prie. Je n’ai pas envie de sévir à chaque fois comme je m’apprête à le faire. C’est qu’il m’en coûte de me montrer fort peu aimable à mon tour.

Car figurez-vous que je suis tombé l’autre jour sur de jolis tableaux perses qui d’après certains experts seraient les trois scènes d’un même acte ; bien que d’auteurs différents. Je comptais les garder pour moi, histoire de ne pas heurter certaines sensibilités, mais puisqu’on s’attaque ainsi à mon héritage, il n’y a pas de raison que je ne fasse pas de même. Donc…

zayd-zaynad-momonet


Voici le premier tableau, peint par le célèbre Ibn Momonet, et qui représente Zayd, le fils adoptif de Mahomet-le-proxénète-celeste, avec sa tendre et chère Zaynad, avant que Mahomet reçoive l’ordre de l’épouser par son Allubrique divinité.

zayd-zaynad-mahomet

 

Le deuxième que l’on doit à Al Harunobu dépeint Zayd et Zaynad sur un pur-sang arabe, avec un Mahomet qui se fait malice derrière une aubépine ardente, trop sacrée pour être dessinée, tout juste avant de recevoir l’ordre d’Allautre-pervers.

 

mahomet-khadidja

 

Sur le troisième, d’auteur inconnu (tu m’étonnes), nous pouvons voir un Allah (le buisson tout sec à gauche) qui dépité par ce qu’il voit (un Mahomet excité par Zayd et Zaynad qui s’en va se faire du bien avec les restes de la pauvre Khadidja qu’il garde au frais dans sa grotte pour les jours sans) lui donne l’autorisation de voler la fille de son fils adoptif (le texte à droite).

Fallait pas commencer. Vous étiez prévenus…

NaSILreddin Hodja.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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OlivierCraunot 26/01/2017 00:39

Vous n'avez pas honte de caricaturer cet âne lubrique ? Non pas MAHOMET, l'autre ! qui s'appelait Mohammed en fait.

Ibrahim 27/08/2017 12:41

Le tawḥīd (arabe : تَوْحيد [tawḥīd], monothéisme, unicité) est une expression du dogme fondamental de l’islam, le monothéiste. Le Tawhid est la croyance en un Dieu unique, inaccessible à l'imagination, sans associé et sans égal [1]. Son terme vient du verbe wahada (وَحَّدَ), qui signifie « rendre unique » ou encore « déclarer qu’elle[Qui ?] est la seule à posséder cette spécificité » dans un sens plus figuré[2]. Le Tawhid est considéré comme le premier pilier de la Foi musulmane Al-Îmâne (arabe : إيمان), tandis que la chahada, est l'expression du Tawhid, représentant ainsi le premier des cinq piliers de la pratique religieuse, en fonction des différentes interprétations de l'islam. Le concept qui s'oppose au tawhid est désigné par le terme de shirk (شِرْكْ) (ou associationnisme) et peut couvrir divers concepts contraires à l'islam.






DéfinitionModifier

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ÉtymologieModifier









La doctrine du prophète de l'islam Mahomet attache beaucoup d'importance à l'Unicité de Dieu, et formalise la définition de l'unicité de Dieu en des termes différents des termes utilisés dans les autres religions abrahamiques, conduisant en une compréhension différente du concept de monothéisme, alors qualifié de Tawḥīd. En arabe, le terme Tawḥīd vient du mot Waḥīd qui signifie littéralement « Unique » et du verbe Waḥada (َ وَحَّد َ), qui signifie « Rendre quelque chose », ou « faire valoir l’unicité de quelque chose ». Le Tawḥīd a deux sources: le Coran considéré comme révélation divine et la Sunna tradition prophétique dans laquelle foisonnent les exemples de mise en application du Tawḥīd au quotidien par Mahomet. Le mot Tawḥīd est utilisé dans une forme grammaticale qui implique l’action transitive de faire faire. Ainsi, le Tawhid implique de faire le Wahid. Le mot Wahid est l'opposé de la pluralité et renvoie à une chose singulière, unique. Le verbe « whada » exprime l'unicité faite, une unicité consistant à rejeter toute forme de plurialité ; que certains traduisent au travers d'un néologisme, le verbe «unicifier», forgé à partir du terme « unicité » pour exprimer l'exclusion de toute pluralité.

Alors que le verbe unifier se réfère seulement à l'unité de dieu lui-même (théories philosophique). Les Philosophes restreignent tawhid dans l'unité et l'entité. les groupes innovateurs se basent sur certaines pensées philosophiques existantes dans d'autres cultures sous différentes appellations, pour obtenir la légitimité scientifique de vouer des cultes aux morts ou à leurs gourous, les élevant ainsi au rangs de (fausses) divinités.[pas clair]

Définition et traductionModifier

D'après La Grande encyclopédie Larousse de 1971, ibn Tūmart, comme Rhazālī, donne à sa conception le nom de Tawhid — unitarisme — définissant ainsi les doctrines almohades de ceux qui proclament l'unicité de Dieu[3].

D'après La Grande encyclopédie Larousse de 1972, le mutazilisme place l'unité divine (le tawhid) comme l'un de ces cinq piliers fondamentaux (du mutazilisme)[4], il s'agit alors de s'opposer aux attributs de Dieu (alors compris comme une forme de polythéisme)[5].

En 1979, l'Institut catholique décrit présente le tawhid comme notion d'unité-unicité de Dieu[6].

D'après la Revue de l'Institut catholique de Paris de 1986, les musulmans rejetteraient tout ce qui pourrait risquer de mettre en péril le tawhid sous le concept de polythéisme ou d'«associationisme»[7]. Le tawhid pourrait ainsi couvrir la notion de rejet de tout médiateur et de toute médiation dans la pratique de la religion.

Signification religieuseModifier









Dans un contexte religieux, le mot Tawḥīd signifie vouer tous les actes du culte exclusivement vers Dieu, qui est le Waḥīd ou Unique auquel renvoie le mot Tawḥīd. Ainsi, le Tawḥīd induit que Dieu est seul, unique, n'a pas de fils, pas de parent, pas de proche, pas d’associé ni aucun semblable ou égal. Sa différence avec les créatures est absolue. L'affirmation de l'unicité de Dieu (Tawḥīdu-llāh) est la première obligation du musulman lorsqu'il prononce la profession de foi: « J'atteste qu'il y a nulle divinité autre digne d'adoration qu'Allah et j'atteste que Mahomet est son messager. »

En islam, la nécessité de l’affirmation du monothéisme ou Tawḥīd par les hommes, est la cause de l'envoi de tous les prophètes et de tous les livres sacrés qu'ils ont reçus : {…Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du Ṭāğūt (notamment les fausses idoles)}[8]. Celui qui applique ce dogme entre au Paradis et celui qui s'y oppose entre en Enfer.

Le fondement même de la création de l'Homme est l'adoration exclusive d'Allah : {Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. }[9].

Récupération politiqueModifier

Dans le livre Islam révolutionaire, le tawhid est redéfini sous une forme politique dans le rapport de l'homme à Dieu et aux classes sociales[10].

Dans la guerre civile syrienne, Al-Tawhid est le nom de l'une des brigades de l'ASL soumise à une idéologie islamique radicale [11].


HistoireModifier

Le monothéisme est une pratique ancienne, qui a été pratiquée ou influencée sous la forme de le religion juive; du mazdéisme; du zoroastrisme, ou du parsisme. L'élaboration de la doctrine juive monothéiste se fait dans un contexte propice à une telle idée : le roi babylonien Nabonide tente de faire du dieu lunaire Sîn le dieu unique de son empire, en Grèce, les présocratiques défendent l'unicité de la divinité contre le panthéon et les successeurs achéménides de Cyrus II le Grand, considéré lui-même comme un messie de Yahvé, influencent le monothéisme judéen en faisant d'Ahoura Mazda le dieu officiel de l'empire[12].

Dans les religions juive et chrétienne, le Deutéronome confirme l'unicité du Dieu de cette religion, par rapport aux polythéismes avoisinants: «Écoute, Israël! l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.» ... «Vous n'irez point après d'autres dieux, d'entre les dieux des peuples qui sont autour de vous». Cependant, à partir du Ier siècle, la question de l'identité d'hypostases d'un Dieu unique a soulevé des débats, entre les premiers chrétiens. Ce dogme prend le nom de Trinité.

Le terme de « polythéisme » apparaît pour la première fois au Ier siècle chez le philosophe juif Philon d'Alexandrie pour marquer la différence entre le message biblique et la doxa polutheia (opinion majoritaire dans la cité) des Grecs.

Au VIIe siècle, le Coran donne sa propre approche de la question de l'unicité de Dieu, au travers de plusieurs versets et d'une sourate. Par ailleurs alors que le monothélisme — à ne pas confondre avec le monothéisme — a commencé à être formulé en 616, certains versets du Coran se positionnent sur le rapport entre Jésus et Dieu. Les premières chahada connues contiennent un texte différent du texte actuel et ne mentionnent pas Mahomet. Les premières contenant le texte actuel sont gravées dans la pierre et datent de 158 à 178 de l'hégire.

Le terme « monothéisme » apparaît vraisemblablement au XVIIe siècle pour désigner un concept qui se comprend de manière opposée au polythéisme.

Au XVIIIe siècle, Mohammed ibn Abdelwahhab écrit le Kitâb ut-Tawhîd (en français, « Livre de l’unicité », « Livre du monothéisme » ou « L’unicité de Dieu »). Bien que critiqué pour sa sécheresse[13] ou ses erreurs[14], il est un ouvrage critiqué négativement par le soufi Abdelwahab Meddeb qui estime qu'il serait « une de référence dont le radicalisme comble les attentes des djihadistes » (La Maladie de l'islam).

Au XVIIIe siècle, Muhammad Ibn Abd al-Wahhab a élaboré un manifeste du tawhid en se basant sur les écrits d'Ibn Hanbal et d’Ibn Taymiyya[15].

En 1925, est traduit en français un livre dont le titre contient le mot Tawhid: Le mot de Tawhid apparaît notamment dans le titre du livre Rissolai al-Tawhid (ISBN 2 7053 0083 X) (Traité de l'Unité de Dieu [16]), dont le titre de la traduction française est Exposé de la religion musulmane[17], livre écrit par Mohamed_Abduh[18] et traduit en 1925 [19],[20] puis en 1965[21].

En 1985, le livre Chemin de Dieu Trois Traités Spirituels traduit du persan et de l'arabe présente le tawhid comme le 69e de 100 traités spirituels[22]


Place du Tawhid en islamModifier









Le Tawhid, ou l’unicité de Dieu est le principal enseignement de l’Islam que ce soit dans le Coran ou la Sunna. L'islam enseigne que Dieu est à la fois unique et absolu. Le Coran centre son message sur le Tawhid. L’emblématique sourate du monothéisme pur Al-Ikhlas a été révélée lorsque Mahomet a commencé à présenter l'islam à son peuple et que celui-ci lui a demandé qui était Allah:


« Dis : Il est Allah, Unique. Allah, le Seul vers qui tous les êtres s’adressent pour leurs besoins. Il n’a point enfanté, et n’a point été enfanté. Et nul n'est égal à Lui. »

— Le Coran, « L’Unité de Dieu », CXII, 1 (Traduction rapprochée du sens), (ar) الإخلاص.

Cette sourate résumant parfaitement le sens du Tawhid est citée dans un Hadith comme équivalant au tiers du Coran[23]. Cette sourate reprend en effet :
◾l'Unité et l'Unicité divine ;
◾l'auto-suffisance divine, et la dépendance de la création à Lui ;
◾Dieu n'est pas né et Il ne donne pas naissance à un fils unique, rejetant ainsi le dogme de la Trinité chrétienne ;
◾Aucune création ne Lui ressemble et Il est bien au-delà de sa création.

Le Tawhid est perçu comme une évidence cohérente en islam. En cela, le Coran appelle les êtres humains à raisonner et réfléchir en observant l’organisation de la création, l’immensité de l’univers, l’harmonie et l’extrême minutie des processus naturels ou encore la condition humaine afin d’attester l’existence d’un Dieu unique et de croire et d’obéir à Celui-ci.

À travers le Coran, c'est le Dieu Unique qui communique lui-même Ses caractéristiques, Ses attributs, Ses noms et ce qu'Il attend des humains.

Exclusivité de l’adorationModifier

La croyance au Tawhid exprimée à travers la Chahada revient à nier ou à ne pas reconnaître toutes les formes d'association de partenaires à Allah. Elle se fonde sur le fait d'attester « qu'il n'y a pas de divinité digne d'être adorée si ce n'est Allah ». Cette doctrine empêche toute association d'entités autres que Dieu aux actes d'adoration.

Opposition du Tawhid et du ShirkModifier

Le tawḥīd s'oppose au shirk ou « péché d'association, de polythéisme ». Le shirk est un acte d'appel, de supplication ou de prière engagée envers quelqu'un ou quelque chose autre que le Créateur (adorations d'idoles ou des statues, invocation des morts, etc.) Il signifie que l'adoration n'est pas exclusivement vouée à Allah sans intermédiaire ni associé. Selon le Coran, le shirk est le plus grand péché avec lequel on désobéi à Dieu, car il est le seul péché qui n'est pas pardonné si celui qui le commet meurt sans s'en être repenti :


« Dieu ne pardonnera point qu’on lui associe d’autres » dieux, il pardonnera les autres péchés[25] à qui il voudra, car celui qui associe à Dieu d’autres créatures commet un crime énorme. »

— Le Coran, « Les Femmes », IV, 48, (ar) النساء.

UniversalitéModifier

Selon l'islam, le Tawhid est le principal message que Dieu a transmis à l'humanité dans tous les âges à travers ses prophètes.


« Nous n’avons point envoyé d’apôtres à qui il n’ait été révélé qu’il n’y a point d’autre dieu que Moi. Adorez-Moi donc. »

— Le Coran, « Les Prophètes », XXI, 25, (ar) الأنبياء.

Le Tawhid, en tant que culte exclusif à Dieu seul, est considéré comme le message envoyé par Dieu à tous ses Prophètes depuis le début des temps. C'est ainsi le message transmis à Adam, Noé, Abraham, Moïse et Jésus, ainsi que tous les autres Messagers, Prophètes et Envoyés. En tant que dernier Prophète, Mahomet serait donc l'héritier de ce message monothéiste, faisant ainsi du Tawhid historique prêché par tous les prophètes, ce l’on appelle aujourd'hui l'islam. L'islam ne se perçoit pas comme une nouvelle religion, mais plutôt comme une résurgence d'un même message éternel du Tawhid révélé à travers les âges par tous les Prophètes et Messagers de Dieu.


Le coran s'affirme comme la continuité d'un monothéisme préétabli, de plusieurs façons:

Les judéo-nazaréensModifier

Le Coran affirme que le message original de tous les prophètes a été axé fondamentalement sur l’adoration exclusive d’Allah, le Dieu et Créateur unique. Initialement, toutes les communautés qui ont cru en leurs prophètes et ont voué un culte exclusif à Allah ont été Mouahidounes, des adeptes du Tawhid (monothéistes).

Ainsi, le Coran reprend l’appellation de Nasara « nazaréens » donné par la communauté juive à Jésus et aux premiers chrétiens[24].

Cette appellation généralement traduite par chrétiens dans les traductions du Coran, renvoie en réalité à des judéo-nazaréens qui croyaient que Jésus était le fils de Dieu (et non Dieu)[25], c'est-à-dire les premiers chrétiens avant l'instauration de la Trinité. À ce titre, ce passage de la sourate 5 (La Table servie) précise : {82. Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: «Nous sommes chrétiens [Nasara]» . C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil. 83. Et quand ils entendent ce qui a été descendu sur le Messager Mahomet, tu vois leurs yeux déborder de larmes, parce qu’ils ont reconnu la vérité. Ils disent: «Ô notre Seigneur! Nous croyons: inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent (de la véracité du Coran). 84. Pourquoi ne croirions-nous pas en Allah et à ce qui nous est parvenu de la vérité. Pourquoi ne convoitions-nous pas que notre Seigneur nous fasse entrer en la compagnie des gens vertueux?»}[26].

Les Hanifs antéislamiquesModifier

L’adjectif hanîf (arabe : حَنِيف [hanīf], vrai croyant, pl. حُنَفاء [hunafā']) désigne selon le Coran celui qui suit le monothéisme pur d'Ibrahîm. Le sens littéral du mot Hanîf est celui qui s'écarte vers quelque chose. Le Hanifisme a été mentionné plusieurs fois dans le Coran notamment dans la sourate La famille d'Imran: « Abraham n’était ni juif ni nazaréen. Il était entièrement soumis à Dieu (hanîf muslim). Et il n’était point du nombre des Associateurs » (Coran 3:67). Les Hanifs sont des croyants perçus comme les héritiers d’Abraham ayant rejeté le culte des idoles et les superstitions caractéristiques de la société mecquoise dans la période préislamique.

Ce mouvement des Hanif auquel fait allusion le Coran puis les traditions biographiques et prophétiques a connu plusieurs figures marquantes notamment dans les premiers moments de l’islam tels que Waraqa ibn Nawfal, Ubayd-Allah ibn Jahsh, ou Zayd ibn Amr ibn Nuyfal.

Note : Il ne faut pas confondre ce terme avec le hanafisme qui est l’une des quatre grandes écoles juridiques traditionnelles sunnites(madhhab).


Les trois dimensions du Tawhid dans le Salafisme/wahhabismeModifier









Ibn Taymiyya ou Mouhammad ibn Abd al-Wahhab ont distingué trois dimensions indissociables dont la connaissance permet d'éviter de tomber dans les différentes formes de shirk (polythéisme). Ces trois dimensions sont :
◾Tawhid Al Rububiya (Unicité dans la souveraineté) : Il s'agit de la croyance en l'Unité et l'Unicité de l'autorité divine sur toute la création. Dieu est le Créateur, le Possesseur et le Gérant de toute chose.


« Louange à Dieu, maître de l’univers »

— Le Coran, « Chapitre premier », I, 2, (ar) الفاتحة.
◾Tawhid Al Uluhiyah (Unicité dans la divinité) : Toutes les adorations doivent être vouées exclusivement à Allah, et aucune d'elles ne doit être vouée à un autre que Lui : {C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours.}[27] Il s'agit ici de l'exclusivité absolue du droit de Dieu d'être adoré par l'Homme. Il a révélé son nom glorieux dans le Coran comme étant Allah, et se décrit comme le Seul et Unique Vrai Dieu auquel l'adoration est due :


« Certes, c’est Moi Allah : point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Ṣalāt pour te souvenir de Moi[28]. »
◾Tawhid al'Asma wa as-Sifat (Unicité dans les Noms et Attributs) : Il s'agit de la croyance qu'Allah est Unique mais possède des Noms et Attributs cités dans le Coran et la Sunna qui n'appartiennent qu'à Lui. Il est l'Unique, le Créateur, le Pourvoyeur, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, l'Omniscient, le Clairvoyant, le Tout-Puissant.


« Les plus beaux noms appartiennent à Dieu. Invoquez-le par ces noms, et éloignez-vous de ceux qui les appliquent à tort. Ils recevront la récompense de leurs œuvres. »

— Le Coran, « El-Araf », VII, 180, (ar) الأعراف.

Tawhid al'Asma wa as-Sifat représente la croyance en ces Noms et Attributs de Dieu sans en nier aucun, ni les déformer, et surtout sans établir d'analogies entre le Créateur et la créature telles que l'anthropomorphisme :


« Créateur des cieux et de la terre, il a créé des couples dans votre espèce, comme il a créé des couples dans l’espèce des bestiaux ; il vous multiplie par ce moyen. Rien ne lui ressemble ; il entend et voit tout. »

— Le Coran, « La Délibération », XLII, 11, (ar) الشورى.

Les trois dimensions indissociables du Tawhid sont résumées dans le verset :


« Il est le Seigneur des cieux et de ta terre, et de ce qui existe entre eux. Adore-le et persévère dans son adoration. En connais-tu quelque autre du même nom? »

— Le Coran, « Marie », XIX, 65, (ar) مريم.


Comparaison des monothéismes abrahamiqueModifier

Du point de vue du Coran, le Dieu du Coran est le même que le Dieu de la Thorra. Ceci apparaît dans plusieurs versets:
◾« Nous n’avons envoyé, avant toi (Muhammad), que des hommes auxquels Nous avons fait des révélations. Demandez donc aux gens du rappel (juifs et chrétiens) si vous ne savez pas. » — Sourate Les Abeilles [Al-Nahl]16.43,
◾« Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites : “Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons”. » — Sourate L'araignée [Al-Ankabut], 29.46.

Le Coran fait également référence à l'Evangile:
◾« Dis : ' O gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Torah et à l’Evangile et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur. ' » - SourateLa Table servie [Al-Ma' ida] 5.68.

Le Coran indique également quelles parties de la bible ont été altérées. Malgré ces altérations, le Coran et la Bible s'accordent sur l'unicité de Dieu.

Comparaison au judaïsmeModifier

Dans le judaïsme le peuple juif n'a qu'un seul Dieu, mais cela se situe à une époque où chaque nation à son propre Dieu, ce qui laisse les autres peuples responsables de leurs propres croyances.

Dans le Coran il est affirmé qu'il n'existe qu'un seul Dieu, sans que celui-ci ne soit rattaché à un peuple, ce qui lui donne une universalité potentielle que le judaïsme rabbinique ne desire pas avoir.

Comparaison au christianismeModifier

Dans le christianisme il n'existe qu'un seul Dieu, mais certains livres contiennent l'expression Fils de Dieu dont le sens pose question.

Dans le Coran il est aussi affirmé qu'il n'existe qu'un seul Dieu; par contre l'Islam banni l'expression Fils de Dieu. En effet, le Coran affirme (Sourate 4, verset 171) : "Ô gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dîtes d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dîtes pas «Trois». Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur."

De leur côté les chrétiens ayant le terme Fils de Dieu dans leur livre ont été conduits à concilier différentes compréhensions des textes ayant notamment conduit au concept de la Trinité chrétienne.

Du point de vue du dogme, le Coran s'est clairement démarqué au Symbole de Nicée-Constantinople tel qu'adopté à la suite du Premier concile de Nicée de 325, dont la traduction officielle en français utilisée dans la liturgie catholique est la suivante :


« Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible.

Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin.

Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen. »