On peut être musulman et militer au FN, c’est cela la laïcité ! Par Bernard Detour

Publié le 28 Octobre 2014

laiciteautableauLA-Ï-CI-TÉ  d’abord ! Par Riposte-Laïque

Peut-on militer dans un parti politique et être converti à l’islam ?

Pour le Citoyen Laïc, Républicain, Démocrate, Athée et Antithéiste militant que je suis, la réponse est clairement : oui ! Et pour le coup, Florian Philippot a dit ce qu’il fallait dire. Il s’est situé dans le principe strict de Laïcité et il a renvoyé le converti devant les instances de son parti, lesquelles trancheront.

Qu’elles soient juives, cathos, protestantes… ou musulmanes, les personnalités engagées en religion avant de l’être en politique sont indénombrables.

Et puis les exemples abondent de personnalités et d’intellectuels de culture musulmane qui participent à la défense de la Laïcité. De Malika Sorel à Jeannette Bougrab, en passant par Pascal M. Hilout ou Mohamed Sifaoui, que de femmes[1] et d’hommes courageux qui ont osé braver les croyances inculquées pour affirmer une pensée humaniste et rationnelle.

Pour ces Français-ses d’exception susnommés comme pour le reste de la population, l’éveil au rationnel scientifique, avec l’instruction, l’éducation au bon et au beau, la formation à la culture mais surtout leur intelligence propre les ont conduits à l’abandon des obscurantismes religieux.

C’est ce que voulait Jules Ferry[2] pour notre beau pays de France, avec ses lois de 1882-84 qui ont chassé les curés de nos écoles publiques ; c’est ce qu’a voulu  E.Combes avec la loi de 1905 qui devait séparer les églises de l’État.

Le résultat fut atteint, puisque l’église catholique qui torturait à mort les athées il y a à peine plus de deux siècles ne compte plus en 2014 qu’un peu moins de 2% d’habitants « pratiquants » et ne peut plus condamner à mort les vivants non croyants, désormais bien trop nombreux pour ses petits bûchers.

La Laïcité n’est pas l’interdiction des croyances religieuses, qu’elles soient animistes ou vitalistes, idolâtres ou monolâtres ; la Laïcité n’est pas l’interdiction des rituels imposés à leurs adeptes par les propagateurs, animateurs et profiteurs de ces croyances.

La Laïcité, c’est l’interdiction de pratiquer ces rites et rituels communautaristes dans l’espace public au sens large. On notera à ce propos qu’il y a une différence majeure entre un Français de confession juive ou catholique et un islamiste : les deux  premiers respectent la terre sur laquelle ils marchent, se conforment aux  lois et aux us du pays qui les accueillent. C’est « moins souvent » l’attitude du dernier.

« La liberté de chacun s’arrête où commence celle de l’autre ».

J’aime le « Jésus », ce saucisson de filet de porc, très sec et séché au vent d’Auvergne, je bois de l’excellent Buzet, pour ses tanins noirs et puissants, riche en polyphénols, je mange du cassoulet ou de la choucroute les vendredis et je ne supporte pas qu’on cachérise ou halalise mes plaisirs. C’est çà, la Laïcité.

Il ne s’agit nullement en l’espèce d’interdire les rituels religieux, mais de condamner les voies de faits, les violations inacceptables de nos Lois, les « incivilités » faites aux bobos et aux bobios, les délits et les crimes de droit commun dont nous souffrons tous.

Parce que l’islam politique veut sa place, TOUTE la place dans les institutions de la République et il est en train de la conquérir par la violence délictueuse. 

Les grands et petits « frères » tiennent déjà la rue, les supermarchés avec le halal qui attire les burqas. Les milices islamiques contrôlent les halls d’immeuble, les quartiers populaires, les marchés de la drogue et des armes qui assurent d’énormes sommes d’argent pour leur guerre sainte islamique, leur « djihad ». Ils font régner la terreur dans les cages d’escalier, les immeubles, les rues, les zones de « non droit » qu’ils ont prises  en main. Ils imposent leurs contraintes obscurantistes aux populations musulmanes françaises qui ont l’obligation de se soumettre à ces hordes criminelles.

C’est là que devraient intervenir avec force les politiques. Hélas, de Mitterrand à Hollande, l’ambition de conserver le pouvoir l’a emporté sur le Devoir d’État et l’on attend encore le résultat du « nettoyage des banlieues au karcher ».

Ainsi, de loi Pleven en loi Gayssot mitterrandienne, de HALDE chiraquienne en CFCM et commission Machelon sarkoziste, la Laïcité a été contournée par la justice, violentée, violée, jetée à terre, la condamnation pour blasphème religieux rétablie. Est-ce ça, leur laïcité ?

La Laïcité, c’est l’interdiction d’imposer ses improbables certitudes religieuses dans la vie sociale et politique.

Les PQ des témoins de je ne sais qui déposés dans ma boîte aux lettres, les ramdams du ramadan sous mes fenêtres, autant d’atteintes aux Libertés individuelles que doit garantir la République si elle appliquait les lois existantes de défense du citoyen.

Parce que la Laïcité, c’est l’obligation de respecter et faire respecter les LOIS républicaines, et ce devrait être vrai surtout pour les élus.

La Marseillaise et le Drapeau Tricolore, voilà ce qui donne la Citoyenneté Française. L’Identité Française, c’est autre chose, plus fort, plus profond, plus viscéral, presque génétique ; c’est une imprégnation de ce qui a fait la France depuis Hugues Capet : un millénaire de royauté de droit divin (SIC) et au bout,  l’Immense Première République issue de la Révolution de 1789, bientôt suivie du grand Napoléon,  puis les quatre Républiques successives.

On se doute bien que c’est difficile à comprendre, pour ceux dont l’histoire commence avec leur naissance ou leur arrivée en France. L’école républicaine et ses Hussards Noirs avaient été créée pour ça, pour expliquer et faire comprendre ce qu’est la République, Notre République.  Hélas, 68 est passé et les hussards, désormais de plus en plus roses, de plus en plus pâles, virant au vert FSU, sont devenus les dhimmis de leurs élèves et de leurs parents.

Juppé et sa mosquée bordelaise, Sarko et ses bondieuseries, Hollande  et son insupportable laxisme islamo-taubiresque, Fillon qui n’ose jamais prononcer le mot de « Laïcité », vilain mot et mot de vilain pour le seigneur de Sablé… reste en effet Marine Le Pen.

Le ou la prochaine Président-te sera celle ou celui qui aura pris les plus forts engagements à restaurer notre Laïcité bafouée.

Il devra commencer par la nomination d’un ministre de l’Intérieur et de la Laïcité. Homme–ou femme- à poigne, il devra faire respecter la Laïcité par TOUS, d’abord par ceux qui la bafouent depuis trop longtemps : les malfrats islamistes des banlieues qui font 60% de la population des prisons. Puis il demandera des comptes aux édiles municipales, régionales, nationales, qui ont puisé dans la caisse commune pour ériger des minarets et des mosquées, qui ont aidé à l’installation de madrasas ou de cantines halal. Il s’engagera à consulter la population par referendum sur ces sujets… et à tenir compte de l’avis du Peuple !

Celui ou celle-là, qu’il ou elle se fasse connaître, avec son programme !

On attend encore que Marine Le Pen « tue définitivement le père » ; qu’elle aille se recueillir devant le mur des  fédérés de 1871, devant celui des Français de confession juive assassinés par Vichy et le nazisme… et qu’elle le fasse savoir. Son parti Bleu Marine est devenu un authentique parti Républicain et un parti populaire, au sens noble du terme. Mais il faut plus : des engagements forts, en faveur de la Laïcité, de l’intelligence et de la Raison pour qu’il devienne un parti d’Union Nationale.

Bernard Detour

[1] Les FEMEN, tant décriées, s’opposent frontalement-et avec quel courage- aux obscurantismes religieux, en Tunisie, en Russie, en France…pour défendre leurs droits à l’égalité et à la Liberté des femmes.

[2] Jules Ferry, Combes, Buisson, étaient des  hommes de droite selon le concept actuel et bobo de pensée unique.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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