Où va l'argent ? - par Patrick Coquart

Publié le 20 Février 2014

Par Patrick Coquart (Proposé par Véronique)

euro20Où va l’argent ? Le nôtre bien sûr, celui que l’administration des impôts nous a prélevé par les innombrables et ténébreux canaux qui sont les siens ? La question peut sembler saugrenue, mais nous sommes en droit de nous la poser. Je dirai même qu’il s’agit d’un devoir impérieux.

 

D’un côté, nous avons tous constaté l’augmentation sans précédent des prélèvements depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée. Une augmentation qui fait suite à celle de ses prédécesseurs depuis des décennies, et qui s’ajoute à celle des collectivités territoriales – communes, communautés de communes ou agglomérations, départements, régions – et des organismes dit « sociaux » - Sécurité sociale, organismes de retraite complémentaire, etc. À tous les niveaux, les impôts, taxes, cotisations croissent. Et il semble impossible d’arrêter leur ascension.

 

Argent eurosDe l’autre côté, les déficits se creusent et les dettes gonflent car les dépenses ne baissent pas. Les chiffres ne sont pas encore définitifs, mais l’on parle de 26 milliards d’euros de dépenses publiques supplémentaires en 2013, et d’une augmentation de la dette de 83 milliards d’euros. Une dette qui est en passe d’atteindre les 100 % du produit intérieur brut (PIB). 

 

Malgré tout, certains, à l’instar de Dominique Jamet, estiment que « nombre de services publics semblent être à l’os » et se demandent si François Hollande « peut encore réduire les dépenses ».

 

Les services publics sont-ils à l’os ? De nombreux exemples semblent le confirmer.

 

C’est ainsi que l’on a entendu dernièrement un officier strasbourgeois se plaindre du manque de casques lourds dans son unité, ou ces soldats contraints d’acheter eux-mêmes leur papier-toilette. Sans parler des troupes qui sont transportées au Mali ou en Centrafrique par l’armée américaine car l’armée française ne dispose pas d’avions pour le faire.

 

Dans le Nord, 30 % du parc automobile du commissariat de Roubaix et 40 % de celui de Tourcoing sont immobilisés, en attente de réparation.

 

La justice n’est guère mieux lotie. Derrière l’idéologie victimaire de Christiane Taubira, il y a aussi le manque de moyens : près de 100 000 peines de prison ne sont pas exécutées, en partie parce qu’il manque des places dans les prisons.

 

Un maire de Vendée me disait avoir acheté un radar de contrôle routier aux gendarmes de sa commune, car il n’avait pas de crédits pour cela.

 

Enfin, c’est une inspectrice du travail qui me demandait de lui envoyer un courrier par La Poste, et surtout pas par email car elle n’avait pas de papier pour imprimer.

 

À première vue donc, les services publics sont à l’os. Mais alors, comment les dépenses continuent-elles d’augmenter et les déficits de se creuser ? Où va l’argent ?

 

En cherchant bien, nous devrions bien encore trouver des dépenses à réduire ou à supprimer. Nous pourrions parler du train de vie des élus qui n’est que peu concerné par l’austérité, ou des dépenses de prestige et d'image des collectivités locales rarement à la baisse. 

 

Mais il est probable que cela ne permettrait pas de faire beaucoup d’économies. Voilà pourquoi certains se demandent s’il est encore possible de réduire les dépenses.

 

On le peut, à condition de s’attaquer aux deux plus gros postes, qui représentent 70 % de la dépense publique : la masse salariale et les prestations sociales.

 

Rendez-vous compte que les prestations sociales sont passées de 32 % du PIB en 1960 à 46 % en 2011, soit une augmentation de près de 906 milliards en euros courants. Ou encore qu’entre 1981 et 1986, sous François Mitterrand, 330 000 fonctionnaires ont été embauchés (si l’on prend une moyenne basse de 2 000 euros par mois, cela représente au bout de 60 ans – les fonctionnaires d’État continuent d’être payés pendant leur retraite – plus de 475 milliards d’euros !).

 

Nous ne pouvons entrer ici dans le détail des mesures à prendre. Beaucoup de propositions existent déjà. Il est urgent de les mettre sur la place publique et dire la vérité aux Français. Certes, cela sera douloureux et fera de nombreux mécontents.

 

Mais aujourd’hui, l’État et ses satellites ne sont qu’un immense tunnelier qu’on ne peut plus arrêter. Il creuse, creuse encore, creuse toujours. 

 

Il n’y a que deux façons pour ce tunnelier fou de terminer sa course : rejoindre le noyau terrestre dont la température atteint les 6 000 ° C, s’enflammer et disparaître en explosant ; ou bien continuer à creuser pour percer la planète, disparaître dans le vide sidéral et nous entraîner à sa suite. 

 

À moins que quelqu’un en prenne vraiment les commandes et inverse la progression de la machine.

 

et bien sûr l'incontournable http://h16free.com/

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Marie-claire Muller 24/02/2014 14:58


http://www.youtube.com/embed/jbLFo02jlH8 L UE CORROMPUE COMPOSEE DE PROFITEURS INCAPABLES ET DANGEREUX ET VENDUS AUX EMIRATS
!!!!

Pivoine 20/02/2014 18:24


37 ministères ! Qui dit mieux ??? Et comme si ça ne suffisait pas, on continue d'embaucher ! Que ce soit au niveau national, ou local ! C'est qu'il faut bien se constituer un électorat !

Epicure 20/02/2014 16:07


La France n'a plus qu'à déménager vers un domicile inconnu et organiser son insolvabilité comme Dieudonné.?

mika 20/02/2014 14:52


Tout fout l'camp. En 1958 le Général aurait pu dire l'état c'est moi... En 2014, l'État c'est qui ?


Notre constitution a bon dos et les médiocres au pouvoir, incapables de l'honorer, se proposent d'en changer.
L'état est un éternel propagandiste qui change de paradigme en fonction de ceux qui nous gouvernent. On peut le déplorer mais c'est ainsi. Force est de reconnaitre que la réussite d'une
politique, fut-elle la meilleure, dépend de celui qui l'incarne. Sous la cinquième, les présidents se succèdent sans qu'aucun ne réussisse à être la pâle copie du premier d'entre eux, Charles de
Gaulle, 1,90 m - pieds nus et sans couronne... On comprend que son costume, nonobstant le talent de la maison de couture Pierre Bergé, ne siéra jamais au pauvre Hollande...Mais puisqu'il faut
repartir de zéro, pourquoi ne pas confier à un jeune parangon de la mode la création de la première robe de notre future Présidente ? Au pire, si à notre "grand dam" un homme était réélu,
socialiste de surcroit, la Belkacem de service pourra claironner à souhait: "Manuel porte une robe." Et même si le sort venait à s'acharner contre nous et qu'une Christiane nous échoit aucune
retouche ne sera nécessaire, il se trouvera bien une drag-queen au gouvernement pour lui prêter ses talons aiguilles !